4ème de couverture
Livre 1 # « Agnès. - Ah Dieu ! sueur Angélique, n'entrez pas dans ma chambre ; je ne suis pas visible à présent. Faut-il ainsi surprendre les personnes dans l'état où je suis ? je croyais avoir bien fermé la porte. Angélique. - Eh bien ! tout doucement; qu'as-tu à t'alarmer ? Le grand mal de t'avoir trouvée changeant de chemise, ou faisant autre chose de mieux ! Les bonnes amies ne se doivent aucunement cacher les unes aux autres. Assieds-toi sur ta couche comme tu étais, je vais fermer la porte sur nous. »Livre 2 # « Quoi, Monsieur, sérieusement vous voulez que j'écrive mon histoire Vous voulez que je cous rende compte des scènes mystiques de Mlle Eradice avec le très révérend Père Dirrag ; que je vous informe des aventures de Mme C... avec l'Abbé T... ? (...) Vous désirez un tableau où les scènes dont je vous ai entretenu, ou celles dont nous avons été acteurs, ne perdent rien de leur lasciveté; que les raisonnements métaphysiques conservent toute leur énergie ? » Livre 3 # « Tu veux, ma chère amie, que je retrace à tes yeux les égarements de ma première jeunesse, quelque désagréable qu'en puisse être le tableau. Tes désirs sont pour moi des ordres absolus. Je ne te cacherai rien, et sans te faire languir par un exorde ennuyeux, je nais te révéler jusqu'aux moindres circonstances du libertinage horrible où j'ai été plongée autrefois. » Livre 4 # « Quand nous nous sommes séparées, ma chère Juliette, je t'ai promis, et de bien bonne foi, de ne te cacher ni mes faiblesses, ni la. moindre de leurs circonstances, si par malheur je venais à me pervertir. C'est ainsi que je nommais très sérieusement le parti d'abjurer, peut-être, certain système anti-masculin que tu m'as connu, dont j'étais orgueilleuse et dont tu ne cessais de me railler. Livre 5 # « J'aimais éperdument la comtesse de ... ; j'avais vingt ans, et j'étais ingénu; elle me trompa, je me fâchai, elle me quitta. Jétais ingénu, le la, regrettai; j'avais vingt ans, elle me pardonna et comme j'avais vingt ans, que j'étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l'amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes. Elle était amie de Mme de T..., qui semblait avoir quelques projets sur ma personne, mais sans que sa dignité fût compromise. Comme on le verra, Mme de T... suait des principes de décence auxquels elle était scrupuleusement attachée. »Biographie de l'auteur1) Abbé du Prat - L'abbé du Prat est un pseudonyme que prit le grand vicaire du diocèse de Nantes pour publier cet ouvrage érotique, où sous la forme de cinq entretiens entre sueur Agnès et sieur Angélique, prétendument racontés à la mère abbesse du couvent, on lit un roman d'éducation sexuelle à l'usage des jeunes filles.2) Boyer d'Argens - Au centre de la philosophie du marquis d'Argens (1703-1771), qui occupa une position importante dans l'épicurisme français, se trouve l'interrogation du goût et des plaisirs. Il n'est donc pas étonnant qu'il soit l'auteur de ce roman de formation, où l'on apprend comment la tendre Thérèse connut le comble de la volupté. 3) John Cleland (1707-1789) a voulu avec ce récit érotique introduire l'élégance et la douceur du libertinage français en Angleterre. Fanny l'orpheline raconte les aventures qu'elle a connues après avoir quitté le village de son enfance, et les circonstances qui l'ont conduite à faire commerce de son corps avant de retrouver l'amour de sa vie. 4) Andréa de Nerciat - Andréa de Nerciat (1739-1801) se consacre assez tôt à une nie aventureuse faite de vagabondages littéraires - on lui prête aussi une carrière d'espion - et à son tenure personnelle, dont ce Doctorat impromptu où Érosie, dans deux lettres envoyées à son amie restée au couvent, raconte comment, au lieu de son futur époux, elle trouve dans l'auberge où ce dernier devait l'attendre un petit vicomte qui la guérit