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La nature est un champ de bataille

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Sommaire Introduction I / Racisme environnemental Un événement philosophique La couleur de l'écologie L'ouragan Katrina comme " métaphore " du racisme environnemental La spatialité du racisme Saturnisme et lutte des classes Postcolonialisme et crise environnementale : le conflit au Darfour Les inégalités écologiques : une approche marxiste Archéologie du racisme environnemental Race et reboisement Purifier la nature... ...et naturaliser la race Exporter l'environnement L'écologie politique qui vient Conclusion II / Financiariser la nature : l'assurance des risques climatiques Des marchés financiers " branchés " sur la nature Principes de l'assurance Des nouveaux risques ? Ontologie de la catastrophe Risque et postmodernité Les aventures de l'assurabilité Cat Bonds, ou les obligations catastrophe La nature comme " abstraction réelle " Marchés carbone et développement inégal Construire des marchés profitables Une obligation " multi-cat " au Mexique Crise écologique et crise fiscale de l'État Une nature dérivée La nature comme stratégie d'accumulation Conclusion III / Les guerres vertes, ou la militarisation de l'écologie Une doctrine émergente Dictature bienveillante Spécialistes du chaos Terrorisme et changement climatique La nouvelle écologie militaire Conservation et contre-insurrection Éconationalisme Agent orange De la guerre froide aux guerres vertes La fin des guerres conventionnelles ? Double mouvement Réfugiés climatiques Dissuasion nucléaire et crise écologique Guerre et biocarburants Les océans déstabilisés Le partage de l'Arctique Pôle Nord et mondialisation Marchandiser la fonte des glaces La vitesse de circulation du capital Conclusion Conclusion : fin de partie ? ,Note biographique Razmig Keucheyanest docteur en sociologie et maître de conférences à l'université Paris-IV-Sorbonne. Il est notamment l'auteur deHémisphère gauche, une cartographie des nouvelles pensées critiques(Zones, 2013, 2e éd.). ,Présentation Face à la catastrophe annoncée, les bonnes âmes appellent l'humanité à " dépasser ses divisions " pour s'unir dans un " pacte écologique ". Cet essai polémique s'attaque à cette idée reçue. Il n'y aura pas de consensus environnemental. L'unanimisme ne saurait en la matière être que de façade. Loin d'effacer les antagonismes existants, la crise écologique se greffe au contraire à eux pour les porter à incandescence. La nature devient un champ de bataille. Face à la catastrophe écologique annoncée, les bonnes âmes appellent l'humanité à " dépasser ses divisions " pour s'unir dans un " pacte écologique ". Cet essai s'attaque à cette idée reçue. Il n'y aura pas de consensus environnemental. Loin d'effacer les antagonismes existants, la crise écologique se greffe au contraire à eux pour les porter à incandescence. Soit la localisation des décharges toxiques aux États-Unis : si vous voulez savoir où un stock de déchets donné a le plus de chances d'être enfoui, demandez-vous où vivent les Noirs, les Hispaniques, les Amérindiens et autres minorités raciales. Interrogez-vous par la même occasion sur le lieu où se trouvent les quartiers pauvres... Ce " racisme environnemental " qui joue à l'échelle d'un pays vaut aussi à celle du monde. " Marchés carbone ", " droits à polluer ", " dérivés climatiques ", "obligations catastrophe " : on assiste à une prolifération des produits financiers " branchés " sur la nature. Faute de s'attaquer à la racine du problème, la stratégie néolibérale choisit de financiariser l'assurance des risques climatiques. C'est l'essor de la " finance environnementale " comme réponse capitaliste à la crise. Surcroît de catastrophes naturelles, raréfaction de certaines ressources, crises alimentaires, déstabilisation des pôles et des océans, " réfugiés climatiques " par dizaine de millions à l'horizon 2050... Autant de facteurs qui annoncent des conflits armés d'un nouveau genre, auxquels se préparent aujourd'hui les militaires occidentaux. Fini la guerre froide, bienvenue aux " guerres vertes ". De La Nouvelle-Orléans au glacier Siachen en passant par la banquise de l'Arctique, l'auteur explore les lieux marquants de cette nouvelle " géostratégie du climat ". Cet essai novateur de théorie politique fournit une grille de lecture originale et critique, indispensable pour saisir les enjeux de la crise écologique actuelle. À travers l'exposition édifiante des scénarios capitalistes face au désastre environnemental, il fait œuvre – salutaire – de futurologie critique. Afficher moinsAfficher plus

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Sommaire Introduction I / Racisme environnemental Un événement philosophique La couleur de l'écologie L'ouragan Katrina comme " métaphore " du racisme environnemental La spatialité du racisme Saturnisme et lutte des classes Postcolonialisme et crise environnementale : le conflit au Darfour Les inégalités écologiques : une approche marxiste Archéologie du racisme environnemental Race et reboisement Purifier la nature... ...et naturaliser la race Exporter l'environnement L'écologie politique qui vient Conclusion II / Financiariser la nature : l'assurance des risques climatiques Des marchés financiers " branchés " sur la nature Principes de l'assurance Des nouveaux risques ? Ontologie de la catastrophe Risque et postmodernité Les aventures de l'assurabilité Cat Bonds, ou les obligations catastrophe La nature comme " abstraction réelle " Marchés carbone et développement inégal Construire des marchés profitables Une obligation " multi-cat " au Mexique Crise écologique et crise fiscale de l'État Une nature dérivée La nature comme stratégie d'accumulation Conclusion III / Les guerres vertes, ou la militarisation de l'écologie Une doctrine émergente Dictature bienveillante Spécialistes du chaos Terrorisme et changement climatique La nouvelle écologie militaire Conservation et contre-insurrection Éconationalisme Agent orange De la guerre froide aux guerres vertes La fin des guerres conventionnelles ? Double mouvement Réfugiés climatiques Dissuasion nucléaire et crise écologique Guerre et biocarburants Les océans déstabilisés Le partage de l'Arctique Pôle Nord et mondialisation Marchandiser la fonte des glaces La vitesse de circulation du capital Conclusion Conclusion : fin de partie ? ,Note biographique Razmig Keucheyanest docteur en sociologie et maître de conférences à l'université Paris-IV-Sorbonne. Il est notamment l'auteur deHémisphère gauche, une cartographie des nouvelles pensées critiques(Zones, 2013, 2e éd.). ,Présentation Face à la catastrophe annoncée, les bonnes âmes appellent l'humanité à " dépasser ses divisions " pour s'unir dans un " pacte écologique ". Cet essai polémique s'attaque à cette idée reçue. Il n'y aura pas de consensus environnemental. L'unanimisme ne saurait en la matière être que de façade. Loin d'effacer les antagonismes existants, la crise écologique se greffe au contraire à eux pour les porter à incandescence. La nature devient un champ de bataille. Face à la catastrophe écologique annoncée, les bonnes âmes appellent l'humanité à " dépasser ses divisions " pour s'unir dans un " pacte écologique ". Cet essai s'attaque à cette idée reçue. Il n'y aura pas de consensus environnemental. Loin d'effacer les antagonismes existants, la crise écologique se greffe au contraire à eux pour les porter à incandescence. Soit la localisation des décharges toxiques aux États-Unis : si vous voulez savoir où un stock de déchets donné a le plus de chances d'être enfoui, demandez-vous où vivent les Noirs, les Hispaniques, les Amérindiens et autres minorités raciales. Interrogez-vous par la même occasion sur le lieu où se trouvent les quartiers pauvres... Ce " racisme environnemental " qui joue à l'échelle d'un pays vaut aussi à celle du monde. " Marchés carbone ", " droits à polluer ", " dérivés climatiques ", "obligations catastrophe " : on assiste à une prolifération des produits financiers " branchés " sur la nature. Faute de s'attaquer à la racine du problème, la stratégie néolibérale choisit de financiariser l'assurance des risques climatiques. C'est l'essor de la " finance environnementale " comme réponse capitaliste à la crise. Surcroît de catastrophes naturelles, raréfaction de certaines ressources, crises alimentaires, déstabilisation des pôles et des océans, " réfugiés climatiques " par dizaine de millions à l'horizon 2050... Autant de facteurs qui annoncent des conflits armés d'un nouveau genre, auxquels se préparent aujourd'hui les militaires occidentaux. Fini la guerre froide, bienvenue aux " guerres vertes ". De La Nouvelle-Orléans au glacier Siachen en passant par la banquise de l'Arctique, l'auteur explore les lieux marquants de cette nouvelle " géostratégie du climat ". Cet essai novateur de théorie politique fournit une grille de lecture originale et critique, indispensable pour saisir les enjeux de la crise écologique actuelle. À travers l'exposition édifiante des scénarios capitalistes face au désastre environnemental, il fait œuvre – salutaire – de futurologie critique. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
La nature est un champ de bataille: Essai d'écologie politique
Format
Broché
Publication
20 mars 2014
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
176
Taille
20.7 x 14.3 x 2 cm
Poids
253
ISBN-13
9782355220586

Auteur

Livré entre : 24 juillet - 27 juillet
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