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OEuvres. Tome 11

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SommaireTABLE CONTENANT LES SOMMAIRES Des Méditations renfermées dans ce Volume.PREMIERE MÉDITATION. De toutes les questions qui peuvent être agitées parmi les hommes, il n'en est point de plus intéressante pour eux, que celle qu'on entreprend ici d'examiner, parce que de-là dépendent tous les devoirs qui lient les hommes entre-eux. Tout devient flottant& incertain dans la morale, s'il n'y a pas une regle naturelle, immuable, antérieure à toutes les institutions positives, laquelle sépare le juste de l'injuste. Ebranler ce premier principe, c'est fournir des armes à l'impiété, attaquer l'existence de Dieu, ou en défigurer l'idée. Les loix positives ne peuventtenir lieu de cette justice primitive& éternelle qui en est l'exemplaire& le fondement. Ce n'est pas non plus dans le desir naturel de sa conservation ou de son bien être, que l'homme peut trouver une regle sûre capable de le conduire à travers les écueils& les périls jusqu'à sa véritable destination. Il n'y a qu'une justice naturelle, antérieure à toutes les institutions positives, qui puisse donner la véritable mesure de nos devoirs,& une notion juste des vertus des vices. Objections des ennemis de la loi naturelle: leurs raisons réunies en un systême suivi,& présentées sous le point de vue le plus séduisant. Plan que l'Auteur se propose de suivre dans les Méditations suivantes, pour attaquer pour détruire ce pernicieux systême.Page1-16SECONDE MÉDITATION. Pspanlosophes de nos jours moins sages& moins religieux pour la plupart que les Poëtes payens. Ils semblent vouloir épargner à la raison la peine de combattre ses pallions; il travaillent à étouffer ou à prévenir des remords, qui sont une salutaire barriere contreles vices. Ce coupable dessein n'est pas celui du Pspanlosophe qui a donné lieu à cet Ouvrage. Mais il n'auroit pas dû décrier la loi naturelle, sous prétexte de mieux établir la nécessité de la révélation Sans le sçavoir ou le vouloir, il favorise ces esprits inquiets& corrompus, qui, en éteignant la lumiere de la justice naturelle, veulent procurer à l'homme la paix ou l'impunité dans ses désordres. Deux objections à résoudre. La premiere prise des doutes affectés ou involontaires des hommes. J'ai des Connoissances claires, distinctes& certaines: elles sont indépendantes de l'opinion, des préjugés& de l'ignorance de mes semblables. Inutilité des fictions imaginées par quelques Pspanlosophes pour attaquer l'idée de la justice naturelle. Leurs raisonnemens fondés sur la diversité des opinions humaines, non-seulement faux, mais ridicules. Nouvelle objection, qui consiste à opposer la conduite du commun des hommes à l'idée de la justice. On en renvoie l'examen& la réponse à la Méditation suivante.16-33TROISIEME MÉDITATION. Est-il vrai que toutes nos facultés sont affectées nécessairement& invinciblement par leur objet? C'est: la supposition qui sert de fondement à la difficulté proposée: supposition hautement démentie par la conscience du genre humain,& pleinement détruite par des raisonnemens clairs& convaincans. Elle tend à anéantir tous nos devoirs, en attaquant la liberté, ce sentiment si intime& si profond dont toutes les subtilités de la dialectique ne sçauroient étouffer l'impression ni obscurcir l'évidence. L'homme examine les diverses impressions qui le frappent: il les compare entr'elles; il préfere tantôt les unes, tantôt les autres: preuve évidente qu'il n'en est pas dominé invinciblement. Si l'on dit que le doute, l'examen, la préférence sont des impressions également nécessaires& invincibles,& que c'est Dieu qui en est l'auteur; c'est donc lui aussi qui produit en nous, par une opération non moins invincible, ce sentiment que nous avons de notre pouvoir pour résister aux impressions qui nous frappent. Dès-lors il faut, ou renoncer au principe des adversaires de la justice naturelle, ou avouer que l'Etre Suprême est contraire à lui-même. Mais si l'on convient que c'est Dieu qui, en qualité de cause universelle& toute puissante, fait en nous toutes choses, comment peut-il être vrai que notre ame n'est pas invinciblement dominée par les diverses impressions qui la frappent? Cette discussion n'est point absolument nécessaire. C'est assez à la rigueur de voir les deux vérités séparément, quoiqu'on ne voie pas le lien qui les unit. Il n'est pourtant pas impossible de les concilier. Dieu a établi dans le monde spirituel un ordre à peu près semblable à celui qu'il suit dans le monde visible: il a établi un ordre de moyens pour éclairer notre esprit& pour déterminer notre volonté, comme il en a établi un pour nourrir notre corps pour le conserver. Sous son opération, aussi douce que puissante, notre ame exerce librement ses facultés: elle examine, doute, donne ou refuse son consentement: elle éprouve à tout moment que toutes les impressions qui viennent du dehors, ne regnent pas absolument sur elle; qu'il y en a une multitude auxquelles elle peut résister,& auxquelles elle résiste effectivement. Enfin quand même on admettroit sans explication& sans réserve, ce principe faux ou inutile que nos facultés sont invinciblement dominées par les objets qui les affectent, on n'auroit pas pour cela le droit d'en conclure que nous n'avons aucune idée du juste& de l'injuste, à moins de joindre au principe plusieurs suppositions également contraires à la raison& à l'expérience. Les raisonnemens dont on se sert pour attaquer l'idée naturelle de la justice, ne sont pas seulement faux, mais pernicieux, puisqu?ils tendent à ébranler tous les principes de la morale,& tout ce qu'il a de plus certain dans les connoissances humaines.33-74QUATRIEME MÉDITATION. Ce n'est pas assez de détruire des erreurs& des préjugés, il faut de plus établir d'une maniere solide le principe sur lequel repose la certitude des connoissances humaines. Nous desirons naturellement de connaître le vrai. Le vrai n'est que ce qui est, comme le faux n'est que le néant, ou ce qui n'est pas. Pour avoir une juste idée de la vérité, il faut la considérer dans sa source, c'est-à-dire, dans Dieu même. Dieu voir dans son essence les idées de tous les êtres possibles. Il voit dans sa volonté tout ce qui a jamais été,& tout ce qui sera jamais. Sa connoissance est toujours également parfaite& consommée en un instant. Le néant n'est pas intelligible par lui-même, mais en connoissant toute l'étendue de l'être, Dieu y voit l'exclusion positive de ce qui n'est pas. Deux degrés dans le néant comme dans l'être: un néant d'idée ou d'essence, d'où naît l'absolue impossibilité, ou la fausseté essentielle& métaphysique: un néant d'existence qui n'exclut que l'être actuel. Dieu connoît le premier dans ses idées,& le sécond dans sa volonté. Si nous cherchons le vrai dans notre connoissance; quelle est la voie qui nous conduit à la vérité? On y parvient par voie d'intelligence ou de perception; par voie d'impression ou de sentiment. Dans l'une& dans l'autre voie, on distingue quatre opérations différentes, qui sont comme autant de stations dans la route de la vérité, l'idée ou le sentiment simple, le jugement, le raisonnement& la méthode. Il en résulte que la vérité consiste à voir,& à bien voir; comme la fausseté consiste à ne point voir, ou à voir mal. Ainsi la connoissance du vrai conserve le même caractere, soit qu'on la considere dans sa perfection originale qui est Dieu, soit qu'on l'envisage dans les intelligences créées; quoi qu?il y ait une distance infinie entre le foible rayon qui éclaire notre esprit& la plénitude de lumiere qui est en Dieu. Quoique votre vue soit foible, nous pouvons nous assurer que nous avons bien vu,& demeurer en repos dans la jouissance de la vérité. Notre connoissance a pour objet ou l'essence des choses ou leur existence. De la diversité des objets, naît la différence des vérités. Vérités du premier ordre qui regardent les idées primitives& originales des êtres: vérités du sécond ordre, qui ont pour objet des effets produits par la seule volonté de Dieu; naturelles ou physiques, si elles font le résultat des loix confiantes de la nature; surnaturelles, si l'opération de Dieu est supérieure à l'ordre de la nature. Vérités du troisieme ordre; ce sont celles qui dépendent de la détermination libre d'une volonté créée; on les appelle des vérités contingentes. Trois moyens pour parvenir à la connoissance de ces vérités. L'attention de notre esprit& les opérations de notre raison pour découvrir les premières. Le rapport de nos sens aidé& soutenu par l'attention de l'esprit, pour arriver aux secondes: enfin le témoignage des autres hommes à l'égard des troisiemes. Nous sommes assurés de posséder la vérité par ce sentiment intérieur, par cet état de repos& de securité où l'esprit ne desire plus, parce que la possession& la jouissance a succédé à l'égitation& aux recherches. Ainsi dans la généalogie de nos pensées, on remonte enfin à une premiere notion qui n'a pour garant de sa vérité, que le sentiment intérieur ou une conscience intime: ce repos intérieur est produit ou par un sentiment simple, comme quand je dis que je pense, que je veux, que j'existe: ou par une perception claire& lumineuse, comme lorsque je suis convaincu de la vérité d'une proposition géométrique; ou enfin par le témoignage de ceux qui, sur le point dont il s'agit, ne peuvent être ni trompés ni trompeurs, comme lorsque Dieu me par le, ou qu'on me ditqu'il y a une ville de Rome. La raison se joint au sentiment pour nous assurer que l'évidence ne sçauroit nous induire en erreur, qu'elle est le caractere infaillible de la vérité,& la regle sûre de nos jugemens. Attaquer ce principe, c'est ouvrir la porte à toutes les absurdités imaginables. Les Pyrrhoniens se sont jettés dans cet abîme, en soutenant que tout est: pour nous environné de ténebres& d'incertitudes;& que de toutes les dispositions de l'esprit humain, un doute universel étoit la pl... Afficher moinsAfficher plus

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SommaireTABLE CONTENANT LES SOMMAIRES Des Méditations renfermées dans ce Volume.PREMIERE MÉDITATION. De toutes les questions qui peuvent être agitées parmi les hommes, il n'en est point de plus intéressante pour eux, que celle qu'on entreprend ici d'examiner, parce que de-là dépendent tous les devoirs qui lient les hommes entre-eux. Tout devient flottant& incertain dans la morale, s'il n'y a pas une regle naturelle, immuable, antérieure à toutes les institutions positives, laquelle sépare le juste de l'injuste. Ebranler ce premier principe, c'est fournir des armes à l'impiété, attaquer l'existence de Dieu, ou en défigurer l'idée. Les loix positives ne peuventtenir lieu de cette justice primitive& éternelle qui en est l'exemplaire& le fondement. Ce n'est pas non plus dans le desir naturel de sa conservation ou de son bien être, que l'homme peut trouver une regle sûre capable de le conduire à travers les écueils& les périls jusqu'à sa véritable destination. Il n'y a qu'une justice naturelle, antérieure à toutes les institutions positives, qui puisse donner la véritable mesure de nos devoirs,& une notion juste des vertus des vices. Objections des ennemis de la loi naturelle: leurs raisons réunies en un systême suivi,& présentées sous le point de vue le plus séduisant. Plan que l'Auteur se propose de suivre dans les Méditations suivantes, pour attaquer pour détruire ce pernicieux systême.Page1-16SECONDE MÉDITATION. Pspanlosophes de nos jours moins sages& moins religieux pour la plupart que les Poëtes payens. Ils semblent vouloir épargner à la raison la peine de combattre ses pallions; il travaillent à étouffer ou à prévenir des remords, qui sont une salutaire barriere contreles vices. Ce coupable dessein n'est pas celui du Pspanlosophe qui a donné lieu à cet Ouvrage. Mais il n'auroit pas dû décrier la loi naturelle, sous prétexte de mieux établir la nécessité de la révélation Sans le sçavoir ou le vouloir, il favorise ces esprits inquiets& corrompus, qui, en éteignant la lumiere de la justice naturelle, veulent procurer à l'homme la paix ou l'impunité dans ses désordres. Deux objections à résoudre. La premiere prise des doutes affectés ou involontaires des hommes. J'ai des Connoissances claires, distinctes& certaines: elles sont indépendantes de l'opinion, des préjugés& de l'ignorance de mes semblables. Inutilité des fictions imaginées par quelques Pspanlosophes pour attaquer l'idée de la justice naturelle. Leurs raisonnemens fondés sur la diversité des opinions humaines, non-seulement faux, mais ridicules. Nouvelle objection, qui consiste à opposer la conduite du commun des hommes à l'idée de la justice. On en renvoie l'examen& la réponse à la Méditation suivante.16-33TROISIEME MÉDITATION. Est-il vrai que toutes nos facultés sont affectées nécessairement& invinciblement par leur objet? C'est: la supposition qui sert de fondement à la difficulté proposée: supposition hautement démentie par la conscience du genre humain,& pleinement détruite par des raisonnemens clairs& convaincans. Elle tend à anéantir tous nos devoirs, en attaquant la liberté, ce sentiment si intime& si profond dont toutes les subtilités de la dialectique ne sçauroient étouffer l'impression ni obscurcir l'évidence. L'homme examine les diverses impressions qui le frappent: il les compare entr'elles; il préfere tantôt les unes, tantôt les autres: preuve évidente qu'il n'en est pas dominé invinciblement. Si l'on dit que le doute, l'examen, la préférence sont des impressions également nécessaires& invincibles,& que c'est Dieu qui en est l'auteur; c'est donc lui aussi qui produit en nous, par une opération non moins invincible, ce sentiment que nous avons de notre pouvoir pour résister aux impressions qui nous frappent. Dès-lors il faut, ou renoncer au principe des adversaires de la justice naturelle, ou avouer que l'Etre Suprême est contraire à lui-même. Mais si l'on convient que c'est Dieu qui, en qualité de cause universelle& toute puissante, fait en nous toutes choses, comment peut-il être vrai que notre ame n'est pas invinciblement dominée par les diverses impressions qui la frappent? Cette discussion n'est point absolument nécessaire. C'est assez à la rigueur de voir les deux vérités séparément, quoiqu'on ne voie pas le lien qui les unit. Il n'est pourtant pas impossible de les concilier. Dieu a établi dans le monde spirituel un ordre à peu près semblable à celui qu'il suit dans le monde visible: il a établi un ordre de moyens pour éclairer notre esprit& pour déterminer notre volonté, comme il en a établi un pour nourrir notre corps pour le conserver. Sous son opération, aussi douce que puissante, notre ame exerce librement ses facultés: elle examine, doute, donne ou refuse son consentement: elle éprouve à tout moment que toutes les impressions qui viennent du dehors, ne regnent pas absolument sur elle; qu'il y en a une multitude auxquelles elle peut résister,& auxquelles elle résiste effectivement. Enfin quand même on admettroit sans explication& sans réserve, ce principe faux ou inutile que nos facultés sont invinciblement dominées par les objets qui les affectent, on n'auroit pas pour cela le droit d'en conclure que nous n'avons aucune idée du juste& de l'injuste, à moins de joindre au principe plusieurs suppositions également contraires à la raison& à l'expérience. Les raisonnemens dont on se sert pour attaquer l'idée naturelle de la justice, ne sont pas seulement faux, mais pernicieux, puisqu?ils tendent à ébranler tous les principes de la morale,& tout ce qu'il a de plus certain dans les connoissances humaines.33-74QUATRIEME MÉDITATION. Ce n'est pas assez de détruire des erreurs& des préjugés, il faut de plus établir d'une maniere solide le principe sur lequel repose la certitude des connoissances humaines. Nous desirons naturellement de connaître le vrai. Le vrai n'est que ce qui est, comme le faux n'est que le néant, ou ce qui n'est pas. Pour avoir une juste idée de la vérité, il faut la considérer dans sa source, c'est-à-dire, dans Dieu même. Dieu voir dans son essence les idées de tous les êtres possibles. Il voit dans sa volonté tout ce qui a jamais été,& tout ce qui sera jamais. Sa connoissance est toujours également parfaite& consommée en un instant. Le néant n'est pas intelligible par lui-même, mais en connoissant toute l'étendue de l'être, Dieu y voit l'exclusion positive de ce qui n'est pas. Deux degrés dans le néant comme dans l'être: un néant d'idée ou d'essence, d'où naît l'absolue impossibilité, ou la fausseté essentielle& métaphysique: un néant d'existence qui n'exclut que l'être actuel. Dieu connoît le premier dans ses idées,& le sécond dans sa volonté. Si nous cherchons le vrai dans notre connoissance; quelle est la voie qui nous conduit à la vérité? On y parvient par voie d'intelligence ou de perception; par voie d'impression ou de sentiment. Dans l'une& dans l'autre voie, on distingue quatre opérations différentes, qui sont comme autant de stations dans la route de la vérité, l'idée ou le sentiment simple, le jugement, le raisonnement& la méthode. Il en résulte que la vérité consiste à voir,& à bien voir; comme la fausseté consiste à ne point voir, ou à voir mal. Ainsi la connoissance du vrai conserve le même caractere, soit qu'on la considere dans sa perfection originale qui est Dieu, soit qu'on l'envisage dans les intelligences créées; quoi qu?il y ait une distance infinie entre le foible rayon qui éclaire notre esprit& la plénitude de lumiere qui est en Dieu. Quoique votre vue soit foible, nous pouvons nous assurer que nous avons bien vu,& demeurer en repos dans la jouissance de la vérité. Notre connoissance a pour objet ou l'essence des choses ou leur existence. De la diversité des objets, naît la différence des vérités. Vérités du premier ordre qui regardent les idées primitives& originales des êtres: vérités du sécond ordre, qui ont pour objet des effets produits par la seule volonté de Dieu; naturelles ou physiques, si elles font le résultat des loix confiantes de la nature; surnaturelles, si l'opération de Dieu est supérieure à l'ordre de la nature. Vérités du troisieme ordre; ce sont celles qui dépendent de la détermination libre d'une volonté créée; on les appelle des vérités contingentes. Trois moyens pour parvenir à la connoissance de ces vérités. L'attention de notre esprit& les opérations de notre raison pour découvrir les premières. Le rapport de nos sens aidé& soutenu par l'attention de l'esprit, pour arriver aux secondes: enfin le témoignage des autres hommes à l'égard des troisiemes. Nous sommes assurés de posséder la vérité par ce sentiment intérieur, par cet état de repos& de securité où l'esprit ne desire plus, parce que la possession& la jouissance a succédé à l'égitation& aux recherches. Ainsi dans la généalogie de nos pensées, on remonte enfin à une premiere notion qui n'a pour garant de sa vérité, que le sentiment intérieur ou une conscience intime: ce repos intérieur est produit ou par un sentiment simple, comme quand je dis que je pense, que je veux, que j'existe: ou par une perception claire& lumineuse, comme lorsque je suis convaincu de la vérité d'une proposition géométrique; ou enfin par le témoignage de ceux qui, sur le point dont il s'agit, ne peuvent être ni trompés ni trompeurs, comme lorsque Dieu me par le, ou qu'on me ditqu'il y a une ville de Rome. La raison se joint au sentiment pour nous assurer que l'évidence ne sçauroit nous induire en erreur, qu'elle est le caractere infaillible de la vérité,& la regle sûre de nos jugemens. Attaquer ce principe, c'est ouvrir la porte à toutes les absurdités imaginables. 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Détails du livre

Titre complet
OEuvres. Tome 11
Editeur
Format
Broché
Publication
01 février 2020
Auteur
André
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
699
Taille
23.4 x 15.6 x 15.6 cm
Poids
966
ISBN-13
9782329380438

Auteur

Livré entre : 2 juillet - 7 juillet
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