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Quand les étoiles deviennent noires : Des rues d'Abidjan aux podiums d'Yves Saint Laurent

3.4

(19)

Le Pitch
Présentation de l'éditeur Quand les étoiles deviennent noires est le nom d'une robe qu'Yves Saint Laurent a dédiée à son égérie, Rebecca Ayoko, dans les années 1980. Née dans un village du Ghana, Rebecca,qui aurait pu devenir prêtresse vaudoue aussi bien que bonne soeur, vit dans la rue et se retrouve enfant esclave battue, exploitée, violée, puis mère à treize ans. Dotée d'une incroyable force vitale, elle lutte pour s'en sortir et décider de son destin. Repérée pour son incroyable beauté, Rebecca est élue Miss Côte d'Ivoire et s'envole pour Paris. Elle gravit les échelons du mannequinat, avant de devenir la mannequin vedette d'Yves Saint Laurent. Admiration réciproque, complicité, la relation entre Rebecca et le grand couturier est unique. Mais cette ascension fulgurante, ce succès météorique a un prix. La chute est d'autant plus douloureuse... Trop longtemps cantonnée au rôle qui lui était assigné : «Sois belle et tais-toi !», Rebecca parle pour la première fois, et nous raconte sa trajectoire insensée, au travers d'un texte qu'elle a porté en elle pendant des années. Un témoignage très attachant, d'une puissance émotionnelle rare. Un récit personnel, qui met en lumière l'ambivalence du monde de la mode : magique et cruel. Extrait Extrait de l'avant-propos «Ne crois pas que les étoiles sont mortes parce que le soleil est caché par les nuages.» Proverbe africain C'est une photo en noir et blanc surgie d'une autre époque. Mon visage fardé, photographié de trois quarts, donnerait presque l'illusion que j'ai la peau blanche. Malgré un chignon sophistiqué, j'ai l'allure androgyne qu'affectionnaient les grands couturiers des années 1980. Au plein coeur de cette décennie, cette photo ornait mon «composite», la carte de visite d'une top model. Au-dessus de l'image, en petits caractères, s'affiche mon identité : «Hauteur 1,76 - Poitrine 84 - Taille 62 - Hanches 90 - Chaussures 40 - Cheveux noirs - Yeux bruns.» Sous la photo, en caractères gras imposants, figure le logo de l'agence Glamour, suivi de coordonnées : 40, rue François-Ier, 75008 Paris - 47 23 89 26. Les numéros de téléphone parisiens se composaient alors de huit chiffres, et les téléphones portables n'existaient pas. Chaque jour, pendant plus dix ans, je me suis contemplée dans ce reflet. «Miroir au mur, suis-je toujours la plus belle ?» La photo semblait me sourire, m'assurant que nulle rivale ne pourrait jamais égaler ma classe et ma beauté. Grisée par cette promesse d'éternité, je menais une vie de princesse, fréquentant des palaces luxueux et revêtant les toilettes les plus élégantes, courtisée par des hommes riches et séduisants. En ces temps-là, Paris était à mes pieds. Comme Cendrillon au bal, charmée par un prince de la haute couture au regard bleu azur et à la voix de miel, étourdie par les valses, je n'ai pas entendu sonner les douze coups de minuit. A l'aube des années 1990, mon carrosse est redevenu citrouille. La promesse d'éternité n'a pas été tenue. J'ai rangé la photo dans mon coffre aux souvenirs. Après avoir tutoyé les étoiles, je suis retombée sur terre. Sans même un parachute. Peu de gens savent qui se cache derrière le masque de marbre d'une top model, ces divas de la mode dont l'allure hautaine s'étale sur les pages de papier glacé des magazines féminins. Somptueusement vêtues sur un podium de défilé ou en villégiature dans quelque destination paradisiaque, au bras d'un Apollon dont la notoriété n'a d'égal que le solde de son compte en banque, nous incarnons le rêve de toutes les jeunes filles. La beauté. La gloire. Le luxe. Tout le monde connaît notre visage et le nom de notre dernier petit ami. Combien savent qui nous sommes, et ce par quoi nous sommes passées ? La dernière chose que l'on attend d'une mannequin de haute couture, c'est qu'elle parle et se raconte. Les gens ont fini par croire que lorsque nous desserrons les lèvres, c'est uniquement pour siroter une flûte de Champagne. Réduites à nos mensurations Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Quand les étoiles deviennent noires est le nom d'une robe qu'Yves Saint Laurent a dédiée à son égérie, Rebecca Ayoko, dans les années 1980. Née dans un village du Ghana, Rebecca,qui aurait pu devenir prêtresse vaudoue aussi bien que bonne soeur, vit dans la rue et se retrouve enfant esclave battue, exploitée, violée, puis mère à treize ans. Dotée d'une incroyable force vitale, elle lutte pour s'en sortir et décider de son destin. Repérée pour son incroyable beauté, Rebecca est élue Miss Côte d'Ivoire et s'envole pour Paris. Elle gravit les échelons du mannequinat, avant de devenir la mannequin vedette d'Yves Saint Laurent. Admiration réciproque, complicité, la relation entre Rebecca et le grand couturier est unique. Mais cette ascension fulgurante, ce succès météorique a un prix. La chute est d'autant plus douloureuse... Trop longtemps cantonnée au rôle qui lui était assigné : «Sois belle et tais-toi !», Rebecca parle pour la première fois, et nous raconte sa trajectoire insensée, au travers d'un texte qu'elle a porté en elle pendant des années. Un témoignage très attachant, d'une puissance émotionnelle rare. Un récit personnel, qui met en lumière l'ambivalence du monde de la mode : magique et cruel. Extrait Extrait de l'avant-propos «Ne crois pas que les étoiles sont mortes parce que le soleil est caché par les nuages.» Proverbe africain C'est une photo en noir et blanc surgie d'une autre époque. Mon visage fardé, photographié de trois quarts, donnerait presque l'illusion que j'ai la peau blanche. Malgré un chignon sophistiqué, j'ai l'allure androgyne qu'affectionnaient les grands couturiers des années 1980. Au plein coeur de cette décennie, cette photo ornait mon «composite», la carte de visite d'une top model. Au-dessus de l'image, en petits caractères, s'affiche mon identité : «Hauteur 1,76 - Poitrine 84 - Taille 62 - Hanches 90 - Chaussures 40 - Cheveux noirs - Yeux bruns.» Sous la photo, en caractères gras imposants, figure le logo de l'agence Glamour, suivi de coordonnées : 40, rue François-Ier, 75008 Paris - 47 23 89 26. Les numéros de téléphone parisiens se composaient alors de huit chiffres, et les téléphones portables n'existaient pas. Chaque jour, pendant plus dix ans, je me suis contemplée dans ce reflet. «Miroir au mur, suis-je toujours la plus belle ?» La photo semblait me sourire, m'assurant que nulle rivale ne pourrait jamais égaler ma classe et ma beauté. Grisée par cette promesse d'éternité, je menais une vie de princesse, fréquentant des palaces luxueux et revêtant les toilettes les plus élégantes, courtisée par des hommes riches et séduisants. En ces temps-là, Paris était à mes pieds. Comme Cendrillon au bal, charmée par un prince de la haute couture au regard bleu azur et à la voix de miel, étourdie par les valses, je n'ai pas entendu sonner les douze coups de minuit. A l'aube des années 1990, mon carrosse est redevenu citrouille. La promesse d'éternité n'a pas été tenue. J'ai rangé la photo dans mon coffre aux souvenirs. Après avoir tutoyé les étoiles, je suis retombée sur terre. Sans même un parachute. Peu de gens savent qui se cache derrière le masque de marbre d'une top model, ces divas de la mode dont l'allure hautaine s'étale sur les pages de papier glacé des magazines féminins. Somptueusement vêtues sur un podium de défilé ou en villégiature dans quelque destination paradisiaque, au bras d'un Apollon dont la notoriété n'a d'égal que le solde de son compte en banque, nous incarnons le rêve de toutes les jeunes filles. La beauté. La gloire. Le luxe. Tout le monde connaît notre visage et le nom de notre dernier petit ami. Combien savent qui nous sommes, et ce par quoi nous sommes passées ? La dernière chose que l'on attend d'une mannequin de haute couture, c'est qu'elle parle et se raconte. Les gens ont fini par croire que lorsque nous desserrons les lèvres, c'est uniquement pour siroter une flûte de Champagne. Réduites à nos mensurations Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Quand les étoiles deviennent noires : Des rues d'Abidjan aux podiums d'Yves Saint Laurent
Format
Broché
Publication
01 janvier 2012
Pages
320
Taille
22.5 x 14 x 2.3 cm
Poids
384
ISBN-13
9782350133652
Livré entre : 19 mai - 22 mai
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