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Animaux solitaires

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Comté de l'Okanogan, État de Washington, 1932. Russell Strawl, ancien officier de police, reprend du service pour participer à la traque d'un tueur laissant dans son sillage des cadavres d'Indiens minutieusement mutilés. Ses recherches l'entraînent au cœur des plus sauvages vallées de l'Ouest, là où les hommes qui n'ont pas de sang sur les mains sont rares et où le progrès n'a pas encore eu raison de la barbarie. De vieilles connaissances croisent sa route, sinistres échos d'une vie qu'il avait laissée derrière lui, tandis que se révèlent petit à petit les noirs mystères qui entourent le passé du policier et de sa famille. À l'instar des romans de Charles Portis ou de Cormac McCarthy, Animaux solitaires mêle avec brio les codes du western et ceux des plus grands romans noirs. Un premier roman remarquable dont on ne pourra oublier le héros mélancolique qui rêve d'imposer la justice aux confins de la civilisation. Quel que soit le prix à payer. Extrait Extrait du prologue Même au temps de Russell Strawl, il y avait dans l'Ouest ce mythe de l'homme fort qui parle peu. L'inverse était plus proche de la réalité. La géographie et les distances font que les gens restent peu nombreux et vivent loin les uns des autres, même pendant les périodes où le calme règne. Pour combattre le silence et l'isolement inhérents aux grands espaces, leur esprit s'invente leurs propres récits. L'écho de ces histoires meuble les heures de veille et s'introduit de force dans le moindre rêve qui pourrait leur revenir en mémoire. Leur regard lointain, la façon dont ils hésitent à réagir aux paroles qu'on leur adresse ne sont pas dus à la contemplation ni à l'inertie engendrée par leur profond sérieux, leur paix intérieure, leur solitude ni même par l'aliénation qui affecte leur âme; c'est la conséquence de l'irruption dans le flot de leurs propres mots du torrent brutal de ceux d'un étranger. Pendant les dix années qui précédèrent son mariage, Strawl fit respecter la loi dans le nord d'Okanogan Country. Au cours de cette période, il arrêta 138 Indiens, 97 hommes blancs et une femme, laquelle d'un coup de feu faillit lui arracher son chapeau de la tête alors qu'il tentait de la convaincre de lâcher son pistolet. Il tua 11 fuyards car, en raison des circonstances, c'était trop compliqué de les ramener vivants. Trois autres trouvèrent la mort parce que Strawl riposta à leurs tirs, et il y en eut un dont il fit un débile mental en le frappant avec un marteau de forgeron. Il déposait ses chèques directement à la banque de l'armée, et dans les premiers temps cela l'empêcha de boire sa paye, mais au bout d'un an son travail l'occupait déjà davantage que n'aurait pu le faire n'importe quelle taverne. Le Très-Haut comblait les manques pour les croyants du dimanche matin ; la loi commença à faire la même chose pour Strawl. Strawl avait le don de renifler les coupables - peut-être parce que leur odeur lui était familière. Il était capable de prédire vers quelle colline l'homme allait se replier pour se défendre, parce qu'il aurait choisi la même. Sur le visage d'un individu, il savait reconnaître le germe de ses actes à venir avant que celui-ci n'en prenne lui-même conscience. Parmi les histoires circulant à son sujet, il y a celles où il s'adressait en ces termes à un suspect qui espérait disparaître au creux d'un fourré : - Tu calcules la distance qui te sépare des broussailles et tu te demandes si je pourrais loger une balle dans ta viande avant que tu l'atteignes. Les probabilités sont plutôt bonnes pour toi, c'est presque du cinquante-cinquante. Et une fois que tu seras parmi les arbres, ta chance pourrait bien durer pendant on ne sait combien de temps. Mais alors, au lieu de t'arrêter je te tuerai, ce qui est plus simple pour moi et nous dispense de paperasse et de procès. C'est à toi de voir. Si tu possèdes une arme, tu pourrais même me loger une balle dans le corps, bien que personne n'y soit parvenu jusqu'à présent, et si Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Comté de l'Okanogan, État de Washington, 1932. Russell Strawl, ancien officier de police, reprend du service pour participer à la traque d'un tueur laissant dans son sillage des cadavres d'Indiens minutieusement mutilés. Ses recherches l'entraînent au cœur des plus sauvages vallées de l'Ouest, là où les hommes qui n'ont pas de sang sur les mains sont rares et où le progrès n'a pas encore eu raison de la barbarie. De vieilles connaissances croisent sa route, sinistres échos d'une vie qu'il avait laissée derrière lui, tandis que se révèlent petit à petit les noirs mystères qui entourent le passé du policier et de sa famille. À l'instar des romans de Charles Portis ou de Cormac McCarthy, Animaux solitaires mêle avec brio les codes du western et ceux des plus grands romans noirs. Un premier roman remarquable dont on ne pourra oublier le héros mélancolique qui rêve d'imposer la justice aux confins de la civilisation. Quel que soit le prix à payer. Extrait Extrait du prologue Même au temps de Russell Strawl, il y avait dans l'Ouest ce mythe de l'homme fort qui parle peu. L'inverse était plus proche de la réalité. La géographie et les distances font que les gens restent peu nombreux et vivent loin les uns des autres, même pendant les périodes où le calme règne. Pour combattre le silence et l'isolement inhérents aux grands espaces, leur esprit s'invente leurs propres récits. L'écho de ces histoires meuble les heures de veille et s'introduit de force dans le moindre rêve qui pourrait leur revenir en mémoire. Leur regard lointain, la façon dont ils hésitent à réagir aux paroles qu'on leur adresse ne sont pas dus à la contemplation ni à l'inertie engendrée par leur profond sérieux, leur paix intérieure, leur solitude ni même par l'aliénation qui affecte leur âme; c'est la conséquence de l'irruption dans le flot de leurs propres mots du torrent brutal de ceux d'un étranger. Pendant les dix années qui précédèrent son mariage, Strawl fit respecter la loi dans le nord d'Okanogan Country. Au cours de cette période, il arrêta 138 Indiens, 97 hommes blancs et une femme, laquelle d'un coup de feu faillit lui arracher son chapeau de la tête alors qu'il tentait de la convaincre de lâcher son pistolet. Il tua 11 fuyards car, en raison des circonstances, c'était trop compliqué de les ramener vivants. Trois autres trouvèrent la mort parce que Strawl riposta à leurs tirs, et il y en eut un dont il fit un débile mental en le frappant avec un marteau de forgeron. Il déposait ses chèques directement à la banque de l'armée, et dans les premiers temps cela l'empêcha de boire sa paye, mais au bout d'un an son travail l'occupait déjà davantage que n'aurait pu le faire n'importe quelle taverne. Le Très-Haut comblait les manques pour les croyants du dimanche matin ; la loi commença à faire la même chose pour Strawl. Strawl avait le don de renifler les coupables - peut-être parce que leur odeur lui était familière. Il était capable de prédire vers quelle colline l'homme allait se replier pour se défendre, parce qu'il aurait choisi la même. Sur le visage d'un individu, il savait reconnaître le germe de ses actes à venir avant que celui-ci n'en prenne lui-même conscience. Parmi les histoires circulant à son sujet, il y a celles où il s'adressait en ces termes à un suspect qui espérait disparaître au creux d'un fourré : - Tu calcules la distance qui te sépare des broussailles et tu te demandes si je pourrais loger une balle dans ta viande avant que tu l'atteignes. Les probabilités sont plutôt bonnes pour toi, c'est presque du cinquante-cinquante. Et une fois que tu seras parmi les arbres, ta chance pourrait bien durer pendant on ne sait combien de temps. Mais alors, au lieu de t'arrêter je te tuerai, ce qui est plus simple pour moi et nous dispense de paperasse et de procès. C'est à toi de voir. Si tu possèdes une arme, tu pourrais même me loger une balle dans le corps, bien que personne n'y soit parvenu jusqu'à présent, et si Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Animaux solitaires
Editeur
Format
Grand Format
Publication
29 août 2013
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
360
Taille
20.5 x 14.7 x 2.8 cm
Poids
434
ISBN-13
9782351780671
Livré entre : 15 juin - 18 juin
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