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Le silence des cadres

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Le thème de la souffrance au travail a été popularisé ces dernières années. Or très peu d'enquêtes ont été réalisées sur la population des cadres parce que leur malaise est peu visible. Il n'en est pas moins profond. Les médias se font parfois l'écho de cadres qui se révoltent... mais ce sont les exceptions qui confirment la règle ! La plupart des cadres souffrent en silence. Denis Monneuse le démontre à partir de plus d'une centaine de témoignages et anecdotes recueillis ces dernières années dans de grandes entreprises ainsi que dans quelques PME. Quelles sont les sources du «malaise des cadres» ? Pourquoi leur souffrance ne n'exprime-t-elle pas haut et fort ? Leur silence est-il passif, stratégique ou consentant ? Sont-ils condamnés au burn-out ou bien à démissionner pour changer de vie et retrouver du sens ? Les entreprises ne devraient-elles pas au contraire «chouchouter» leurs cadres ? Un livre percutant dans lequel de nombreux cadres se reconnaîtront... Denis Monneuse est sociologue, chercheur associé à l'IAE de Paris. Directeur du cabinet de conseil «Poil à Gratter», il intervient régulièrement en entreprise pour des DRH ou des managers. Il est notamment l'auteur des ouvrages L'absentéisme au travail, Afnor (2009) et Le Surprésentéisme, De Boeck (2013). Extrait Extrait de l'introduction Soixante ans de malaise des cadres ! Il y a quelques mois, un institut de sondage organisait un petit-déjeuner pour présenter les résultats d'une enquête d'opinion indiquant que les cadres étaient nombreux à se déclarer désinvestis au travail. Une journaliste poussa alors ce soupir : «Ça fait vingt ans que je fais ce métier et vingt ans qu'on en parle ! A force d'être désengagea, plus aucun cadre ne devrait bosser !» Le spectre de «la révolte des cadres» Il est vrai que le thème du malaise des cadres est tout sauf nouveau. Il s'agit d'un «marronnier», c'est-à-dire d'un sujet régulièrement remis sur le devant de la scène médiatique, entre un dossier sur les Francs-Maçons et un autre sur l'immobilier. N'y aurait-il donc rien de neuf sous le soleil ? Si. Ce qui est nouveau, c'est que les cadres seraient désormais prêts à prendre les armes, à ferrailler contre leur triste sort, bref à en découdre. Tout un discours s'est en effet développé au cours des années 2000 autour de la «révolte des cadres». Replaçons-nous dix ans en arrière. Après les «Quarante Glorieuses» d'implication des cadres, «le capitalisme mourra-t-il d'une baisse tendancielle de taux de motivation ?» se demandait Le Monde. A en croire les observateurs, les cadres semblaient partagés entre la «tentation du retrait» d'un côté et la volonté de «se rebiffer» de l'autre. La situation semblait explosive. D'ailleurs, le succès de Sud-Renault à Guyancourt inquiétait : les cadres allaient-ils se mettre au syndicalisme radical ? Des films tels que Ressources humaines de Laurent Cantet prenaient le relais en mettant en scène des cadres mal à l'aise avec la mission qui leur était confiée. La version actualisée des Temps modernes de Charlie Chaplin semblait trouvée. Parmi le flot de pages consacrées à ce phénomène, deux ouvrages sont particulièrement sortis du lot. Le premier, La fatigue des élites, pointe les stratégies de désinvestissement des cadres, en particulier leurs comportements de résistance active (dire non) et passive (se réfugier dans des comportements bureaucratiques, se créer des zones de confort...). L'auteur, François Dupuy, va encore plus loin. Il note que les managers se situent de plus en plus souvent dans le «retrait offensif», caractérisé par la défense de leurs avantages acquis. Ce mélange de malaise et de frustration traduit un «mouvement général de désenchantement et de retrait des cadres». Pis, «la grande masse des cadres entre bien aujourd'hui dans la catégorie de ceux pour lesquels le travail est une douleur avant d'être un honneur». Le lecteur serait à deux doigts de verser une larme sur le sort de Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Le thème de la souffrance au travail a été popularisé ces dernières années. Or très peu d'enquêtes ont été réalisées sur la population des cadres parce que leur malaise est peu visible. Il n'en est pas moins profond. Les médias se font parfois l'écho de cadres qui se révoltent... mais ce sont les exceptions qui confirment la règle ! La plupart des cadres souffrent en silence. Denis Monneuse le démontre à partir de plus d'une centaine de témoignages et anecdotes recueillis ces dernières années dans de grandes entreprises ainsi que dans quelques PME. Quelles sont les sources du «malaise des cadres» ? Pourquoi leur souffrance ne n'exprime-t-elle pas haut et fort ? Leur silence est-il passif, stratégique ou consentant ? Sont-ils condamnés au burn-out ou bien à démissionner pour changer de vie et retrouver du sens ? Les entreprises ne devraient-elles pas au contraire «chouchouter» leurs cadres ? Un livre percutant dans lequel de nombreux cadres se reconnaîtront... Denis Monneuse est sociologue, chercheur associé à l'IAE de Paris. Directeur du cabinet de conseil «Poil à Gratter», il intervient régulièrement en entreprise pour des DRH ou des managers. Il est notamment l'auteur des ouvrages L'absentéisme au travail, Afnor (2009) et Le Surprésentéisme, De Boeck (2013). Extrait Extrait de l'introduction Soixante ans de malaise des cadres ! Il y a quelques mois, un institut de sondage organisait un petit-déjeuner pour présenter les résultats d'une enquête d'opinion indiquant que les cadres étaient nombreux à se déclarer désinvestis au travail. Une journaliste poussa alors ce soupir : «Ça fait vingt ans que je fais ce métier et vingt ans qu'on en parle ! A force d'être désengagea, plus aucun cadre ne devrait bosser !» Le spectre de «la révolte des cadres» Il est vrai que le thème du malaise des cadres est tout sauf nouveau. Il s'agit d'un «marronnier», c'est-à-dire d'un sujet régulièrement remis sur le devant de la scène médiatique, entre un dossier sur les Francs-Maçons et un autre sur l'immobilier. N'y aurait-il donc rien de neuf sous le soleil ? Si. Ce qui est nouveau, c'est que les cadres seraient désormais prêts à prendre les armes, à ferrailler contre leur triste sort, bref à en découdre. Tout un discours s'est en effet développé au cours des années 2000 autour de la «révolte des cadres». Replaçons-nous dix ans en arrière. Après les «Quarante Glorieuses» d'implication des cadres, «le capitalisme mourra-t-il d'une baisse tendancielle de taux de motivation ?» se demandait Le Monde. A en croire les observateurs, les cadres semblaient partagés entre la «tentation du retrait» d'un côté et la volonté de «se rebiffer» de l'autre. La situation semblait explosive. D'ailleurs, le succès de Sud-Renault à Guyancourt inquiétait : les cadres allaient-ils se mettre au syndicalisme radical ? Des films tels que Ressources humaines de Laurent Cantet prenaient le relais en mettant en scène des cadres mal à l'aise avec la mission qui leur était confiée. La version actualisée des Temps modernes de Charlie Chaplin semblait trouvée. Parmi le flot de pages consacrées à ce phénomène, deux ouvrages sont particulièrement sortis du lot. Le premier, La fatigue des élites, pointe les stratégies de désinvestissement des cadres, en particulier leurs comportements de résistance active (dire non) et passive (se réfugier dans des comportements bureaucratiques, se créer des zones de confort...). L'auteur, François Dupuy, va encore plus loin. Il note que les managers se situent de plus en plus souvent dans le «retrait offensif», caractérisé par la défense de leurs avantages acquis. Ce mélange de malaise et de frustration traduit un «mouvement général de désenchantement et de retrait des cadres». Pis, «la grande masse des cadres entre bien aujourd'hui dans la catégorie de ceux pour lesquels le travail est une douleur avant d'être un honneur». Le lecteur serait à deux doigts de verser une larme sur le sort de Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Le silence des cadres: Enquête sur un malaise
Editeur
Format
Poche
Publication
21 mars 2014
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
240
Taille
22 x 15 x 1.4 cm
Poids
334
ISBN-13
9782311014211
Livré entre : 14 juillet - 17 juillet
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