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Le Chant de la grande rivière

4.0

(12)

Audience : Jeunesse - A partir de 9 ans
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Un éclair orange transperça les roseaux. Un bec : long, pointu, menaçant. Il fourragea tranquillement à droite et à gauche, et disparut. Un instant plus tard, il s’enfonça de nouveau, plus près de l’endroit où était Fern. Il fouilla encore, jusqu’à frôler sa fourrure. Fern émit un léger couinement. Sa patte se mit à trembler. – Ne bougez pas. Pas un bruit. Sylvan ferma les yeux. «Faites qu’il s’en aille. S’il vous plaît, qu’il ne me voie pas.» Sylvan, un tout jeune campagnol, est le plus téméraire de ses trois frère et sœurs. Leur mère, Daphné, veille sur eux et sur son territoire avec une vigilance de chaque instant. Sylvan n’a qu’une idée : quitter enfin la douceur de son terrier pour faire la connaissance de Sinéthis, la grande rivière dont le chant l’accompagne depuis sa naissance – et ce jour est arrivé ! Mais peu après, Daphné reçoit une visite fort inquiétante : Elon, un voisin, la met en garde contre le terrible prédateur qui rôde le long des rives… Un roman qui allie suspense et poésie, par un grand zoologiste. Extrait L'aube était grise, et les eaux étaient calmes. Sylvan, qui dormait avec ses frère et soeurs pelotonnés douillettement les uns contre les autres dans un méli-mélo de pattes enchevêtrées, fut le premier à se réveiller. Leur respiration le berçait tandis que la lumière de l'aube pénétrait dans la galerie et dans la chambre, apportant avec elle les effluves du matin. Il bâilla. Il ouvrit les yeux. Il sourit. C'était aujourd'hui. Enfin. Sylvan se détacha du groupe, ignorant les protestations des autres dormeurs, et s'assit, les moustaches frémissantes, à l'entrée de la chambre. Il devait attendre les autres, il le savait. Ils devaient sortir tous ensemble. Mais l'air était tout vibrant d'une promesse de nouveautés, alors, après un dernier regard à ses soeurs et à son frère, Sylvan pénétra dans le tunnel qu'il descendit en trottinant. Il connaissait le chemin depuis longtemps : à gauche, à droite, on contourne un noeud de racines et on fait une pause là où le toit s'est écroulé. On jette un oeil vers le ciel. Frémissement. On écoute. On flaire. Et en avant, on descend vers les salles du bas, le passage vers la Grande Rivière, la porte ouverte sur le monde. A mesure qu'il descendait, il faisait plus clair et l'air devenait plus frais, plus vivifiant. Un autre tournant, une petite montée. Et ce fut elle, enfin : la Grande Rivière. Ses eaux, qui clapotaient contre la minuscule plate-forme façonnée par les piétinements de la famille, étaient limpides à l'ombre des herbes hautes. Il fut rempli de son immensité, de son mouvement, de son chant. Il ressentit comme une pulsion irrésistible le désir de plonger, de se mouvoir en elle, de nager dans son courant. Il hésita, avança une patte; tout l'attirait dehors, vers le vaste monde. - Dites-moi un peu ce que vous faites là, jeune campagnol ? Une patte s'était posée sur sa queue, l'immobilisant. Sylvan se figea. Il ramena vivement sa patte sur la terre. Comme sa mère libérait sa queue, il se retourna, tout honteux. - Rien. Les moustaches de sa mère étaient raides de désapprobation. Quatrième de couverture Un éclair orange transperça les roseaux. Un bec : long, pointu, menaçant. Il fourragea tranquillement à droite et à gauche, et disparut. Un instant plus tard, il s’enfonça de nouveau, plus près de l’endroit où était Fern. Il fouilla encore, jusqu’à frôler sa fourrure. Fern émit un léger couinement. Sa patte se mit à trembler. – Ne bougez pas. Pas un bruit. Sylvan ferma les yeux. «Faites qu’il s’en aille. S’il vous plaît, qu’il ne me voie pas.» Sylvan, un tout jeune campagnol, est le plus téméraire de ses trois frère et sœurs. Leur mère, Daphné, veille sur eux et sur son territoire avec une vigilance de chaque instant. Sylvan n’a qu’une idée : quitter enfin la douceur de son terrier pour faire la connaissance de Sinéthis, la grande rivière dont le chant l’accompagne depuis sa naissance – et ce jour est ar Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Un éclair orange transperça les roseaux. Un bec : long, pointu, menaçant. Il fourragea tranquillement à droite et à gauche, et disparut. Un instant plus tard, il s’enfonça de nouveau, plus près de l’endroit où était Fern. Il fouilla encore, jusqu’à frôler sa fourrure. Fern émit un léger couinement. Sa patte se mit à trembler. – Ne bougez pas. Pas un bruit. Sylvan ferma les yeux. «Faites qu’il s’en aille. S’il vous plaît, qu’il ne me voie pas.» Sylvan, un tout jeune campagnol, est le plus téméraire de ses trois frère et sœurs. Leur mère, Daphné, veille sur eux et sur son territoire avec une vigilance de chaque instant. Sylvan n’a qu’une idée : quitter enfin la douceur de son terrier pour faire la connaissance de Sinéthis, la grande rivière dont le chant l’accompagne depuis sa naissance – et ce jour est arrivé ! Mais peu après, Daphné reçoit une visite fort inquiétante : Elon, un voisin, la met en garde contre le terrible prédateur qui rôde le long des rives… Un roman qui allie suspense et poésie, par un grand zoologiste. Extrait L'aube était grise, et les eaux étaient calmes. Sylvan, qui dormait avec ses frère et soeurs pelotonnés douillettement les uns contre les autres dans un méli-mélo de pattes enchevêtrées, fut le premier à se réveiller. Leur respiration le berçait tandis que la lumière de l'aube pénétrait dans la galerie et dans la chambre, apportant avec elle les effluves du matin. Il bâilla. Il ouvrit les yeux. Il sourit. C'était aujourd'hui. Enfin. Sylvan se détacha du groupe, ignorant les protestations des autres dormeurs, et s'assit, les moustaches frémissantes, à l'entrée de la chambre. Il devait attendre les autres, il le savait. Ils devaient sortir tous ensemble. Mais l'air était tout vibrant d'une promesse de nouveautés, alors, après un dernier regard à ses soeurs et à son frère, Sylvan pénétra dans le tunnel qu'il descendit en trottinant. Il connaissait le chemin depuis longtemps : à gauche, à droite, on contourne un noeud de racines et on fait une pause là où le toit s'est écroulé. On jette un oeil vers le ciel. Frémissement. On écoute. On flaire. Et en avant, on descend vers les salles du bas, le passage vers la Grande Rivière, la porte ouverte sur le monde. A mesure qu'il descendait, il faisait plus clair et l'air devenait plus frais, plus vivifiant. Un autre tournant, une petite montée. Et ce fut elle, enfin : la Grande Rivière. Ses eaux, qui clapotaient contre la minuscule plate-forme façonnée par les piétinements de la famille, étaient limpides à l'ombre des herbes hautes. Il fut rempli de son immensité, de son mouvement, de son chant. Il ressentit comme une pulsion irrésistible le désir de plonger, de se mouvoir en elle, de nager dans son courant. Il hésita, avança une patte; tout l'attirait dehors, vers le vaste monde. - Dites-moi un peu ce que vous faites là, jeune campagnol ? Une patte s'était posée sur sa queue, l'immobilisant. Sylvan se figea. Il ramena vivement sa patte sur la terre. Comme sa mère libérait sa queue, il se retourna, tout honteux. - Rien. Les moustaches de sa mère étaient raides de désapprobation. Quatrième de couverture Un éclair orange transperça les roseaux. Un bec : long, pointu, menaçant. Il fourragea tranquillement à droite et à gauche, et disparut. Un instant plus tard, il s’enfonça de nouveau, plus près de l’endroit où était Fern. Il fouilla encore, jusqu’à frôler sa fourrure. Fern émit un léger couinement. Sa patte se mit à trembler. – Ne bougez pas. Pas un bruit. Sylvan ferma les yeux. «Faites qu’il s’en aille. S’il vous plaît, qu’il ne me voie pas.» Sylvan, un tout jeune campagnol, est le plus téméraire de ses trois frère et sœurs. Leur mère, Daphné, veille sur eux et sur son territoire avec une vigilance de chaque instant. Sylvan n’a qu’une idée : quitter enfin la douceur de son terrier pour faire la connaissance de Sinéthis, la grande rivière dont le chant l’accompagne depuis sa naissance – et ce jour est ar Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Le Chant de la grande rivière
Format
Broché
Publication
31 août 2013
Illustrations
Zhu, Ping
Traduction
Nikly, Michelle
Audience
Jeunesse - A partir de 9 ans
Pages
256
Taille
20 x 14.6 x 2 cm
Poids
329
ISBN-13
9782330022532

Contenu

4ème de couverture

Un éclair orange transperça les roseaux. Un bec : long, pointu, menaçant. Il fourragea tranquillement à droite et à gauche, et disparut. Un instant plus tard, il s’enfonça de nouveau, plus près de l’endroit où était Fern. Il fouilla encore, jusqu’à frôler sa fourrure. Fern émit un léger couinement. Sa patte se mit à trembler.– Ne bougez pas. Pas un bruit.Sylvan ferma les yeux. Faites qu’il s’en aille. S’il vous plaît, qu’il ne me voie pas.Sylvan, un tout jeune campagnol, est le plus téméraire de ses trois frère et sœurs. Leur mère, Daphné, veille sur eux et sur son territoire avec une vigilance de chaque instant. Sylvan n’a qu’une idée : quitter enfin la douceur de son terrier pour faire la connaissance de Sinéthis, la grande rivière dont le chant l’accompagne depuis sa naissance – et ce jour est arrivé ! Mais peu après, Daphné reçoit une visite fort inquiétante : Elon, un voisin, la met en garde contre le terrible prédateur qui rôde le long des rives… Un roman qui allie suspense et poésie, par un grand zoologiste.
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