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L'adresse au paysage - Figures de la montagne de Jean-Antoine Linck à Marianne Werefkin

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Note biographique Jean-François Chevrier, né en 1954 à Lyon, est un historien de l'art, un critique d'art et un commissaire d'expositions français. Ancien élève de l'École normale supérieure et agrégé de lettres, il a enseigné l'histoire de la photographie à l'université Paris VIII (Vincennes) puis à l'Université Paris X (Nanterre) de 1984 à 1990, et fut de 1988 à 2019 professeur d'histoire de l'art contemporain à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (ENSBA). Fondateur et rédacteur en chef de la revuePhotographies(1982-1985) lancée avec l'Association française pour la diffusion de la photographie ; conseiller général de laDocumenta X(1997), dirigée par Catherine David ; commissaire de nombreuses expositions internationales, accompagnées de catalogues :Une autre objectivité/ Another Objectivity(1988-1989),Photo-Kunst(1989-1990),Walker Evans& Dan Graham(1992-1994),Des territoires(Paris, 2001),L'Action restreinte. L'art moderne selon Mallarmé (2004-2005),Formas biográficas. Construcción y mitología individual(Museo Reina Sofia, Madrid, 2013-2014),Formes biographiques(Carré d'art-Musée d'art contemporain de Nîmes, 2014),Agir, contempler / Acting, Contemplating(Musée Unterlinden, Colmar, 2016). Il a publié en 2006 une monographie sur le photographe canadienJeff Wall(Hazan) dans un passage intitulé " Les Spectres du quotidien " et en 2019 une monographie sur l'artisteBernard Réquichot(Flammarion). Elia Pjollet, historienne de l'art, a collaboré à de nombreuses expositions et publications de Jean-François Chevrier. ,PrésentationLes auteurs proposent une lecture des représentations de la montagne depuis les dernières décennies du XVIIIe siècle – quand la moyenne et haute montagne des Alpes devient un sujet pour les peintres – jusqu'aux années 1930. Les auteurs proposent une lecture des représentations de la montagne depuis les dernières décennies du XVIIIe siècle – quand la moyenne et haute montagne des Alpes devient un sujet pour les peintres – jusqu'aux années 1930. Tableaux, aquarelles, dessins, gravures et photographies, certains célèbres et " incontournables ", d'autres méconnus, plus rarement vus, mais tous de grande qualité, ont été très précisément choisis. " La montagne ", une et multiple, est une formation géologique immémorielle et vivante, une entité imaginaire ettopographique, un objet d'étude et de projection fantasmatique, un milieu habité et un motif pictural inépuisable... S'adresser au paysage suppose qu'il n'est pas qu'étendue (géographique), milieu (biologique) ou décor (d'une intrigue ou d'un récit) ; cela suppose qu'il constitue une entité suffisamment personnifiée pour être le destinataire d'une parole ou d'une pensée adressée ; on s'adresse à quelqu'un. L'idée romantique que le paysage peut véhiculer, manifester, refléter ou exprimer un état d'âme a contribué à cette possibilité d'une " adresse au paysage ". Le premier ressort de l'intérêt pour la montagne qui se manifesta à l'époque des Lumières fut scientifique : ce milieu retiré et hostile, haut-lieu de l'imaginaire, matrice de mythes et de légendes, devint alors un terrain d'étude pour les naturalistes, qui s'attelèrent à résoudre les énigmes de la formation des reliefs géologiques, du cycle de l'eau, des effets de l'altitude... Les deux approches – puissance imaginaire et visée de connaissance – ont orienté également le travail des artistes confrontés aux paysages alpins. Elles constituent deux veines, deux tendances qui, souvent, se mêlent au sein d'une même œuvre, à des degrés divers et de manière plus ou moins délibérée de la part de l'artiste. L'exposition et le livre présentent certains aspects particulièrement saillants de cette histoire. Ouverts avec Linck, soit une pratique de la peinture accordée à une connaissance de la montagne, ils débouchent sur l'œuvre expressionniste de la peintre russe Marianne Werefkin (1860-1938), encore très peu connue en France, dont le musée d'Ascona a consenti le prêt exceptionnel de huit grandes peintures. Formée au grand style réaliste à Saint-Pétersbourg, elle interrompit une carrière prometteuse pour poursuivre sa quête d'un art nouveau. En 1896, elle s'installa à Munich avec Alexei Jawlensky, qui fut son compagnon pendant près de trente ans. Après l'aventure du Blaue Reiter, et la Grande Guerre, elle passa les vingt dernières années de sa vie à Ascona, qui était alors un village de pêcheurs, sur la rive suisse du lac Majeur. Déjà présent dans sa peinture, le motif de la montagne se renforce, multipliant les symboliques, parfois jusqu'à l'allégorie. Les hautes montagnes au profil caractéristique qui entourent le lac y apparaissent souvent, bien que transfigurées par la force expressive de la couleur. Elles sont à la fois des figures à part entière et le cadre de scènes hallucinées où l'être humain et la grande nature se confrontent, dans un rapport de force variable allant de la coexistence harmonieuse à l'exploitation. ARTISTES REPRÉSENTÉS : Giuseppe Pietro Bagetti – Louis Bélanger – Samuel Birmann – Bisson Frères – Marc-Théodore Bourrit – Adolphe Braun – Paul Cabaud – Alexandre Calame – Carl Ludwig Hackert – Victor Hugo – Pierre-Louis de La Rive – Jean-Antoine Linck – Gabriel Loppé – Frédéric Martens / Eugène Cicéri – Johann Jakob Scheuchzer / Johann Melchior Füssli – Vittorio Sella – Giorgio Sommer – Charles Soulier – Georges Tairraz (père) – Élisabeth Vigée-Lebrun – Marianne Werefkin – Edward Whymper – Caspar Wolf Afficher moinsAfficher plus

L'adresse au paysage - Figures de la montagne de Jean-Antoine Linck à Marianne Werefkin

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Note biographique Jean-François Chevrier, né en 1954 à Lyon, est un historien de l'art, un critique d'art et un commissaire d'expositions français. Ancien élève de l'École normale supérieure et agrégé de lettres, il a enseigné l'histoire de la photographie à l'université Paris VIII (Vincennes) puis à l'Université Paris X (Nanterre) de 1984 à 1990, et fut de 1988 à 2019 professeur d'histoire de l'art contemporain à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (ENSBA). Fondateur et rédacteur en chef de la revuePhotographies(1982-1985) lancée avec l'Association française pour la diffusion de la photographie ; conseiller général de laDocumenta X(1997), dirigée par Catherine David ; commissaire de nombreuses expositions internationales, accompagnées de catalogues :Une autre objectivité/ Another Objectivity(1988-1989),Photo-Kunst(1989-1990),Walker Evans& Dan Graham(1992-1994),Des territoires(Paris, 2001),L'Action restreinte. L'art moderne selon Mallarmé (2004-2005),Formas biográficas. Construcción y mitología individual(Museo Reina Sofia, Madrid, 2013-2014),Formes biographiques(Carré d'art-Musée d'art contemporain de Nîmes, 2014),Agir, contempler / Acting, Contemplating(Musée Unterlinden, Colmar, 2016). Il a publié en 2006 une monographie sur le photographe canadienJeff Wall(Hazan) dans un passage intitulé " Les Spectres du quotidien " et en 2019 une monographie sur l'artisteBernard Réquichot(Flammarion). Elia Pjollet, historienne de l'art, a collaboré à de nombreuses expositions et publications de Jean-François Chevrier. ,PrésentationLes auteurs proposent une lecture des représentations de la montagne depuis les dernières décennies du XVIIIe siècle – quand la moyenne et haute montagne des Alpes devient un sujet pour les peintres – jusqu'aux années 1930. Les auteurs proposent une lecture des représentations de la montagne depuis les dernières décennies du XVIIIe siècle – quand la moyenne et haute montagne des Alpes devient un sujet pour les peintres – jusqu'aux années 1930. Tableaux, aquarelles, dessins, gravures et photographies, certains célèbres et " incontournables ", d'autres méconnus, plus rarement vus, mais tous de grande qualité, ont été très précisément choisis. " La montagne ", une et multiple, est une formation géologique immémorielle et vivante, une entité imaginaire ettopographique, un objet d'étude et de projection fantasmatique, un milieu habité et un motif pictural inépuisable... S'adresser au paysage suppose qu'il n'est pas qu'étendue (géographique), milieu (biologique) ou décor (d'une intrigue ou d'un récit) ; cela suppose qu'il constitue une entité suffisamment personnifiée pour être le destinataire d'une parole ou d'une pensée adressée ; on s'adresse à quelqu'un. L'idée romantique que le paysage peut véhiculer, manifester, refléter ou exprimer un état d'âme a contribué à cette possibilité d'une " adresse au paysage ". Le premier ressort de l'intérêt pour la montagne qui se manifesta à l'époque des Lumières fut scientifique : ce milieu retiré et hostile, haut-lieu de l'imaginaire, matrice de mythes et de légendes, devint alors un terrain d'étude pour les naturalistes, qui s'attelèrent à résoudre les énigmes de la formation des reliefs géologiques, du cycle de l'eau, des effets de l'altitude... Les deux approches – puissance imaginaire et visée de connaissance – ont orienté également le travail des artistes confrontés aux paysages alpins. Elles constituent deux veines, deux tendances qui, souvent, se mêlent au sein d'une même œuvre, à des degrés divers et de manière plus ou moins délibérée de la part de l'artiste. L'exposition et le livre présentent certains aspects particulièrement saillants de cette histoire. Ouverts avec Linck, soit une pratique de la peinture accordée à une connaissance de la montagne, ils débouchent sur l'œuvre expressionniste de la peintre russe Marianne Werefkin (1860-1938), encore très peu connue en France, dont le musée d'Ascona a consenti le prêt exceptionnel de huit grandes peintures. Formée au grand style réaliste à Saint-Pétersbourg, elle interrompit une carrière prometteuse pour poursuivre sa quête d'un art nouveau. En 1896, elle s'installa à Munich avec Alexei Jawlensky, qui fut son compagnon pendant près de trente ans. Après l'aventure du Blaue Reiter, et la Grande Guerre, elle passa les vingt dernières années de sa vie à Ascona, qui était alors un village de pêcheurs, sur la rive suisse du lac Majeur. Déjà présent dans sa peinture, le motif de la montagne se renforce, multipliant les symboliques, parfois jusqu'à l'allégorie. Les hautes montagnes au profil caractéristique qui entourent le lac y apparaissent souvent, bien que transfigurées par la force expressive de la couleur. Elles sont à la fois des figures à part entière et le cadre de scènes hallucinées où l'être humain et la grande nature se confrontent, dans un rapport de force variable allant de la coexistence harmonieuse à l'exploitation. ARTISTES REPRÉSENTÉS : Giuseppe Pietro Bagetti – Louis Bélanger – Samuel Birmann – Bisson Frères – Marc-Théodore Bourrit – Adolphe Braun – Paul Cabaud – Alexandre Calame – Carl Ludwig Hackert – Victor Hugo – Pierre-Louis de La Rive – Jean-Antoine Linck – Gabriel Loppé – Frédéric Martens / Eugène Cicéri – Johann Jakob Scheuchzer / Johann Melchior Füssli – Vittorio Sella – Giorgio Sommer – Charles Soulier – Georges Tairraz (père) – Élisabeth Vigée-Lebrun – Marianne Werefkin – Edward Whymper – Caspar Wolf Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
L'adresse au paysage - Figures de la montagne de Jean-Antoine Linck à Marianne Werefkin
Editeur
Format
Grand Format
Publication
25 mai 2023
Auteur
Pijollet, Elia
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
158
Taille
23.2 x 17.1 x 2.2 cm
Poids
540
ISBN-13
9782354281953

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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