Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

Derrière les portes closes: roman - traduit de l'espagnol par Roland Faye

3.6

(49)

Le Pitch
Présentation de l'éditeur La demeure familiale du célèbre peintre Amadeo Lax doit être, à la demande de sa petite-fille Violeta, transformée en musée. Les travaux de rénovation ont à peine commencé, qu’un ouvrier découvre dans un placard dissimulé sous une fresque, le cadavre d’une femme. Qui était-ce ? Violeta s’efforce de percer les secrets de ses illustres ancêtres. Elle s’immisce dans les zones d’ombre d’une des familles les plus prestigieuses de Barcelone qui aura été le témoin des révolutions politique, économique et culturelle de la société espagnole à la fin du XIX° et au début du XX° siècle Saga familiale, roman policier et fresque historique, ce récit ambitieux nous transporte à une époque où Barcelone, avant son déclin inexorable, était encore le fleuron industriel d’une Espagne qui avait tout misé sur la modernité. Extrait «Un de ces jours, je raconterai tous mes souvenirs et les morts se retourneront dans leur tombe», avait murmuré Concha à l'oreille de sa chère Aurora. La vie ne lui avait pas offert trop d'occasions de s'exprimer. C'est peut-être une des raisons pour lesquelles Concha n'avait jamais raconté à personne tout ce dont elle se souvenait. Elle n'avait jamais raconté, par exemple, que le samedi 24 décembre 1932, madame Maria del Roser Golorons, veuve Lax, après avoir assisté à la messe de neuf heures à l'église de Belén, avait passé presque toute la journée à parcourir les rayons des Grands Magasins El Siglo. Elle s'était attardée entre les étalages de layette, au deuxième étage, où elle avait acheté un trousseau complet pour son premier petit-fils, qui devait naître vers le milieu du printemps : des couches en tissu russe, des mantilles festonnées, des chemises de batiste et de fil de Hollande et même une demi-douzaine de jupons de percale blanche avec dentelles et volants à l'anglaise (au cas où le petit-fils serait une petite-fille). Au rayon jouets, elle avait choisi un chien mécanique qui faisait son effet, un cheval en carton et une voiturette en fer-blanc avec ses chevaux. Puis elle avait parcouru le rayon vannerie afin d'acheter un trotteur, un bonnet renforcé orné de pompons en laine et un landau, qui était en osier mais coûtait autant que s'il avait été du meilleur bois. La joie que mettait la dame à gâter le premier enfant d'Amadeo, son fils aîné, et de sa chère Teresa, était à la mesure du volume de ses achats. «Les enfants d'aujourd'hui sont plus difficiles qu'autrefois, il leur faut plus de choses», disait-elle pour justifier ses achats. La dame s'était arrêtée ensuite devant une maison de poupées à deux étages qui coûtait dix pesetas. L'espace d'un instant, Concha avait craint que cette vision lui rappelle les plus mauvais souvenirs liés à son infortunée Violeta, mais elle avait eu de nouveau la surprise de s'entendre dire : «Ce sera mon cadeau de Noël pour ta fille. Tu crois qu'il lui plaira ?» Une jeune fille, vêtue de l'élégant uniforme noir des vendeuses de l'établissement, souriait aux deux dames de l'autre côté du comptoir en bois. Concha parla à l'oreille de dona Maria del Roser et, en essayant d'être la plus discrète possible, lui dit : «Je n'ai pas d'enfants, madame. Vous voulez sans doute parler de Laia, la fille de Vicenta, la cuisinière. - Oui, c'est cela, cette petite si jolie, avec ces yeux pétillants de malice !» La dame eut d'abord l'air de s'enthousiasmer, mais tout aussitôt elle se mit à ronchonner. «Non. Ce n'est pas une bonne idée. Je ne crois pas que cette enfant s'intéresse déjà aux maisons de poupées. - Elle a douze ans, précisa Concha, et elle n'en a jamais eu aucune. Je crois qu'elle serait ravie. - Non, non, non.» La dame chassa l'idée comme si elle lui était très désagréable et se remit en marche, oubliant au passage la maison en miniature. Biographie de l'auteur Care Santos est née en 1970 près de Barcelone. Elle a obtenu de nombreuses distinctions comme le prix Edébé de littérature pour enfants ou le prix Alandar. Derri Afficher moinsAfficher plus

Derrière les portes closes: roman - traduit de l'espagnol par Roland Faye

3.6

(49)

1,49 €
Sélectionnez la condition
 
Il ne reste plus que 1 exemplaire(s) en stock
1,49 €

Le Pitch

Présentation de l'éditeur La demeure familiale du célèbre peintre Amadeo Lax doit être, à la demande de sa petite-fille Violeta, transformée en musée. Les travaux de rénovation ont à peine commencé, qu’un ouvrier découvre dans un placard dissimulé sous une fresque, le cadavre d’une femme. Qui était-ce ? Violeta s’efforce de percer les secrets de ses illustres ancêtres. Elle s’immisce dans les zones d’ombre d’une des familles les plus prestigieuses de Barcelone qui aura été le témoin des révolutions politique, économique et culturelle de la société espagnole à la fin du XIX° et au début du XX° siècle Saga familiale, roman policier et fresque historique, ce récit ambitieux nous transporte à une époque où Barcelone, avant son déclin inexorable, était encore le fleuron industriel d’une Espagne qui avait tout misé sur la modernité. Extrait «Un de ces jours, je raconterai tous mes souvenirs et les morts se retourneront dans leur tombe», avait murmuré Concha à l'oreille de sa chère Aurora. La vie ne lui avait pas offert trop d'occasions de s'exprimer. C'est peut-être une des raisons pour lesquelles Concha n'avait jamais raconté à personne tout ce dont elle se souvenait. Elle n'avait jamais raconté, par exemple, que le samedi 24 décembre 1932, madame Maria del Roser Golorons, veuve Lax, après avoir assisté à la messe de neuf heures à l'église de Belén, avait passé presque toute la journée à parcourir les rayons des Grands Magasins El Siglo. Elle s'était attardée entre les étalages de layette, au deuxième étage, où elle avait acheté un trousseau complet pour son premier petit-fils, qui devait naître vers le milieu du printemps : des couches en tissu russe, des mantilles festonnées, des chemises de batiste et de fil de Hollande et même une demi-douzaine de jupons de percale blanche avec dentelles et volants à l'anglaise (au cas où le petit-fils serait une petite-fille). Au rayon jouets, elle avait choisi un chien mécanique qui faisait son effet, un cheval en carton et une voiturette en fer-blanc avec ses chevaux. Puis elle avait parcouru le rayon vannerie afin d'acheter un trotteur, un bonnet renforcé orné de pompons en laine et un landau, qui était en osier mais coûtait autant que s'il avait été du meilleur bois. La joie que mettait la dame à gâter le premier enfant d'Amadeo, son fils aîné, et de sa chère Teresa, était à la mesure du volume de ses achats. «Les enfants d'aujourd'hui sont plus difficiles qu'autrefois, il leur faut plus de choses», disait-elle pour justifier ses achats. La dame s'était arrêtée ensuite devant une maison de poupées à deux étages qui coûtait dix pesetas. L'espace d'un instant, Concha avait craint que cette vision lui rappelle les plus mauvais souvenirs liés à son infortunée Violeta, mais elle avait eu de nouveau la surprise de s'entendre dire : «Ce sera mon cadeau de Noël pour ta fille. Tu crois qu'il lui plaira ?» Une jeune fille, vêtue de l'élégant uniforme noir des vendeuses de l'établissement, souriait aux deux dames de l'autre côté du comptoir en bois. Concha parla à l'oreille de dona Maria del Roser et, en essayant d'être la plus discrète possible, lui dit : «Je n'ai pas d'enfants, madame. Vous voulez sans doute parler de Laia, la fille de Vicenta, la cuisinière. - Oui, c'est cela, cette petite si jolie, avec ces yeux pétillants de malice !» La dame eut d'abord l'air de s'enthousiasmer, mais tout aussitôt elle se mit à ronchonner. «Non. Ce n'est pas une bonne idée. Je ne crois pas que cette enfant s'intéresse déjà aux maisons de poupées. - Elle a douze ans, précisa Concha, et elle n'en a jamais eu aucune. Je crois qu'elle serait ravie. - Non, non, non.» La dame chassa l'idée comme si elle lui était très désagréable et se remit en marche, oubliant au passage la maison en miniature. Biographie de l'auteur Care Santos est née en 1970 près de Barcelone. Elle a obtenu de nombreuses distinctions comme le prix Edébé de littérature pour enfants ou le prix Alandar. Derri Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Derrière les portes closes: roman - traduit de l'espagnol par Roland Faye
Editeur
Format
Broché
Publication
02 avril 2014
Pages
544
Taille
22.5 x 16 x 3.5 cm
Poids
500
ISBN-13
9782298059434
Livré entre : 20 mai - 23 mai
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés