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J'en gage le corps

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Construit en triptyque, ce recueil d'Hervé Martin explore la perte, la filiation et l'enfance «travaillant le corps». Ce qui ne parle pas heurte de front la «question de la mort» quand l'expérience du deuil égrène les noms des disparus, «portions de soi/parties comme un membre». Parents, amis, anonymes engloutis dans le «chambranlement des vies» dont le souvenir réanime des bribes qui balbutient dans «l'hésitement» d'une langue heurtée et trouée de blancs l'impossibilité à «nommer la perte», la «peine qui est là dans l'arythmie». Ce sont père et mère que les deux monologues de Sur l'encours des jours font revivre en même temps que se recompose le vers du poème qui tente d'«extraire du passé la racine». Et se réinvente la vie de la mère - «j'invente j'invente/ comme ce jour de Noël/ orangé rouge les oranges/ sanguines ce possible» - tandis que «perce dans sa voix le tendu de la chair» et que l'écriture «tremble» identiquement «des mots» qui racontent la joie, la douleur et les rêves perdus dans l'effacement du souvenir. Et s'interroge le manque du père lointain «l'inaccompli», «ce noyau/ de l'échange perdu» dont ne reste que frêles réminiscences. «Que cherches-tu/dans ce fouillement ?» interroge, au final, le poète dans Contre la nuit tandis que ce cheminement intérieur, tout d'émotion retenue, qui lie l'enfance à la mort - l'infans qui ne parle pas à ce qui ne parle plus- se clôt sur l'aveu de l'attachement simple «tu les aimes - dis-le ces corps meurtris du temps» élargissant à tous «la main tendue au vide» dans l'expérience commune et simple de nos vies. Hervé Martin est né à Igny en région parisienne dans un département qui se nommait alors la Seine-et-Oise. Il a vécu son enfance dans une famille modeste près d'un père ouvrier des travaux public et d'une mère tour à tour femme de ménage et ouvrière agricole. Dans les années soixante ce territoire situé entre bois et champs vivait, avec l'activité de maraîchers, les derniers moments de sa ruralité. Dans ce lieu, l'enfance a laissé des souvenirs vifs. C'est probablement pour cette raison qu'il envisage d'ajouter un jour à son patronyme celui de la ville où il est né. Rien ne le destinait à l'écriture. Pourtant, la poésie l'a très tôt accompagnée et soutenue en silence. Ses poèmes ont paru dans les revues Grèges, Ici é Là, La Nouvelle Tour de Feu, La Sape, Le Mâche-Laurier, Le Nouveau Recueil, Les Citadelles, rehauts... Collaborateur régulier de la revue Ici é là, ses notes de lectures ont également été publiés dans les revues Action Poétique, Europe, La Nouvelle Tour de Feu, Poésie Première, N 4728 Deux livres, Toutes têtes hautes en 2004 puis, Et cet éprouvé des ombres en 2009 ont paru aux Éditions Henry. Une plaquette, Lettres est éditée aux éditions Clapàs dans la collection Franche Lippée. Il a créé la revue Incertain Regard en 1997 qui édite aujourd'hui une revue numérique sur internet.(http ://www.incertainregard.fr) Extrait Question de la mort commencée bien avant le soleil de ce jour Humaine universelle épreuve passage qui éprouve la chair Confrontation dont je connais l'issue écueil où je me heurte achoppe au grand silence Énigme essentielle du jour issue fatale question où je m'enferre et qui me préoccupe La question de la mort dans notre société est évincée très souvent trop souvent occultée comme nos temps travestie II faut voir la mort car qui ne voit la mort n'a pas vécu vraiment Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Construit en triptyque, ce recueil d'Hervé Martin explore la perte, la filiation et l'enfance «travaillant le corps». Ce qui ne parle pas heurte de front la «question de la mort» quand l'expérience du deuil égrène les noms des disparus, «portions de soi/parties comme un membre». Parents, amis, anonymes engloutis dans le «chambranlement des vies» dont le souvenir réanime des bribes qui balbutient dans «l'hésitement» d'une langue heurtée et trouée de blancs l'impossibilité à «nommer la perte», la «peine qui est là dans l'arythmie». Ce sont père et mère que les deux monologues de Sur l'encours des jours font revivre en même temps que se recompose le vers du poème qui tente d'«extraire du passé la racine». Et se réinvente la vie de la mère - «j'invente j'invente/ comme ce jour de Noël/ orangé rouge les oranges/ sanguines ce possible» - tandis que «perce dans sa voix le tendu de la chair» et que l'écriture «tremble» identiquement «des mots» qui racontent la joie, la douleur et les rêves perdus dans l'effacement du souvenir. Et s'interroge le manque du père lointain «l'inaccompli», «ce noyau/ de l'échange perdu» dont ne reste que frêles réminiscences. «Que cherches-tu/dans ce fouillement ?» interroge, au final, le poète dans Contre la nuit tandis que ce cheminement intérieur, tout d'émotion retenue, qui lie l'enfance à la mort - l'infans qui ne parle pas à ce qui ne parle plus- se clôt sur l'aveu de l'attachement simple «tu les aimes - dis-le ces corps meurtris du temps» élargissant à tous «la main tendue au vide» dans l'expérience commune et simple de nos vies. Hervé Martin est né à Igny en région parisienne dans un département qui se nommait alors la Seine-et-Oise. Il a vécu son enfance dans une famille modeste près d'un père ouvrier des travaux public et d'une mère tour à tour femme de ménage et ouvrière agricole. Dans les années soixante ce territoire situé entre bois et champs vivait, avec l'activité de maraîchers, les derniers moments de sa ruralité. Dans ce lieu, l'enfance a laissé des souvenirs vifs. C'est probablement pour cette raison qu'il envisage d'ajouter un jour à son patronyme celui de la ville où il est né. Rien ne le destinait à l'écriture. Pourtant, la poésie l'a très tôt accompagnée et soutenue en silence. Ses poèmes ont paru dans les revues Grèges, Ici é Là, La Nouvelle Tour de Feu, La Sape, Le Mâche-Laurier, Le Nouveau Recueil, Les Citadelles, rehauts... Collaborateur régulier de la revue Ici é là, ses notes de lectures ont également été publiés dans les revues Action Poétique, Europe, La Nouvelle Tour de Feu, Poésie Première, N 4728 Deux livres, Toutes têtes hautes en 2004 puis, Et cet éprouvé des ombres en 2009 ont paru aux Éditions Henry. Une plaquette, Lettres est éditée aux éditions Clapàs dans la collection Franche Lippée. Il a créé la revue Incertain Regard en 1997 qui édite aujourd'hui une revue numérique sur internet.(http ://www.incertainregard.fr) Extrait Question de la mort commencée bien avant le soleil de ce jour Humaine universelle épreuve passage qui éprouve la chair Confrontation dont je connais l'issue écueil où je me heurte achoppe au grand silence Énigme essentielle du jour issue fatale question où je m'enferre et qui me préoccupe La question de la mort dans notre société est évincée très souvent trop souvent occultée comme nos temps travestie II faut voir la mort car qui ne voit la mort n'a pas vécu vraiment Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
J'en gage le corps
Format
Broché
Publication
06 mars 2011
Audience
Adulte - Grand Public
Taille
20 x 12 x 1.5 cm
Poids
95
ISBN-13
9782355161377
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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