Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

Le sale boulot: Confessions d'un flic à la dérive

3.6

(11)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Marc La Mola est flic de terrain depuis plus de vingt ans. De la brigade anti-criminalité de nuit (BAC) à la Crim', en passant par la police du métro parisien, il a travaillé sur de nombreuses affaires où se côtoient la misère, la violence, la haine et l'ignorance. Il n'a jamais oublié les regards qu'il a croisés, les cris qu'il a entendus, les larmes qu'il a essuyées. Il n'a jamais accepté les carences de son institution et l'hypocrisie de sa hiérarchie. Un jour, il a fini par craquer, il a tenté de se suicider. Dans le Sale Boulot, Marc La Mola entraîne le lecteur dans des endroits sordides, des cités sensibles et des commissariats miteux. Loin, très loin des clichés de flics de cinéma ou de séries télé, il nous plonge dans le quotidien d'un flic de base. Un voyage dont personne ne sortira indemne. Car toutes les histoires qu'il nous raconte sont fidèles à la réalité... Le témoignage exceptionnel d'un flic marseillais Une plongée dans les coulisses les plus sombres de la société Marc La Mola a travaillé dans différents services et commissariats : service de protection et de sécurité de métro de Paris, brigade anti-criminalité de nuit de Vitrolles, SRPJ brigade criminelle de Marseille, brigade de sûreté urbaine de Marseille-nord. Aujourd'hui il est toujours policier à Marseille, en tant que brigadier-chef à la direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône (DDSP 13). Extrait Extrait du prologue 14 février 2011, dix-neuf heures quarante-cinq minutes. Il fait froid, il pleut. Les pavés du boulevard sont gras et sales. Pollution, déjections de chiens et crachats mêlés à la bruine forment un tapis abject. Je me dissimule dans une grande veste noire et recouvre la moitié de mon visage d'un chèche de coton. J'évite les regards, fixe seulement la pointe de mes chaussures détrempées qui écrasent les immondices. La crasse... J'y trempe depuis plus de vingt-cinq ans ! Je viens de laisser la grande porte en bois se refermer et, derrière elle, un homme élancé en costume gris. Il ne rit pas, ou alors très rarement, il écoute. Je lui ai parlé de moi, de mon travail et de mes années de galère durant lesquelles j'ai voulu me battre contre les événements, les gens, les institutions. Je lui ai raconté mon mal-être. Il m'a écouté puis a conclu d'une voix monocorde que j'étais dans un état dépressif. La fine pluie mouille toujours ma veste, elle s'alourdit. Je progresse lentement vers mon domicile. Mon cerveau va plus vite que la cadence de mes pas. Il turbine, il carbure, il est saturé ! Tout se mêle, rien n'est plus défini. J'ai du mal à retenir mes larmes. Chaque pas marque le tempo de ma vie professionnelle, de ma carrière. J'avance encore lorsque mon raisonnement se structure, je revois ce que j'étais alors que je n'avais que dix-huit ans, je ressens ma motivation de l'époque. Et je constate que depuis, je n'ai fait que glisser, inexorablement. Une longue descente vers mon état psychologique actuel. A cause de ce sale boulot. Ce sale boulot que je hais aujourd'hui et que j'ai pourtant tant aimé... Les quelques centaines de mètres qui me séparent de mon appartement me paraissent interminables et pourtant, cette brève marche en solitaire m'aide à ranger le désordre qui s'est installé dans mon crâne. Je sombre, je vais couler à pic si je ne saisis pas la bouée chimique qui vient de m'être prescrite. Je pose mon petit sachet en plastique sur le métal du comptoir de la cuisine, j'en extrais des boîtes de médicaments... C'est la première fois que je vais prendre des antidépresseurs ! Ma compagne sait depuis bien longtemps que je m'enfonce, elle a tant souhaité que je consulte un psy ! Putain, j'ai oublié la Saint-Valentin ! Mais je suis brisé. Par mon métier. Vingt-cinq ans de police ne s'effacent pas aussi facilement. Même avec des drogues légales. Mon cerveau est en miettes, mais si je parviens à rassembler mes souvenirs, je pourrai peut-être trouver une exp Afficher moinsAfficher plus

Le sale boulot: Confessions d'un flic à la dérive

3.6

(11)

1,49 €
18,90 € -92%
Sélectionnez la condition
1,49 €
18,90 € -92%

Le Pitch

Présentation de l'éditeur Marc La Mola est flic de terrain depuis plus de vingt ans. De la brigade anti-criminalité de nuit (BAC) à la Crim', en passant par la police du métro parisien, il a travaillé sur de nombreuses affaires où se côtoient la misère, la violence, la haine et l'ignorance. Il n'a jamais oublié les regards qu'il a croisés, les cris qu'il a entendus, les larmes qu'il a essuyées. Il n'a jamais accepté les carences de son institution et l'hypocrisie de sa hiérarchie. Un jour, il a fini par craquer, il a tenté de se suicider. Dans le Sale Boulot, Marc La Mola entraîne le lecteur dans des endroits sordides, des cités sensibles et des commissariats miteux. Loin, très loin des clichés de flics de cinéma ou de séries télé, il nous plonge dans le quotidien d'un flic de base. Un voyage dont personne ne sortira indemne. Car toutes les histoires qu'il nous raconte sont fidèles à la réalité... Le témoignage exceptionnel d'un flic marseillais Une plongée dans les coulisses les plus sombres de la société Marc La Mola a travaillé dans différents services et commissariats : service de protection et de sécurité de métro de Paris, brigade anti-criminalité de nuit de Vitrolles, SRPJ brigade criminelle de Marseille, brigade de sûreté urbaine de Marseille-nord. Aujourd'hui il est toujours policier à Marseille, en tant que brigadier-chef à la direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône (DDSP 13). Extrait Extrait du prologue 14 février 2011, dix-neuf heures quarante-cinq minutes. Il fait froid, il pleut. Les pavés du boulevard sont gras et sales. Pollution, déjections de chiens et crachats mêlés à la bruine forment un tapis abject. Je me dissimule dans une grande veste noire et recouvre la moitié de mon visage d'un chèche de coton. J'évite les regards, fixe seulement la pointe de mes chaussures détrempées qui écrasent les immondices. La crasse... J'y trempe depuis plus de vingt-cinq ans ! Je viens de laisser la grande porte en bois se refermer et, derrière elle, un homme élancé en costume gris. Il ne rit pas, ou alors très rarement, il écoute. Je lui ai parlé de moi, de mon travail et de mes années de galère durant lesquelles j'ai voulu me battre contre les événements, les gens, les institutions. Je lui ai raconté mon mal-être. Il m'a écouté puis a conclu d'une voix monocorde que j'étais dans un état dépressif. La fine pluie mouille toujours ma veste, elle s'alourdit. Je progresse lentement vers mon domicile. Mon cerveau va plus vite que la cadence de mes pas. Il turbine, il carbure, il est saturé ! Tout se mêle, rien n'est plus défini. J'ai du mal à retenir mes larmes. Chaque pas marque le tempo de ma vie professionnelle, de ma carrière. J'avance encore lorsque mon raisonnement se structure, je revois ce que j'étais alors que je n'avais que dix-huit ans, je ressens ma motivation de l'époque. Et je constate que depuis, je n'ai fait que glisser, inexorablement. Une longue descente vers mon état psychologique actuel. A cause de ce sale boulot. Ce sale boulot que je hais aujourd'hui et que j'ai pourtant tant aimé... Les quelques centaines de mètres qui me séparent de mon appartement me paraissent interminables et pourtant, cette brève marche en solitaire m'aide à ranger le désordre qui s'est installé dans mon crâne. Je sombre, je vais couler à pic si je ne saisis pas la bouée chimique qui vient de m'être prescrite. Je pose mon petit sachet en plastique sur le métal du comptoir de la cuisine, j'en extrais des boîtes de médicaments... C'est la première fois que je vais prendre des antidépresseurs ! Ma compagne sait depuis bien longtemps que je m'enfonce, elle a tant souhaité que je consulte un psy ! Putain, j'ai oublié la Saint-Valentin ! Mais je suis brisé. Par mon métier. Vingt-cinq ans de police ne s'effacent pas aussi facilement. Même avec des drogues légales. Mon cerveau est en miettes, mais si je parviens à rassembler mes souvenirs, je pourrai peut-être trouver une exp Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Le sale boulot: Confessions d'un flic à la dérive
Format
Broché
Publication
02 novembre 2012
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
288
Taille
21 x 13.5 x 1.9 cm
Poids
285
ISBN-13
9782350133898
Livré entre : 10 juin - 13 juin
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés