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Breaking Bad

4.1

(6)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur En cinq saisons et soixante-deux épisodes, Walter White, timide professeur de chimie d'Albuquerque (Nouveau-Mexique) transformé en baron de la drogue, est devenu une figure majeure de la culture populaire. Cet ouvrage collectif est consacré à la série dont il est le héros, Breaking Bad. Rédigé par des critiques, des historiens et des écrivains, il s'attache à décrire une formidable machine narrative et formelle. Le programme créé en 2008 par Vince Gilligan pour la chaîne AMC invente un régime inédit de vie, et surtout de survie; il apporte un renouvellement formaliste à la télévision comme boîte et comme lieu du domestique ; il fabrique une extraordinaire galerie de personnages secondaires, à commencer par le terrible Gustavo Fring ; il analyse les rapports de classe et de genre à l'ère néolibérale ; il exprime enfin, avec humour et cruauté, une profonde ambivalence morale et politique. Autant d'éléments qui font de Breaking Bad une série comptant parmi les plus fortes des années 2000. Ouvrage dirigé par Emmanuel Burdeau. Avec des textes de : Emmanuel Burdeau, François Cusset, Thomas Hippler, Raphaël Nieuwjaer, Jean-Marie Samocki, Philippe Vasset et Walt Whitman. Extrait La chaîne américaine AMC diffuse Breaking Bad à partir du 20 janvier 2008. C'est au cours du sixième et avant-dernier épisode de la première saison, diffusé le dimanche 2 mars, que Walter White décide de se raser la tête. Le professeur de chimie en lycée d'Albuquerque adopte ainsi l'allure que le spectateur lui connaîtra longtemps. Ce n'est qu'à l'occasion du flash-forward ouvrant la saison 5 qu'on le retrouvera hirsute et même barbu, de retour au Nouveau-Mexique pour écrire le dernier chapitre de ses aventures, après un exil dans les paysages enneigés du New Hampshire. Le rasage indique que Walt consent à entrer en chimiothérapie pour soigner le cancer du poumon dont l'annonce a coïncidé avec l'anniversaire de ses cinquante ans. Après maints atermoiements, l'homme accepte d'être considéré aux yeux de tous comme un malade. Et le rasage indique que Walt vient de franchir un pas décisif dans sa métamorphose de bon père de famille en criminel. Apprenant sa maladie, l'homme a en effet décidé de se lancer dans la fabrication de métamphétamine afin de subvenir aux besoins des siens après sa mort. La boule à zéro lui donne un air de dur adéquat à sa nouvelle carrière. «Bad ass, dad !», lui lancera d'ailleurs Walter Jr. par-dessus la table du petit-déjeuner, ne croyant pas si bien dire. Il y aura d'autres crânes rasés. Celui de Hank Schrader, le beau-frère de Walt et agent de la Drug Enforcement Administration, obnubilé par la traque de ce mystérieux «Heisenberg» qui semble avoir pris le contrôle sur le trafic de crystal meth de ce côté-ci de la frontière avec le Mexique. Celui de Jesse Pinkman, cancre et dealer à la petite semaine, ancien élève de «mister White» devenu son complice et souffre-douleur. Celui de Mike Ehrmantraut, responsable de la sécurité aux ordres du terrible Gustavo Fring, puis partenaire forcé de Walt, quand celui-ci aura achevé de muter en caïd. Il y aura tant de crânes rasés dans Breaking Bad que son créateur, Vince Gilligan, en plaisantera lors du tournage d'un épisode, comme si l'absence de cheveux s'était répandue telle une épidémie, un autre cancer, ou était plus simplement devenue l'emblème de la série. Le crâne rasé du malade est le signe d'une passivité, le signe d'un assentiment à l'impuissance. Le crâne rasé du criminel est à l'inverse le signe d'une agressivité, le signe d'une nouvelle volonté de puissance. Ainsi se mêlent le moindre et le supérieur, la vie qui s'en va et la vie qui arrive, la petite survie et la grande. Ce livre évoquera souvent l'entremêlement vertigineux de ces polarités affectives, morales et politiques dans Breaking Bad. Il ne cessera de revenir à Walter White comme figure où se joignent le mal subi et le mal fait, l'impuissance radicale du malade qui va mourir et la puissance non mo Afficher moinsAfficher plus

Breaking Bad

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Le Pitch

Présentation de l'éditeur En cinq saisons et soixante-deux épisodes, Walter White, timide professeur de chimie d'Albuquerque (Nouveau-Mexique) transformé en baron de la drogue, est devenu une figure majeure de la culture populaire. Cet ouvrage collectif est consacré à la série dont il est le héros, Breaking Bad. Rédigé par des critiques, des historiens et des écrivains, il s'attache à décrire une formidable machine narrative et formelle. Le programme créé en 2008 par Vince Gilligan pour la chaîne AMC invente un régime inédit de vie, et surtout de survie; il apporte un renouvellement formaliste à la télévision comme boîte et comme lieu du domestique ; il fabrique une extraordinaire galerie de personnages secondaires, à commencer par le terrible Gustavo Fring ; il analyse les rapports de classe et de genre à l'ère néolibérale ; il exprime enfin, avec humour et cruauté, une profonde ambivalence morale et politique. Autant d'éléments qui font de Breaking Bad une série comptant parmi les plus fortes des années 2000. Ouvrage dirigé par Emmanuel Burdeau. Avec des textes de : Emmanuel Burdeau, François Cusset, Thomas Hippler, Raphaël Nieuwjaer, Jean-Marie Samocki, Philippe Vasset et Walt Whitman. Extrait La chaîne américaine AMC diffuse Breaking Bad à partir du 20 janvier 2008. C'est au cours du sixième et avant-dernier épisode de la première saison, diffusé le dimanche 2 mars, que Walter White décide de se raser la tête. Le professeur de chimie en lycée d'Albuquerque adopte ainsi l'allure que le spectateur lui connaîtra longtemps. Ce n'est qu'à l'occasion du flash-forward ouvrant la saison 5 qu'on le retrouvera hirsute et même barbu, de retour au Nouveau-Mexique pour écrire le dernier chapitre de ses aventures, après un exil dans les paysages enneigés du New Hampshire. Le rasage indique que Walt consent à entrer en chimiothérapie pour soigner le cancer du poumon dont l'annonce a coïncidé avec l'anniversaire de ses cinquante ans. Après maints atermoiements, l'homme accepte d'être considéré aux yeux de tous comme un malade. Et le rasage indique que Walt vient de franchir un pas décisif dans sa métamorphose de bon père de famille en criminel. Apprenant sa maladie, l'homme a en effet décidé de se lancer dans la fabrication de métamphétamine afin de subvenir aux besoins des siens après sa mort. La boule à zéro lui donne un air de dur adéquat à sa nouvelle carrière. «Bad ass, dad !», lui lancera d'ailleurs Walter Jr. par-dessus la table du petit-déjeuner, ne croyant pas si bien dire. Il y aura d'autres crânes rasés. Celui de Hank Schrader, le beau-frère de Walt et agent de la Drug Enforcement Administration, obnubilé par la traque de ce mystérieux «Heisenberg» qui semble avoir pris le contrôle sur le trafic de crystal meth de ce côté-ci de la frontière avec le Mexique. Celui de Jesse Pinkman, cancre et dealer à la petite semaine, ancien élève de «mister White» devenu son complice et souffre-douleur. Celui de Mike Ehrmantraut, responsable de la sécurité aux ordres du terrible Gustavo Fring, puis partenaire forcé de Walt, quand celui-ci aura achevé de muter en caïd. Il y aura tant de crânes rasés dans Breaking Bad que son créateur, Vince Gilligan, en plaisantera lors du tournage d'un épisode, comme si l'absence de cheveux s'était répandue telle une épidémie, un autre cancer, ou était plus simplement devenue l'emblème de la série. Le crâne rasé du malade est le signe d'une passivité, le signe d'un assentiment à l'impuissance. Le crâne rasé du criminel est à l'inverse le signe d'une agressivité, le signe d'une nouvelle volonté de puissance. Ainsi se mêlent le moindre et le supérieur, la vie qui s'en va et la vie qui arrive, la petite survie et la grande. Ce livre évoquera souvent l'entremêlement vertigineux de ces polarités affectives, morales et politiques dans Breaking Bad. Il ne cessera de revenir à Walter White comme figure où se joignent le mal subi et le mal fait, l'impuissance radicale du malade qui va mourir et la puissance non mo Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Breaking Bad: Série blanche
Auteur
Editeur
Format
Broché
Publication
22 août 2014
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
166
Taille
21 x 14 x 1.4 cm
Poids
256
ISBN-13
9782350960920
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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