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CEUX QUI PASSENT

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur On entend parler d'eux quand ils coulent dans une barque au large de Lampedusa ou quand on les retrouve, gelés, dans le train d'atterrissage d'un avion à Roissy. Un peuple de clandestins, un phénomène mondial qui effraie l'Europe. Pourtant, pour une poignée de gens du nord de la France, ces migrants qui, toutes les nuits, cherchent à grimper dans un camion vers l'Angleterre, ont un visage, une histoire, un prénom. Ici, dans les forêts, les chemins creux des villages, parfois sur les plages, on croise des hommes, quelquefois des femmes, qui ont vu leur voisin de traversée mourir de soif dans le désert, qui brûlent leurs empreintes digitales sur des clous chauffés à blanc, ne dorment plus jamais dans des draps ; des enfants qui ont parcouru la moitié du monde pour arriver là et qui pleurent en cachette. Vu de loin, ce sont des ombres ; de près, ce sont des héros. On croise aussi, dans ce coin de France modeste, des supporters de foot qui emmènent les migrants au stade voir un match, des grands-mères qui rechargent des portables, des paysans qui laissent traîner des bouteilles de lait dans leur grange pour les voyageurs de passage... Haydée Sabéran nous raconte ces existences, celles des migrants et des habitants, qui se mêlent et souvent se réchauffent l'une l'autre. Des histoires où circulent la méfiance et la tendresse, le désir et le désarroi. Elle livre un récit poignant qui donne à réfléchir sur la vie - la leur et la nôtre -, sur ses ressorts, insoupçonnés parfois, sur ce qui nous motive et nous porte. Haydée Sabéran est journaliste. Elle est correspondante du journal Libération à Lille et enquête depuis une douzaine d'années sur les sujets de Sangatte, de «la jungle» et des migrants dans le nord de la France. Extrait Quelques extraits «Au loin, visibles parce qu'il fait beau, les falaises blanches de l'Angleterre. Vu d'ici, la traversée de la Manche a l'air simple. Il suffit d'avoir deux ailes, ou des papiers en règle.» (Page 10). «D'abord parce que ces hommes qui fuient les Taliban et les mollahs détestent porter la barbe et se rasent tous les jours. Mais aussi parce que les lames servent à couper les bâches des camions, pour s'y cacher, encore et encore, jusqu'à atteindre son but : passer sans être intercepté par les vigiles du port.» (Page 12) «Aussi parce que, plus d'une fois, les journalistes ont déclenché des catastrophes. Parler d'un squat dans la presse, c'est pousser les autorités à réagir. Or, à Calais, le seul réflexe c'est d'évacuer, de détruire. Pour faire croire que la fermeture de Sangatte a réglé le problème, il faut le rendre invisible.» (Page 27) «"J'ai passé quatre ans dans les prisons iraniennes. Ils m'ont brûlé, électrocuté. Ma famille a dû tout vendre pour payer la caution et me sortir de là. C'est fini, ça suffit" ; Il s'indigne : "Les policiers français emmènent les Iraniens à l'ambassade d'Iran, à Paris, pour les faire identifier et rapatrier. Pourquoi ? Si on me remet aux Iraniens, je risque ma vie. Sinon, pourquoi serais-je ici ? Suis-je fou ? ".» (Page 30) «Disparaître des écrans. Être tout neuf. À l'acide sulfurique, ou en chauffant des clous ou des vis à blanc, ou sur une plaque de cuisson électrique, ils se brûlent les doigts, puis les trempent dans des boîtes de conserve remplies d'eau froide pour oublier la douleur. Les plus douillets se poncent à la toile émeri, certains petits malins les trempent dans la colle forte, "la colle anti-Dublin", comme on l'appelle désormais à Calais. Dublin, c'est "Dublin M", ce règlement européen qui oblige tous ceux dont on a pris les empreintes de force - les «dublinés», disent les associations, les "gens de Dublin", disent joliment d'autres - à s'en débarrasser pour ne pas être renvoyés en Italie, en Bulgarie, en Hongrie, ou en France, s'ils veulent demander l'asile en Grande-Bretagne. Il faut brûler et rebrûler, puisque ça repousse.» (Page 80-81) «Elles ont l'âge d'être les grand-mères des exilés érythréens Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur On entend parler d'eux quand ils coulent dans une barque au large de Lampedusa ou quand on les retrouve, gelés, dans le train d'atterrissage d'un avion à Roissy. Un peuple de clandestins, un phénomène mondial qui effraie l'Europe. Pourtant, pour une poignée de gens du nord de la France, ces migrants qui, toutes les nuits, cherchent à grimper dans un camion vers l'Angleterre, ont un visage, une histoire, un prénom. Ici, dans les forêts, les chemins creux des villages, parfois sur les plages, on croise des hommes, quelquefois des femmes, qui ont vu leur voisin de traversée mourir de soif dans le désert, qui brûlent leurs empreintes digitales sur des clous chauffés à blanc, ne dorment plus jamais dans des draps ; des enfants qui ont parcouru la moitié du monde pour arriver là et qui pleurent en cachette. Vu de loin, ce sont des ombres ; de près, ce sont des héros. On croise aussi, dans ce coin de France modeste, des supporters de foot qui emmènent les migrants au stade voir un match, des grands-mères qui rechargent des portables, des paysans qui laissent traîner des bouteilles de lait dans leur grange pour les voyageurs de passage... Haydée Sabéran nous raconte ces existences, celles des migrants et des habitants, qui se mêlent et souvent se réchauffent l'une l'autre. Des histoires où circulent la méfiance et la tendresse, le désir et le désarroi. Elle livre un récit poignant qui donne à réfléchir sur la vie - la leur et la nôtre -, sur ses ressorts, insoupçonnés parfois, sur ce qui nous motive et nous porte. Haydée Sabéran est journaliste. Elle est correspondante du journal Libération à Lille et enquête depuis une douzaine d'années sur les sujets de Sangatte, de «la jungle» et des migrants dans le nord de la France. Extrait Quelques extraits «Au loin, visibles parce qu'il fait beau, les falaises blanches de l'Angleterre. Vu d'ici, la traversée de la Manche a l'air simple. Il suffit d'avoir deux ailes, ou des papiers en règle.» (Page 10). «D'abord parce que ces hommes qui fuient les Taliban et les mollahs détestent porter la barbe et se rasent tous les jours. Mais aussi parce que les lames servent à couper les bâches des camions, pour s'y cacher, encore et encore, jusqu'à atteindre son but : passer sans être intercepté par les vigiles du port.» (Page 12) «Aussi parce que, plus d'une fois, les journalistes ont déclenché des catastrophes. Parler d'un squat dans la presse, c'est pousser les autorités à réagir. Or, à Calais, le seul réflexe c'est d'évacuer, de détruire. Pour faire croire que la fermeture de Sangatte a réglé le problème, il faut le rendre invisible.» (Page 27) «"J'ai passé quatre ans dans les prisons iraniennes. Ils m'ont brûlé, électrocuté. Ma famille a dû tout vendre pour payer la caution et me sortir de là. C'est fini, ça suffit" ; Il s'indigne : "Les policiers français emmènent les Iraniens à l'ambassade d'Iran, à Paris, pour les faire identifier et rapatrier. Pourquoi ? Si on me remet aux Iraniens, je risque ma vie. Sinon, pourquoi serais-je ici ? Suis-je fou ? ".» (Page 30) «Disparaître des écrans. Être tout neuf. À l'acide sulfurique, ou en chauffant des clous ou des vis à blanc, ou sur une plaque de cuisson électrique, ils se brûlent les doigts, puis les trempent dans des boîtes de conserve remplies d'eau froide pour oublier la douleur. Les plus douillets se poncent à la toile émeri, certains petits malins les trempent dans la colle forte, "la colle anti-Dublin", comme on l'appelle désormais à Calais. Dublin, c'est "Dublin M", ce règlement européen qui oblige tous ceux dont on a pris les empreintes de force - les «dublinés», disent les associations, les "gens de Dublin", disent joliment d'autres - à s'en débarrasser pour ne pas être renvoyés en Italie, en Bulgarie, en Hongrie, ou en France, s'ils veulent demander l'asile en Grande-Bretagne. Il faut brûler et rebrûler, puisque ça repousse.» (Page 80-81) «Elles ont l'âge d'être les grand-mères des exilés érythréens Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
CEUX QUI PASSENT
Editeur
Format
Broché
Publication
15 mars 2012
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
250
Taille
21 x 14 x 2 cm
Poids
320
ISBN-13
9782355360596
Livré entre : 21 janvier - 24 janvier
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