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Pour la vérité et la justice

1.0

(3)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Chassé du pouvoir manu militari par l'armée française le 11 avril 2011 après le litige qui marqua le second tour de l'élection présidentielle de novembre 2010 et la guerre qui s'en est suivie, le président Gbagbo a été transféré à la Cour pénale internationale de La Haye et incarcéré à la prison de Scheveningen. Menant avec ses avocats le combat judiciaire pour démontrer son innocence, il a été écarté de la scène publique. Mais il a entretenu au fil de ces années de crise un dialogue continu avec François Mattei, qui restitue ici pour la première fois son exceptionnel témoignage. Un récit riche en révélations sur les responsabilités françaises dans cette affaire hors norme, rythmé par les confidences inédites de Laurent Gbagbo. Extraits : " Faire bouger les choses, s'opposer au diktat, ce n'est pas facile, ce qui m'arrive en est l'illustration. Nous ne sommes libres qu'en apparence, à l'intérieur de la cage où l'on nous a mis, nos finances et notre économie sous tutelle, sans poids réel au niveau international, menacés d'être mis à l'amende si nous n'obéissons pas. [...] La Côte d'Ivoire avait les moyens de quitter cette dépendance. [...] Je m'apprêtais à le faire. [...] Alors, à la fin Sarkozy a pris un gourdin. [...] Aujourd'hui je comprends qu'on voulait une issue brutale et définitive. [...] On a voulu m'empêcher de poursuivre ma route. " Extrait Avant-propos Des portes, il n'y a que ça à Scheveningen. J'y suis allé en toutes saisons pendant deux ans pour continuer à bavarder avec Laurent Gbagbo. Une conversation au long cours, commencée en 2005, souvent interrompue, jamais rompue. Je l'ai retrouvé derrière les murs du Pénitentiaire Inrichting Haaglanden, au 32, Pompstationsweg, terminus en principe dédié aux génocidaires, tyrans sanguinaires, et autres dictateurs responsables de bains de sang. L'heure est sans doute venue d'une vision moins partiale que celle dispensée aux moments les plus chauds du combat politique et militaire, où tonnait l'artillerie médiatique. La guerre est finie, le brouillard médiatique est dissipé, les vivants exigent de savoir pourquoi des fosses communes creusées contiennent tant de morts. Gbagbo et les siens ont été recouverts d'un flot ininterrompu d'accusations pendant dix ans. Difficile d'imaginer ce que l'on pourrait y ajouter. On connaît par le menu le livre noir de ce qui lui est reproché. L'écouter, et parallèlement, relater un certain nombre de faits souvent occultés, ne peut que contribuer à une vision plus complète de l'histoire. Jusqu'à présent, Laurent Gbagbo était seul sur le banc des accusés devant la Cour pénale internationale. Charles Blé Goudé, le leader des Jeunes Patriotes l'y a rejoint, échappant probablement à la mort dans les prisons de Ouattara, pour survivre à La Haye. Les avocats de Gbagbo ont eu beau convaincre la Cour pénale internationale d'étendre ses enquêtes en amont de la crise post-électorale, en 2002, aux racines de la crise et de la guerre, ils n'ont toujours pas vu les juges s'attaquer aux exactions perpétrées par les rebelles, et leurs chefs, dans une approche enfin globale de l'affaire ivoirienne. Une chronologie révélatrice des causes, et des effets, situerait les vraies responsabilités. Même si personne ne mérite de se voir accorder le bon dieu sans confession. Si la Cour persiste, en dépit de ses promesses de justice équitable, et de combat contre l'impunité, à refuser de s'enquérir des crimes de l'ex-rébellion, et de ses responsables, aujourd'hui au pouvoir, si elle se contente de ne juger que les vaincus, alors, elle confirmera aux yeux du monde qu'elle s'est laissée instrumentaliser par certains pays, et certains intérêts. Amnesty International, dans un rapport publié le 26 février 2013, fustige sous le titre La Loi des vainqueurs une justice borgne, en Côte d'Ivoire et à La Haye. Sur son journal en ligne, le même jour, RFI cite ce commentaire de Stephan Oberreit, directeur d'Amnesty International Fr Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Chassé du pouvoir manu militari par l'armée française le 11 avril 2011 après le litige qui marqua le second tour de l'élection présidentielle de novembre 2010 et la guerre qui s'en est suivie, le président Gbagbo a été transféré à la Cour pénale internationale de La Haye et incarcéré à la prison de Scheveningen. Menant avec ses avocats le combat judiciaire pour démontrer son innocence, il a été écarté de la scène publique. Mais il a entretenu au fil de ces années de crise un dialogue continu avec François Mattei, qui restitue ici pour la première fois son exceptionnel témoignage. Un récit riche en révélations sur les responsabilités françaises dans cette affaire hors norme, rythmé par les confidences inédites de Laurent Gbagbo. Extraits : " Faire bouger les choses, s'opposer au diktat, ce n'est pas facile, ce qui m'arrive en est l'illustration. Nous ne sommes libres qu'en apparence, à l'intérieur de la cage où l'on nous a mis, nos finances et notre économie sous tutelle, sans poids réel au niveau international, menacés d'être mis à l'amende si nous n'obéissons pas. [...] La Côte d'Ivoire avait les moyens de quitter cette dépendance. [...] Je m'apprêtais à le faire. [...] Alors, à la fin Sarkozy a pris un gourdin. [...] Aujourd'hui je comprends qu'on voulait une issue brutale et définitive. [...] On a voulu m'empêcher de poursuivre ma route. " Extrait Avant-propos Des portes, il n'y a que ça à Scheveningen. J'y suis allé en toutes saisons pendant deux ans pour continuer à bavarder avec Laurent Gbagbo. Une conversation au long cours, commencée en 2005, souvent interrompue, jamais rompue. Je l'ai retrouvé derrière les murs du Pénitentiaire Inrichting Haaglanden, au 32, Pompstationsweg, terminus en principe dédié aux génocidaires, tyrans sanguinaires, et autres dictateurs responsables de bains de sang. L'heure est sans doute venue d'une vision moins partiale que celle dispensée aux moments les plus chauds du combat politique et militaire, où tonnait l'artillerie médiatique. La guerre est finie, le brouillard médiatique est dissipé, les vivants exigent de savoir pourquoi des fosses communes creusées contiennent tant de morts. Gbagbo et les siens ont été recouverts d'un flot ininterrompu d'accusations pendant dix ans. Difficile d'imaginer ce que l'on pourrait y ajouter. On connaît par le menu le livre noir de ce qui lui est reproché. L'écouter, et parallèlement, relater un certain nombre de faits souvent occultés, ne peut que contribuer à une vision plus complète de l'histoire. Jusqu'à présent, Laurent Gbagbo était seul sur le banc des accusés devant la Cour pénale internationale. Charles Blé Goudé, le leader des Jeunes Patriotes l'y a rejoint, échappant probablement à la mort dans les prisons de Ouattara, pour survivre à La Haye. Les avocats de Gbagbo ont eu beau convaincre la Cour pénale internationale d'étendre ses enquêtes en amont de la crise post-électorale, en 2002, aux racines de la crise et de la guerre, ils n'ont toujours pas vu les juges s'attaquer aux exactions perpétrées par les rebelles, et leurs chefs, dans une approche enfin globale de l'affaire ivoirienne. Une chronologie révélatrice des causes, et des effets, situerait les vraies responsabilités. Même si personne ne mérite de se voir accorder le bon dieu sans confession. Si la Cour persiste, en dépit de ses promesses de justice équitable, et de combat contre l'impunité, à refuser de s'enquérir des crimes de l'ex-rébellion, et de ses responsables, aujourd'hui au pouvoir, si elle se contente de ne juger que les vaincus, alors, elle confirmera aux yeux du monde qu'elle s'est laissée instrumentaliser par certains pays, et certains intérêts. Amnesty International, dans un rapport publié le 26 février 2013, fustige sous le titre La Loi des vainqueurs une justice borgne, en Côte d'Ivoire et à La Haye. Sur son journal en ligne, le même jour, RFI cite ce commentaire de Stephan Oberreit, directeur d'Amnesty International Fr Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Pour la vérité et la justice
Format
Broché
Publication
26 juin 2014
Auteur
Mattéi, François
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
320
Taille
24.1 x 15.1 x 2.8 cm
Poids
467
ISBN-13
9782354171759
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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