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Toyota: L'usine du désespoir

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Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Présentation de l'éditeur En 2008, Toyota est devenu le premier producteur mondial d'automobiles. Quel est le secret de cette réussite exceptionnelle ? Les méthodes de management et le «système de production Toyota» sont au coeur de ce succès. Mais à quel prix ? Dans ces usines ultra-performantes, la fatigue, le stress et les maladies professionnelles se répandent, ayant pour cause la flexibilité et l'augmentation constante des cadences de production. Au fil des journées passées sur les chaînes de montage, Satoshi Kamata révèle dans ce journal la réalité du modèle Tovota. SATOSHI KAMATA est un célèbre journaliste japonais. En 1972, il travaille cinq mois comme ouvrier chez Toyota à Nagoya. Il décrit son expérience dans ce journal devenu un best-seller international. La diffusion croissante des méthodes Toyota rend son récit plus que jamais d'actualité. Extrait Numéro de matricule : 8818639 L'accueil Mardi 12 septembre 15 h 31. Le train super-express était arrivé à l'heure prévue à la gare de Nagoya. Au lieu de rassemblement indiqué, «devant la fresque murale, une fois passé le contrôle des billets», un groupe de touristes à l'air campagnard s'était formé dans le désordre. Je me suis approché en balançant mon sac où j'avais empilé mes vêtements de rechange et je vis tout d'abord l'emblème de l'entreprise, «National» ; attiré par ce drapeau, j'ai continué de marcher et je suis tombé devant le fanion indiquant «Société anonyme de construction automobile Toyota». Comme j'avais l'intention de regarder de loin ce qui se passait, je pensais retourner en arrière, mais l'homme grassouillet qui portait le fanion bleu m'avait déjà aperçu et me souriait. Je le saluai et lui demandai en patois du Nord : «Est-ce que M. Kudô de Hirosaki, est arrivé ? -Je ne sais pas, on n'a pas encore fait l'appel. Ils sont tous partis s'amuser quelque part après avoir mis leurs bagages à la consigne. À 16 h 30, rassemblez-vous de nouveau.» Son ton était monocorde, il avait dû répondre cela je ne sais combien de fois. Il était là, tout seul, debout, et autour de lui, rien, pas même les valises des temporaires qui allaient devenir mes copains. Que tous ces types venant de la campagne, une fois leurs valises glissées dans les consignes automatiques, soient en train de déambuler sans but dans les rues, c'était quand même surprenant. Tous ces travailleurs déplacés seraient-ils devenus en un instant d'insouciants voyageurs ? Pendant près d'une heure, je m'installai dans un café près de la gare à lire le journal. Quand je revins, une bonne dizaine de gars étaient là, la plupart des jeunes d'une vingtaine d'années, cheveux longs, jeans, quelques-uns les cheveux décolorés. C'était la mi-septembre et à la campagne, les travaux des champs n'étaient pas encore terminés : était-ce pour cette raison que la plupart de ces travailleurs déplacés étaient des jeunes qui semblaient venir non de la campagne mais des villes ? Parmi eux, de petite taille, se tenait mon copain Kudô. Il portait la même veste grise à carreaux blancs que le jour où je l'avais vu, lors de l'entretien pour l'embauche ; il regardait autour de lui d'un air anxieux. Je me suis approché de lui, je lui ai fait un signe, mais il ne se souvenait plus de mon visage. On nous a fait mettre en rang, tous les dix-sept, et debout au bord du trottoir, nous avons attendu environ une demi-heure le car de l'usine qui venait nous prendre. Personne n'osait s'adresser la parole. On attendait, silencieux, en fumant. Parmi nous, trois ou quatre, d'un certain âge, semblaient venir de la campagne et être chefs de famille, mais tous les autres étaient des jeunes qui laissaient pendre au bout de leurs bras ces grands sacs en papier des grands magasins. Enfin, un grand car marqué «Toyota» arriva et la colonne s'ébranla gauchement, toujours en silence. Évitant la ville de Nagoya, dépassant les collines, le car roulait au milieu des rizières, au soleil couchant. À l'intérieur, la radio annonçait que la première ne Afficher moinsAfficher plus

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Détails du livre

Titre complet
Toyota: L'usine du désespoir
Format
Broché
Publication
20 mars 2008
Préface
Jobin, Paul
Traduction
L'hénoret, André
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
256
Taille
22 x 15.5 x 2 cm
Poids
390
ISBN-13
9782354570057
Livré entre : 7 juillet - 10 juillet
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