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Vertige du Transsibérien

3.7

(10)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Gwenaëlle Abolivier nous emporte dans ce train mythique, à travers un récit où «les destins s'entrelacent, les vies se croisent» et où elle nous offre de beaux portraits de femmes. Des femmes qui hantent le Transsibérien ou les régions austères qui l'entourent, comme Irène, qui avoue : «toute ma vie passée ici n'a été qu'une vie de mensonges». Le texte prend la forme d'une grande lettre d'amour où l'auteure elle-même s'adresse à l'être aimé. Tout au long du récit, elle exprime aussi sa dette envers Biaise Cendrars qui lui a inspiré le goût du voyage et ce départ à travers l'Europe et l'Asie. Cendrars qui «se drogue à l'encre d'imprimerie». Cendrars qui est l'un des phares de ce récit. Avec Vertige du Transsibérien, le lecteur prend le train, appréhende des paysages majestueux, se confronte à des cultures riches et lointaines, à un continent dévasté par des problématiques d'ordre climatique, social, économique. Photographie littéraire de la Russie contemporaine, avec ses blessures, sa démesure, sa poésie baroque, ce récit est aussi perpétuellement irrigué par un questionnement : «faut-il avoir beaucoup vécu pour écrire, beaucoup aimé, beaucoup pleuré aussi ?». Un panorama qu'on ne regarde pas, cette fois, avec les yeux mais qui se révèle à nos sens au gré de l'écriture de Gwenaëlle Abolivier. Gwenaëlle Abolivier est journaliste et auteure. Pendant près de vingt ans, elle a présenté sur France Inter des émissions de reportages où elle a raconté ses grands voyages à travers le monde : Un ticket pour le Transsibérien (série radiophonique de dix émissions) ou encore Le courrier des Marquises. Plus récemment, elle s'est consacrée à la littérature de voyage et aux relations épistolaires : Heureux qui comme Ulysse et Correspondances, ainsi qu'aux grandes voix du XXe siècle : Partir avec... et À portée de voix. Elle continue d'intervenir dans Interception, le magazine de grands reportages, ainsi que dans des revues littéraires. Elle est également l'auteure de plusieurs anthologies et d'une biographie d'Alexandra David-Néel. Extrait Après une courte nuit et une seule, emmurée à Saint-Malo, j'eus un dernier regard pour le phare du Grand Jardin et l'îlot du Grand Bé. Chateaubriand y est enseveli debout face à la mer émeraude, Gustave Flaubert y a cueilli une fleur fraîche pour Louise, son amoureuse, Victor Hugo s'y est baigné pour se laver de toute la saleté du pays. Dans les flots montants, j'ai ramassé une porcelaine gris perle, grosse comme un grain de café et pris mes jambes à mon cou dans le sillage de Biaise. Quelques semaines auparavant, j'avais croisé ton regard noisette sur les marches de l'Institut océanographique, rue Saint-Jacques. Sous l'oeil du poulpe enchevêtré au fronton de la porte principale, j'avais deviné que tu serais l'homme qui me rendrait heureuse, toi qui portais, sans que je le sache, le nom qui m'était prédestiné. Ce jour-là, j'étais venue raconter mon voyage en péninsule Antarctique, sur les traces de Jean-Baptiste Charcot, l'homme à la mouette qui, en appareillant en 1904 vers le Grand Sud, se demandait s'il devait dire au revoir ou adieu. Curieusement, je savais déjà que nous composerions ensemble un poème haut comme la tour Eiffel avec des couleurs et des courbes insensées, des mots-oiseaux et des images de merveilles couchés à la diable, à cheval sur notre tandem. En somme, une prose transsibérienne avec des pics et des cols aux mille reflets pyrénéens, aux mille portes à soufflets. Même si l'on ne mourait plus en duel pour l'honneur, mais que l'on se tuait au labeur, tu me disais que notre époque n'était pas forcément plus laide que les autres. Nous vivions de belles années décomplexées où l'arrogance des princes et des seigneurs répondait à celle des banquiers et des footballeurs. Puis, il y avait eu Fukushima et cette fois, mon amour, c'en était vraiment trop ! Je me consolerais en prenant des trains de nuit Des sleeping-cars comme disent nos cousins d'Amé Afficher moinsAfficher plus

Vertige du Transsibérien

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Présentation de l'éditeur Gwenaëlle Abolivier nous emporte dans ce train mythique, à travers un récit où «les destins s'entrelacent, les vies se croisent» et où elle nous offre de beaux portraits de femmes. Des femmes qui hantent le Transsibérien ou les régions austères qui l'entourent, comme Irène, qui avoue : «toute ma vie passée ici n'a été qu'une vie de mensonges». Le texte prend la forme d'une grande lettre d'amour où l'auteure elle-même s'adresse à l'être aimé. Tout au long du récit, elle exprime aussi sa dette envers Biaise Cendrars qui lui a inspiré le goût du voyage et ce départ à travers l'Europe et l'Asie. Cendrars qui «se drogue à l'encre d'imprimerie». Cendrars qui est l'un des phares de ce récit. Avec Vertige du Transsibérien, le lecteur prend le train, appréhende des paysages majestueux, se confronte à des cultures riches et lointaines, à un continent dévasté par des problématiques d'ordre climatique, social, économique. Photographie littéraire de la Russie contemporaine, avec ses blessures, sa démesure, sa poésie baroque, ce récit est aussi perpétuellement irrigué par un questionnement : «faut-il avoir beaucoup vécu pour écrire, beaucoup aimé, beaucoup pleuré aussi ?». Un panorama qu'on ne regarde pas, cette fois, avec les yeux mais qui se révèle à nos sens au gré de l'écriture de Gwenaëlle Abolivier. Gwenaëlle Abolivier est journaliste et auteure. Pendant près de vingt ans, elle a présenté sur France Inter des émissions de reportages où elle a raconté ses grands voyages à travers le monde : Un ticket pour le Transsibérien (série radiophonique de dix émissions) ou encore Le courrier des Marquises. Plus récemment, elle s'est consacrée à la littérature de voyage et aux relations épistolaires : Heureux qui comme Ulysse et Correspondances, ainsi qu'aux grandes voix du XXe siècle : Partir avec... et À portée de voix. Elle continue d'intervenir dans Interception, le magazine de grands reportages, ainsi que dans des revues littéraires. Elle est également l'auteure de plusieurs anthologies et d'une biographie d'Alexandra David-Néel. Extrait Après une courte nuit et une seule, emmurée à Saint-Malo, j'eus un dernier regard pour le phare du Grand Jardin et l'îlot du Grand Bé. Chateaubriand y est enseveli debout face à la mer émeraude, Gustave Flaubert y a cueilli une fleur fraîche pour Louise, son amoureuse, Victor Hugo s'y est baigné pour se laver de toute la saleté du pays. Dans les flots montants, j'ai ramassé une porcelaine gris perle, grosse comme un grain de café et pris mes jambes à mon cou dans le sillage de Biaise. Quelques semaines auparavant, j'avais croisé ton regard noisette sur les marches de l'Institut océanographique, rue Saint-Jacques. Sous l'oeil du poulpe enchevêtré au fronton de la porte principale, j'avais deviné que tu serais l'homme qui me rendrait heureuse, toi qui portais, sans que je le sache, le nom qui m'était prédestiné. Ce jour-là, j'étais venue raconter mon voyage en péninsule Antarctique, sur les traces de Jean-Baptiste Charcot, l'homme à la mouette qui, en appareillant en 1904 vers le Grand Sud, se demandait s'il devait dire au revoir ou adieu. Curieusement, je savais déjà que nous composerions ensemble un poème haut comme la tour Eiffel avec des couleurs et des courbes insensées, des mots-oiseaux et des images de merveilles couchés à la diable, à cheval sur notre tandem. En somme, une prose transsibérienne avec des pics et des cols aux mille reflets pyrénéens, aux mille portes à soufflets. Même si l'on ne mourait plus en duel pour l'honneur, mais que l'on se tuait au labeur, tu me disais que notre époque n'était pas forcément plus laide que les autres. Nous vivions de belles années décomplexées où l'arrogance des princes et des seigneurs répondait à celle des banquiers et des footballeurs. Puis, il y avait eu Fukushima et cette fois, mon amour, c'en était vraiment trop ! Je me consolerais en prenant des trains de nuit Des sleeping-cars comme disent nos cousins d'Amé Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Vertige du Transsibérien
Format
Broché
Publication
17 avril 2015
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
156
Taille
21.5 x 15.5 x 1.4 cm
Poids
250
ISBN-13
9782350213873
Livré entre : 22 mai - 25 mai
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