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Bloody Birthday : 10ème anniversaire du salon du polar de Montigny-Les-Cormeilles

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Bloody Birthday 10ème anniversaire du salon du polar de la ville de Montigny-lès-Corneilles C'est pas compliqué, il suffisait de prendre le gratin des dessinateurs et la crème des auteurs. De la crème sur du gratin, on risquait pas de se gourer, ça pouvant être que de bon. Ensuite, on s'est contenté d'enfiler des perles : des perles noires, bien sûr. On donne ça. Un recueil indispensable, un truc destiné à figurer au rayon des incunables, un bouquin qu'on se doit d'avoir. Pensez un gratin de crème rehausse de perles noires... Même chez Gallimuche ils ne servent plus ça... Patrick Raynal. Extrait Préface de Patrick Raynal : Au siècle dernier, Jean-Baptiste Corot peignait l'Auberge de Montigny-lès-Cormeilles. Peu après, des zigotos comme Pissarro, Monet, Utrillo zonaient dans les parages. Sans, bien évidemment, parler de Van Gogh, le plus «noir» d'entre tous. Le terrain était donc déjà miné. Ne restait plus qu'à y amener ceux qui ne se satisfont toujours pas de la littérature officielle et qui, en leur âme sombre, dépeignent les dérèglements de ce monde. La première fois que je me suis pointé à Montigny-lès-Cormeilles, en bagnole, j'étais avec Pouy et, du coup, normal, on a atterri dans la zone industrielle de Saint-Ouen-l'Aumône, dix bornes plus loin. On avait raté la sortie, mon pote et moi, on déteste les bretelles, et, à l'époque, le GPS n'était qu'un délire hallucinogène de type philipdickien. Mais ce n'était pas grave, puisque nous avions subitement l'impression de traverser Détroit (Ditroyeut) pour se trouver là où crèche Jim Harrisson, qui devait nous attendre depuis deux jours en faisant griller, dans sa cheminée, un sanglier entier. J'ai toujours un peu de mal avec les festivals de polar (et, même, je dois l'avouer, de plus en plus), mais là, il y avait une cerise sur le gâteau, on allait pouvoir serrer la main à Robert Hue. Ce qui n'est pas donné à tout le monde sans se retrouver à la une de l'Huma. Et nous étions persuadés que, d'une certaine façon, le Roro était déjà un vrai personnage de roman noir ou du moins une personnification possible de ce qu'était alors le polar. Admis mais dédaigné. Reconnu mais moqué. Ne faisant pas totalement partie du monde normal, celui, de son côté, des vrais politiques, et, du nôtre, des vrais écrivains. Ce qui établissait une imparable connivence. En plus, dans l'entourage du petit Robert, on connaissait déjà vaguement tous les Pieuchon et autres Karima, dont on savait l'intégrité, la gentillesse, la sagesse et la passion. Et c'est peu de le dire. Car il en faut, de la persuasion et de la constance pour convaincre toute une bande polymorphe de personnes à l'ego paradoxal de réserver le week-end à la visite d'une commune de banlieue tapie non loin de la Patte-d'Oie d'Herblay, celle névrotiquement citée dans les messages subliminaux de Bison futé, lui-même tapi dans son château du PC de Rosny-sous-Bois. En voiture, par l'autoroute de Pontoise, il ne faut surtout pas louper la sortie, ce que nous avions fait directo, cette fameuse première fois. En train, on arrive à douze bornes du lieu des agapes et, là, il ne faut pas louper la navette. Mais pas de panique. Pas question, n'importe comment, début décembre, de louper le festival de Montigny. Dès que l'on y parvient (c'est juste à côté de l'hyper), là, c'est le kif, comme on dit désormais. On sent vite que toute cette équipe de bénévoles travaille toute l'année sur un sujet primordial : faire lire. Et nous, on y arrive, enfarinés, pour ramasser les lauriers. Qui ne ressemblent pas à ces sauteries germanopratinesques où le vin pétille entre soi, mais à un marathon suburbain où l'on s'épuise intensément à rencontrer cet être étrange et pénétrant que l'on vénère et qui se nomme le lecteur. Et, à Montigny, il y a toujours foule. Des petits et des grands. Des vieux et des jeunes. Des spécialistes et des découvreurs. Des blasés rigolards et des curieux avides. Du coup, on parle beaucoup et la gorge s' Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Bloody Birthday 10ème anniversaire du salon du polar de la ville de Montigny-lès-Corneilles C'est pas compliqué, il suffisait de prendre le gratin des dessinateurs et la crème des auteurs. De la crème sur du gratin, on risquait pas de se gourer, ça pouvant être que de bon. Ensuite, on s'est contenté d'enfiler des perles : des perles noires, bien sûr. On donne ça. Un recueil indispensable, un truc destiné à figurer au rayon des incunables, un bouquin qu'on se doit d'avoir. Pensez un gratin de crème rehausse de perles noires... Même chez Gallimuche ils ne servent plus ça... Patrick Raynal. Extrait Préface de Patrick Raynal : Au siècle dernier, Jean-Baptiste Corot peignait l'Auberge de Montigny-lès-Cormeilles. Peu après, des zigotos comme Pissarro, Monet, Utrillo zonaient dans les parages. Sans, bien évidemment, parler de Van Gogh, le plus «noir» d'entre tous. Le terrain était donc déjà miné. Ne restait plus qu'à y amener ceux qui ne se satisfont toujours pas de la littérature officielle et qui, en leur âme sombre, dépeignent les dérèglements de ce monde. La première fois que je me suis pointé à Montigny-lès-Cormeilles, en bagnole, j'étais avec Pouy et, du coup, normal, on a atterri dans la zone industrielle de Saint-Ouen-l'Aumône, dix bornes plus loin. On avait raté la sortie, mon pote et moi, on déteste les bretelles, et, à l'époque, le GPS n'était qu'un délire hallucinogène de type philipdickien. Mais ce n'était pas grave, puisque nous avions subitement l'impression de traverser Détroit (Ditroyeut) pour se trouver là où crèche Jim Harrisson, qui devait nous attendre depuis deux jours en faisant griller, dans sa cheminée, un sanglier entier. J'ai toujours un peu de mal avec les festivals de polar (et, même, je dois l'avouer, de plus en plus), mais là, il y avait une cerise sur le gâteau, on allait pouvoir serrer la main à Robert Hue. Ce qui n'est pas donné à tout le monde sans se retrouver à la une de l'Huma. Et nous étions persuadés que, d'une certaine façon, le Roro était déjà un vrai personnage de roman noir ou du moins une personnification possible de ce qu'était alors le polar. Admis mais dédaigné. Reconnu mais moqué. Ne faisant pas totalement partie du monde normal, celui, de son côté, des vrais politiques, et, du nôtre, des vrais écrivains. Ce qui établissait une imparable connivence. En plus, dans l'entourage du petit Robert, on connaissait déjà vaguement tous les Pieuchon et autres Karima, dont on savait l'intégrité, la gentillesse, la sagesse et la passion. Et c'est peu de le dire. Car il en faut, de la persuasion et de la constance pour convaincre toute une bande polymorphe de personnes à l'ego paradoxal de réserver le week-end à la visite d'une commune de banlieue tapie non loin de la Patte-d'Oie d'Herblay, celle névrotiquement citée dans les messages subliminaux de Bison futé, lui-même tapi dans son château du PC de Rosny-sous-Bois. En voiture, par l'autoroute de Pontoise, il ne faut surtout pas louper la sortie, ce que nous avions fait directo, cette fameuse première fois. En train, on arrive à douze bornes du lieu des agapes et, là, il ne faut pas louper la navette. Mais pas de panique. Pas question, n'importe comment, début décembre, de louper le festival de Montigny. Dès que l'on y parvient (c'est juste à côté de l'hyper), là, c'est le kif, comme on dit désormais. On sent vite que toute cette équipe de bénévoles travaille toute l'année sur un sujet primordial : faire lire. Et nous, on y arrive, enfarinés, pour ramasser les lauriers. Qui ne ressemblent pas à ces sauteries germanopratinesques où le vin pétille entre soi, mais à un marathon suburbain où l'on s'épuise intensément à rencontrer cet être étrange et pénétrant que l'on vénère et qui se nomme le lecteur. Et, à Montigny, il y a toujours foule. Des petits et des grands. Des vieux et des jeunes. Des spécialistes et des découvreurs. Des blasés rigolards et des curieux avides. Du coup, on parle beaucoup et la gorge s' Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Bloody Birthday : 10ème anniversaire du salon du polar de Montigny-Les-Cormeilles
Format
Grand Format
Publication
22 novembre 2007
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
192
Taille
21.5 x 13.5 x 1.6 cm
Poids
240
ISBN-13
9782353060245
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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