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Misère et décadence des grandes écoles: Confessions d'une khâgneuse atterrée

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Les confessions atterrées d'un petit soldat de l'élite éducative «J'étais ce qu'on appelle un bon petit soldat - réglé, discipliné, organisé. J'ai fait mes classes, la tête haute et le pas assuré ; j'ai décroché des médailles : la mention «très bien» au baccalauréat et le droit d'entrée en classe préparatoire au lycée Henri IV, avec une seule idée en tête : intégrer l'École normale supérieure. [...] Henri-IV est un excellent centre de formation : beaucoup de pression, de la concurrence, de la passion ; de gros effectifs- parmi les plus gros de France- bien rangés en ordre de bataille.» Ancienne élève de classe préparatoire, Loriane Lafont dresse un état des lieux sans concession des phénomènes à l'oeuvre dans ces classes d'excellence, mais aussi ailleurs, dans de grandes écoles de commerce comme dans les meilleures de nos universités françaises : L'ESSEC, Science-Po Paris entre autres, sont concernés. Son témoignage est alarmant : les ordinateurs, venus remplacer les stylos et les cahiers, ont complètement changé la donne. La grande majorité des élèves surfe sur Internet à longueur de temps. Pas pour étudier mais pour faire les soldes en ligne, regarder des séries, et surtout être sur les réseaux sociaux. Les cours n'ont plus aucune valeur : ils ne servent qu'à «intégrer» un maximum d'informations. Dans ces classes, soit disant réservées aux meilleurs (et surtout aux plus riches), l'éducation est devenue une marchandise : les cours sont des produits, les élèves des clients, les professeurs de simples fournisseurs d'accès, souvent remis en question. Le modèle commercial est aussi omniprésent que dévastateur dans les rapports humains. Et tout cela se passe à grande échelle dans des salles de classe ou des amphithéâtres pleins à craquer. Au nez et à la barbe de professeurs qui pensent avoir devant eux l'élite de la France. Si d'élite il s'agit, elle est bien mal en point. Originaire de Toulouse, Loriane Lafont a 22 ans. Après l'obtention d'un Bac L mention «Très bien», elle intègre le lycée Henri IV en classe préparatoire littéraire où elle restera durant trois ans. Après deux échecs au concours de l'école normale supérieure de la rue d'Ulm, elle rentre finalement dans l'école tant convoitée pour un Master. Une expérience amère et éprouvante qu'elle raconte dans Misère et Décadence des grandes écoles en pointant du doigt tous les disfonctionnements du système. Extrait J'étais ce qu'on appelle un bon petit soldat -réglé, discipliné, organisé. J'ai fait mes classes, la tête haute et le pas assuré; j'ai décroché des médailles : la mention «très bien» au baccalauréat et le droit d'entrée en classe préparatoire au lycée Henri-IV, avec une seule idée en tête : intégrer l'École normale supérieure. A priori, je suis armée pour. C'est pour cela que l'on m'a recrutée. Je passe avec succès la première année - probablement la plus difficile - et j'essaie de mon mieux de m'adapter à ce terrain miné qu'est celui des classes préparatoires parisiennes. Je sais par mes amis restés en «prépa» en province que ce que j'endure n'a rien à voir, ou presque, avec ce qu'ils vivent, eux. C'est de bonne guerre. Henri-IV est un excellent centre de formation : beaucoup de pression, de la concurrence, de la passion ; de gros effectifs - parmi les plus gros de France - bien rangés en ordre de bataille. De ce point de vue, j'ai trouvé un établissement à la hauteur de sa réputation. Destinée à devenir une khâgneuse de compétition, j'ai respecté la marche à suivre, tenu le rythme et la cadence, fait provision de munitions. Mais une arme secrète et nouvelle a fait irruption, nous donnant l'impression de rendre plus facile ce parcours du combattant dans lequel nous nous engagions. D'apprentis commandos nous nous sommes sentis mutés en d'incroyables machines. En tout cas, tel est l'effet que j'ai ressenti à employer cette arme d'érudition massive. Et cette arme, mes amis en province ne l'avaient pas, ou ne l'utilisaient pas c Afficher moinsAfficher plus

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Détails du livre

Titre complet
Misère et décadence des grandes écoles: Confessions d'une khâgneuse atterrée
Format
Broché
Publication
17 octobre 2013
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
176
Taille
21 x 13.5 x 1.4 cm
Poids
215
ISBN-13
9782350134529
Livré entre : 24 juillet - 27 juillet
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