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Cocaïne et tête de veau: La double vie des garçons bouchers

1.0

(2)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Septembre 2007, les habitants d'une station balnéaire de Bretagne découvrent que leurs petits bouchers mènent une double vie... commerçants le jour, dealers de cocaïne la nuit. Ils sont d'autant plus stupéfaits que Sylvain et Jean-Marc Ménard sont connus pour être d'honnêtes commerçants, travailleurs et sans histoire. Après un premier voyage à Rotterdam, grisés par la facilité avec laquelle ils ont transporté et écoulé la marchandise, les Ménard multiplient les allers-retours et deviennent les plus gros dealers du canton. Tout en continuant d'oeuvrer, l'air de rien, derrière le comptoir de leur boucherie, les frères gèrent le trafic inavouable, évalué à 245 000 euros sur deux ans. Ils s'appuient sur un réseau de revendeurs constitué de carrossiers, de routiers et de marins pécheurs. C'est le hasard qui mènera la brigade des stupéfiants jusqu'aux deux frères. Depuis leur sortie de prison en 2009, les Ménard occupent un emploi d'ouvrier à la chaîne dans un abattoir. Et continuent de rembourser les 300 000 euros d'amendes qui leur ont été infligés. Aujourd'hui, si Sylvain rétorque que «pour rien au monde il ne replongerait», Jean-Marc, en revanche, avoue que s'il n'y avait pas ses parents, il recommencerait. Mais cette fois... grâce aux contacts établis en prison ! Outre les rouages du trafic de stupéfiants, le récit décrit l'univers carcéral vu par deux apprentis délinquants. Et la rencontre déroutante avec des trafiquants de drogue de haut vol. Journaliste, après avoir longtemps travaillé pour Men's Health, Manuela Kongolo collabore depuis deux ans à Paris Match.ExtraitBIENVENUE À SAINT-MAY C'est dans cette coquette station balnéaire du littoral breton qu'ils tenaient un commerce. Une boucherie-charcuterie bien tenue. Et très courue. Ici, personne ne se doutait que les bouchers menaient une double vie. Dans cette commune réputée pour sa luminosité, ses cinq plages et son port de plaisance aux mille yachts, hors saison comme en été, on mène une vie familiale. Si paisible qu'en 2007, quand la presse a révélé que les bouchers s'adonnaient à un commerce parallèle, et illicite... la nouvelle a fait l'effet d'une bombe. L'affaire démarre deux ans auparavant, en mai 2005. Pendant deux mois encore, avant que la station n'accueille les vingt mille vacanciers qui viennent jouir de ses activités nautiques, la station appartient à ses quatre mille locaux. La flambée de l'immobilier ayant chassé les jeunes, ce sont essentiellement des anciens et des familles qui peuplent la commune. Hors saison, la vie s'articule autour du vieux port, célèbre pour sa criée. Et du bourg. C'est autour de l'église que se concentrent les commerces. De toutes les boutiques, celle qui ne désemplit pas, c'est la boucherie. L'unique de la station. Bientôt, elle fera la une de la presse régionale. Mais pour l'instant, elle jouit d'une excellente réputation. Depuis qu'ils l'ont reprise, il y a quatre ans, les deux frères - Sylvain et Jean-Marc - se sont constitué une clientèle de fidèles. Dans le bourg, quand on les évoque, c'est toujours avec respect : «C'qu'ils peuvent être polis, et serviables... Et leur viande ! Puis c'est des bosseurs, bien élevés avec ça ! Et discrets. Honnêtes. Ah, vraiment de bon gars.» Afficher moinsAfficher plus

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Septembre 2007, les habitants d'une station balnéaire de Bretagne découvrent que leurs petits bouchers mènent une double vie... commerçants le jour, dealers de cocaïne la nuit. Ils sont d'autant plus stupéfaits que Sylvain et Jean-Marc Ménard sont connus pour être d'honnêtes commerçants, travailleurs et sans histoire. Après un premier voyage à Rotterdam, grisés par la facilité avec laquelle ils ont transporté et écoulé la marchandise, les Ménard multiplient les allers-retours et deviennent les plus gros dealers du canton. Tout en continuant d'oeuvrer, l'air de rien, derrière le comptoir de leur boucherie, les frères gèrent le trafic inavouable, évalué à 245 000 euros sur deux ans. Ils s'appuient sur un réseau de revendeurs constitué de carrossiers, de routiers et de marins pécheurs. C'est le hasard qui mènera la brigade des stupéfiants jusqu'aux deux frères. Depuis leur sortie de prison en 2009, les Ménard occupent un emploi d'ouvrier à la chaîne dans un abattoir. Et continuent de rembourser les 300 000 euros d'amendes qui leur ont été infligés. Aujourd'hui, si Sylvain rétorque que «pour rien au monde il ne replongerait», Jean-Marc, en revanche, avoue que s'il n'y avait pas ses parents, il recommencerait. Mais cette fois... grâce aux contacts établis en prison ! Outre les rouages du trafic de stupéfiants, le récit décrit l'univers carcéral vu par deux apprentis délinquants. Et la rencontre déroutante avec des trafiquants de drogue de haut vol. Journaliste, après avoir longtemps travaillé pour Men's Health, Manuela Kongolo collabore depuis deux ans à Paris Match.ExtraitBIENVENUE À SAINT-MAY C'est dans cette coquette station balnéaire du littoral breton qu'ils tenaient un commerce. Une boucherie-charcuterie bien tenue. Et très courue. Ici, personne ne se doutait que les bouchers menaient une double vie. Dans cette commune réputée pour sa luminosité, ses cinq plages et son port de plaisance aux mille yachts, hors saison comme en été, on mène une vie familiale. Si paisible qu'en 2007, quand la presse a révélé que les bouchers s'adonnaient à un commerce parallèle, et illicite... la nouvelle a fait l'effet d'une bombe. L'affaire démarre deux ans auparavant, en mai 2005. Pendant deux mois encore, avant que la station n'accueille les vingt mille vacanciers qui viennent jouir de ses activités nautiques, la station appartient à ses quatre mille locaux. La flambée de l'immobilier ayant chassé les jeunes, ce sont essentiellement des anciens et des familles qui peuplent la commune. Hors saison, la vie s'articule autour du vieux port, célèbre pour sa criée. Et du bourg. C'est autour de l'église que se concentrent les commerces. De toutes les boutiques, celle qui ne désemplit pas, c'est la boucherie. L'unique de la station. Bientôt, elle fera la une de la presse régionale. Mais pour l'instant, elle jouit d'une excellente réputation. Depuis qu'ils l'ont reprise, il y a quatre ans, les deux frères - Sylvain et Jean-Marc - se sont constitué une clientèle de fidèles. Dans le bourg, quand on les évoque, c'est toujours avec respect : «C'qu'ils peuvent être polis, et serviables... Et leur viande ! Puis c'est des bosseurs, bien élevés avec ça ! Et discrets. Honnêtes. Ah, vraiment de bon gars.» Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Cocaïne et tête de veau: La double vie des garçons bouchers
Format
Grand Format
Publication
23 septembre 2010
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
210
Taille
22 x 14 x 1.5 cm
Poids
275
ISBN-13
9782268069821

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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