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"Je n'aime pas les riches": Enquête sur Hollande, la gauche et l'argent

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur 1 unité(s) de cet article soldée(s) à partir du 8 janvier 2020 8h (uniquement sur les unités vendues et expédiées par Amazon)En France, la gauche n'a jamais été à l'aise avec l'argent. Ni collectivement, ni individuellement. Au pouvoir, elle a souvent louvoyé entre un idéal de classe (taxer les riches !) et un impératif de pragmatisme dans la gestion des affaires de l'État. Une ambivalence que le Premier ministre Lionel Jospin a un jour traduite par cette formule restée célèbre : «Oui à l'économie de marché ; non à la société de marché.» Quant à François Hollande, qui se targue de vivre «normalement» et à qui l'on ne prête aucun goût de luxe, il s'est aventuré un jour à déclarer en direct, à la télévision : «Je n'aime pas les riches, j'en conviens !» Que cache cet aveu qu'il traîne depuis près de six ans ? Quel rapport entretient-il vraiment avec l'argent ? Et les socialistes autour de lui ? À quoi doivent s'attendre les Français si le candidat du PS est élu en mai 2012 ? Au terme d'une enquête fouillée, nourrie d'entretiens avec l'intéressé lui-même et ceux qui le connaissent le mieux, les auteurs répondent à ces questions devenues essentielles : tout semble en effet opposer «le président des riches», Nicolas Sarkozy, à l'homme politique qui désigne «la Finance» comme son principal adversaire, François Hollande. Guillaume Evin, 40 ans, journaliste indépendant, a publié plusieurs ouvrages, dont Profession stagiaire (Ramsay, 2006) et Le Livre noir du CSA (Editions du Moment, 2011). Philippe Martinat, 54 ans, chef-adjoint du service politique du Parisien-Aujourd'hui en France, spécialiste de la gauche, est l'auteur de plusieurs ouvrages. Extrait «JE N'AIME PAS LES RICHES» «Quand on parle pognon, à partir d'un certain chiffre tout le monde écoute.» Michel Audiard, Le Pacha, 1968. 8 juin 2006. France 2, À vous de juger. L'insubmersible Ariette Chabot a concocté son plateau télé. À droite, Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense depuis la réélection de Jacques Chirac en 2002, poids lourd du gouvernement de Dominique de Villepin. À gauche, François Hollande, Premier secrétaire du PS depuis une petite décennie, tête de gondole de l'opposition avant l'irruption, quelques mois plus tard, d'un météore médiatique nommé Ségolène Royal. Le débat ronronne gentiment. En cette période préélectorale, où chaque camp commence à cliver pour marquer ses différences en vue du printemps suivant, nos deux politiques font le job. Chacun déroule sa feuille de route. Jusqu'au moment où l'inattendu se produit sur la thématique du pouvoir d'achat et du niveau de taxation des ménages. Faut-il ou non augmenter les impôts ? Si oui, à partir de combien ? Acculé par une MAM vindicative, François Hollande, excédé, finit par lâcher, comme un acte manqué : «Je n'aime pas les riches. Je n'aime pas les riches, j'en conviens.» Rideau. En une envolée maladroite, presque caricaturale, l'homme de gauche débonnaire s'est torpillé tout seul. Le député de Corrèze, réputé pour être l'orfèvre des répliques ciselées, vérifie subitement à ses dépens l'effet de la petite phrase qui tue. Celle qui colle pour longtemps - à jamais ? -comme un sparadrap trop voyant. Un écart fatal sur un sujet - l'argent - éminemment sensible, en France. La petite phrase est politiquement risquée de la part du dirigeant d'un des premiers partis du pays, et apparemment inepte puisque son auteur émarge lui-même au groupe qu'il fustige. En revanche, elle peut se révéler électoralement payante, si le public à qui elle est destinée sait s'en souvenir au moment opportun, dans l'isoloir. Avec environ 7 000 euros net par mois - en incluant les revenus de ses mandats de député et de président du conseil général de Corrèze - et fort d'un patrimoine important sans être extravagant, François Hollande gagne l'équivalent de cinq Smic mensuels. Il se situe même largement au-delà de la moyenne des patrons français qui touchent environ 4 000 euros par mois, d Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur 1 unité(s) de cet article soldée(s) à partir du 8 janvier 2020 8h (uniquement sur les unités vendues et expédiées par Amazon)En France, la gauche n'a jamais été à l'aise avec l'argent. Ni collectivement, ni individuellement. Au pouvoir, elle a souvent louvoyé entre un idéal de classe (taxer les riches !) et un impératif de pragmatisme dans la gestion des affaires de l'État. Une ambivalence que le Premier ministre Lionel Jospin a un jour traduite par cette formule restée célèbre : «Oui à l'économie de marché ; non à la société de marché.» Quant à François Hollande, qui se targue de vivre «normalement» et à qui l'on ne prête aucun goût de luxe, il s'est aventuré un jour à déclarer en direct, à la télévision : «Je n'aime pas les riches, j'en conviens !» Que cache cet aveu qu'il traîne depuis près de six ans ? Quel rapport entretient-il vraiment avec l'argent ? Et les socialistes autour de lui ? À quoi doivent s'attendre les Français si le candidat du PS est élu en mai 2012 ? Au terme d'une enquête fouillée, nourrie d'entretiens avec l'intéressé lui-même et ceux qui le connaissent le mieux, les auteurs répondent à ces questions devenues essentielles : tout semble en effet opposer «le président des riches», Nicolas Sarkozy, à l'homme politique qui désigne «la Finance» comme son principal adversaire, François Hollande. Guillaume Evin, 40 ans, journaliste indépendant, a publié plusieurs ouvrages, dont Profession stagiaire (Ramsay, 2006) et Le Livre noir du CSA (Editions du Moment, 2011). Philippe Martinat, 54 ans, chef-adjoint du service politique du Parisien-Aujourd'hui en France, spécialiste de la gauche, est l'auteur de plusieurs ouvrages. Extrait «JE N'AIME PAS LES RICHES» «Quand on parle pognon, à partir d'un certain chiffre tout le monde écoute.» Michel Audiard, Le Pacha, 1968. 8 juin 2006. France 2, À vous de juger. L'insubmersible Ariette Chabot a concocté son plateau télé. À droite, Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense depuis la réélection de Jacques Chirac en 2002, poids lourd du gouvernement de Dominique de Villepin. À gauche, François Hollande, Premier secrétaire du PS depuis une petite décennie, tête de gondole de l'opposition avant l'irruption, quelques mois plus tard, d'un météore médiatique nommé Ségolène Royal. Le débat ronronne gentiment. En cette période préélectorale, où chaque camp commence à cliver pour marquer ses différences en vue du printemps suivant, nos deux politiques font le job. Chacun déroule sa feuille de route. Jusqu'au moment où l'inattendu se produit sur la thématique du pouvoir d'achat et du niveau de taxation des ménages. Faut-il ou non augmenter les impôts ? Si oui, à partir de combien ? Acculé par une MAM vindicative, François Hollande, excédé, finit par lâcher, comme un acte manqué : «Je n'aime pas les riches. Je n'aime pas les riches, j'en conviens.» Rideau. En une envolée maladroite, presque caricaturale, l'homme de gauche débonnaire s'est torpillé tout seul. Le député de Corrèze, réputé pour être l'orfèvre des répliques ciselées, vérifie subitement à ses dépens l'effet de la petite phrase qui tue. Celle qui colle pour longtemps - à jamais ? -comme un sparadrap trop voyant. Un écart fatal sur un sujet - l'argent - éminemment sensible, en France. La petite phrase est politiquement risquée de la part du dirigeant d'un des premiers partis du pays, et apparemment inepte puisque son auteur émarge lui-même au groupe qu'il fustige. En revanche, elle peut se révéler électoralement payante, si le public à qui elle est destinée sait s'en souvenir au moment opportun, dans l'isoloir. Avec environ 7 000 euros net par mois - en incluant les revenus de ses mandats de député et de président du conseil général de Corrèze - et fort d'un patrimoine important sans être extravagant, François Hollande gagne l'équivalent de cinq Smic mensuels. Il se situe même largement au-delà de la moyenne des patrons français qui touchent environ 4 000 euros par mois, d Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
"Je n'aime pas les riches": Enquête sur Hollande, la gauche et l'argent
Format
Broché
Publication
15 mars 2012
Auteur
Martinat, Philippe
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
199
Taille
21.1 x 14.1 x 1.6 cm
Poids
249
ISBN-13
9782354171476
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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