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La Ville Vue d'en bas

4.2

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Note biographiqueLe collectif Rosa Bonheur, auteur de cet ouvrage, est composé, par ordre alphabétique, d'Anne Bory, José-Angel Calderon, Blandine Mortain, Juliette Verdière et Cécile Vignal, maîtresses etmaître de conférences en sociologie au sein de l'Institut de Sociologie et d'Anthropologie de l'Université de Lille et membres du CLERSE.Yoan Miot, maître de conférences en urbanisme et aménagement au sein de l'Ecole d'urbanisme de Paris - Université Paris-Est et membre du LATTS, est co-auteur des chapitres 2 et 4.,PrésentationLes processus de désindustrialisation massifs à l’oeuvre depuis les années 1970 ont progressivement conduit à l’effacement de la ville ouvrière en même temps qu’elles ont entraîné la relégation de sa population aux marges du salariat. Comment continuer de vivre et de subvenir à ses besoins dans ce contexte ? Que font ces gens dont on dit qu’ils ne font rien ? Et quel type d’organisation sociale correspond au développement de l’économie de subsistance, informelle, qui s’impose aux habitants de ces espaces ? Fruit d’une enquête collective menée dans la ville de Roubaix, cet ouvrage montre que contrairement à ce que suggère une rhétorique de la désaffiliation associée au vocabulaire du « ghetto » ou certaines critiques se focalisant sur la notion de « communautarisme », le caractère de centralité de ces territoires n’a pas disparu pour les personnes qui y vivent.D’économique, la centralité des villes de tradition industrielle est en effet devenue populaire : ces espaces partiellement autonomisés du salariat et des systèmes sociaux dominants cumulent des fonctions d’accès au logement, à l’activité, aux ressources de santé et d’éducation qui atténuent la dépendance de leurs occupants aux logiques du marché. Les fonctions d’intégration sociale autrefois dévolues à l’usine se voient ainsi transférées à l’habitat et à la ville, tandis que le travail de subsistance façonne et transforme en profondeur l’espace en même temps que les systèmes de valeurs, les hiérarchies et les interactions sociales qu’il accueille, d’une manière telle que ces dynamiques entrent tôt ou tard en conflit avec les normes des classes dominantes qui pensent et conçoivent la ville aujourd’hui. Afficher moinsAfficher plus

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Note biographiqueLe collectif Rosa Bonheur, auteur de cet ouvrage, est composé, par ordre alphabétique, d'Anne Bory, José-Angel Calderon, Blandine Mortain, Juliette Verdière et Cécile Vignal, maîtresses etmaître de conférences en sociologie au sein de l'Institut de Sociologie et d'Anthropologie de l'Université de Lille et membres du CLERSE.Yoan Miot, maître de conférences en urbanisme et aménagement au sein de l'Ecole d'urbanisme de Paris - Université Paris-Est et membre du LATTS, est co-auteur des chapitres 2 et 4.,PrésentationLes processus de désindustrialisation massifs à l’oeuvre depuis les années 1970 ont progressivement conduit à l’effacement de la ville ouvrière en même temps qu’elles ont entraîné la relégation de sa population aux marges du salariat. Comment continuer de vivre et de subvenir à ses besoins dans ce contexte ? Que font ces gens dont on dit qu’ils ne font rien ? Et quel type d’organisation sociale correspond au développement de l’économie de subsistance, informelle, qui s’impose aux habitants de ces espaces ? Fruit d’une enquête collective menée dans la ville de Roubaix, cet ouvrage montre que contrairement à ce que suggère une rhétorique de la désaffiliation associée au vocabulaire du « ghetto » ou certaines critiques se focalisant sur la notion de « communautarisme », le caractère de centralité de ces territoires n’a pas disparu pour les personnes qui y vivent.D’économique, la centralité des villes de tradition industrielle est en effet devenue populaire : ces espaces partiellement autonomisés du salariat et des systèmes sociaux dominants cumulent des fonctions d’accès au logement, à l’activité, aux ressources de santé et d’éducation qui atténuent la dépendance de leurs occupants aux logiques du marché. Les fonctions d’intégration sociale autrefois dévolues à l’usine se voient ainsi transférées à l’habitat et à la ville, tandis que le travail de subsistance façonne et transforme en profondeur l’espace en même temps que les systèmes de valeurs, les hiérarchies et les interactions sociales qu’il accueille, d’une manière telle que ces dynamiques entrent tôt ou tard en conflit avec les normes des classes dominantes qui pensent et conçoivent la ville aujourd’hui. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
La ville vue d'en bas: Travail et production de l'espace populaire
Editeur
Format
Grand Format
Publication
20 septembre 2019
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
240
Taille
19.5 x 13.5 x 1.8 cm
Poids
248
ISBN-13
9782354801960

Auteur

Livré entre : 24 juillet - 27 juillet
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