Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00

Vies d'Andy

2.3

(5)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur 22 février 1987, 5 h 30 du matin à Manhattan. Les journaux annoncent au monde entier la mort d'Andy Warhol. Figure incontestée du pop art, dandy extravagant, producteur musical, cinéaste d'avant-garde et même mannequin, le génial «artiste d'affaires» américain décède des suites d'une banale opération chirurgicale. Mais est-ce bien sûr ? Et si cette stupéfiante nouvelle n'était rien d'autre que la dernière mise en scène, l'ultime oeuvre d'art du maître des apparences ? Vies d'Andy, c'est l'histoire d'un homme au sommet de la gloire qui décide, avec la complicité de Julian, son assistant à la Factory, d'organiser sa propre disparition aux yeux du monde qui l'a fait roi. Disparaître pour mieux renaître, changer de peau et même de sexe : Andy Warhol devient Sandy Vazhoda. De New York à Paris, des territoires soviétiques à Berlin en passant par la Grèce, ce roman aux allures de road movie nous entraîne dans le sillage de personnages qui vont se croiser, s'aimer ou se haïr, et aller, contre toute attente, au bout de leur folie. Jusqu'au dénouement, aussi imprévisible que la personnalité de Sandy Vazhoda, obsédée par la mort, la postérité et la recherche de ses origines. Philippe Lafitte a publié trois romans aux éditions Buchet/ Chastel : Mille amertumes (2003), Un monde parfait (2005) et Étranger au paradis (2006). Vies d'Andy est son quatrième roman. Extrait C'était un homme mince vêtu d'un col roulé noir et d'une veste en cuir reflétant par intermittence la lumière des rues. C'était le milieu d'un après-midi de février et une lueur rose, presque mauve, enveloppait les immeubles, les voitures, les passants. En regardant le client monter dans le taxi, le chauffeur avait eu le temps d'observer son allure, épaules d'adolescent, jambes maigres, bottines et pantalon noir. Seule irradiait dans la pénombre sa chevelure, une énorme perruque argentée aux épis ébouriffés en plumeaux; près de l'oreille dépassait une mèche de cheveux blond foncé. Sûrement un vieux travelo sorti travailler. Mais ses lunettes aux montures masculines démontraient le contraire. Le taxi longea un parc d'où émergeait un monument de la paix derrière des arbres chétifs et noirs. La pluie avait repris de plus belle et l'on percevait au loin les premiers entrepôts qui bordaient le quartier du Queens. Le passager ne bougeait pas. Sous la masse de cheveux synthétiques le visage paraissait fait d'une cire blanche, presque albinos, et si la lumière avait été plus forte on aurait pu distinguer des traces d'acné piquetant son menton; des pommettes slaves creusaient ses joues et derrière ses montures les yeux en amande étaient foncés, presque aussi noirs que les sourcils broussailleux qui ressortaient sur la pâleur du teint. Le taxi ralentit puis s'arrêta à un feu, au carrefour de la 57e Rue. Pour combler le silence le chauffeur tripota le poste radio, se cala sur une émission où une voix grave lançait des nouveautés musicales avec un enthousiasme forcé. Le passager devait avoir une petite soixantaine malgré son allure postadolescente, et le chauffeur pensa que depuis quelques années, depuis le début des années quatre-vingt en fait, tout le monde à Manhattan s'efforçait de paraître beaucoup plus jeune que son âge, comme s'il s'agissait d'une maladie contagieuse. Une rafale venue de l'est s'engouffra dans la rue, expulsant des sacs en plastique d'une benne à ordures, les faisant voler au milieu du carrefour comme des papillons géants. L'appel d'air relança les vieux sachets au-dessus des voitures coincées pare-chocs contre pare-chocs. Malgré le feu vert, le taxi restait bloqué à la sortie du carrefour. On devinait au loin le trajet d'une voiture de police, toutes sirènes hurlantes, stimulant au passage le vacarme des klaxons exaspérés. Revue de presse À New York, le 22 février 1987, disparaissait Andy Warhol dans sa soixantième année. Peu de temps 
après apparaissait une certaine Sandy Vazhoda. 
Le maître du pop art, Afficher moinsAfficher plus

Vies d'Andy

2.3

(5)

2,45 €
17,80 € -86%
Sélectionnez la condition
 
Il ne reste plus que 1 exemplaire(s) en stock
2,45 €
17,80 € -86%

Le Pitch

Présentation de l'éditeur 22 février 1987, 5 h 30 du matin à Manhattan. Les journaux annoncent au monde entier la mort d'Andy Warhol. Figure incontestée du pop art, dandy extravagant, producteur musical, cinéaste d'avant-garde et même mannequin, le génial «artiste d'affaires» américain décède des suites d'une banale opération chirurgicale. Mais est-ce bien sûr ? Et si cette stupéfiante nouvelle n'était rien d'autre que la dernière mise en scène, l'ultime oeuvre d'art du maître des apparences ? Vies d'Andy, c'est l'histoire d'un homme au sommet de la gloire qui décide, avec la complicité de Julian, son assistant à la Factory, d'organiser sa propre disparition aux yeux du monde qui l'a fait roi. Disparaître pour mieux renaître, changer de peau et même de sexe : Andy Warhol devient Sandy Vazhoda. De New York à Paris, des territoires soviétiques à Berlin en passant par la Grèce, ce roman aux allures de road movie nous entraîne dans le sillage de personnages qui vont se croiser, s'aimer ou se haïr, et aller, contre toute attente, au bout de leur folie. Jusqu'au dénouement, aussi imprévisible que la personnalité de Sandy Vazhoda, obsédée par la mort, la postérité et la recherche de ses origines. Philippe Lafitte a publié trois romans aux éditions Buchet/ Chastel : Mille amertumes (2003), Un monde parfait (2005) et Étranger au paradis (2006). Vies d'Andy est son quatrième roman. Extrait C'était un homme mince vêtu d'un col roulé noir et d'une veste en cuir reflétant par intermittence la lumière des rues. C'était le milieu d'un après-midi de février et une lueur rose, presque mauve, enveloppait les immeubles, les voitures, les passants. En regardant le client monter dans le taxi, le chauffeur avait eu le temps d'observer son allure, épaules d'adolescent, jambes maigres, bottines et pantalon noir. Seule irradiait dans la pénombre sa chevelure, une énorme perruque argentée aux épis ébouriffés en plumeaux; près de l'oreille dépassait une mèche de cheveux blond foncé. Sûrement un vieux travelo sorti travailler. Mais ses lunettes aux montures masculines démontraient le contraire. Le taxi longea un parc d'où émergeait un monument de la paix derrière des arbres chétifs et noirs. La pluie avait repris de plus belle et l'on percevait au loin les premiers entrepôts qui bordaient le quartier du Queens. Le passager ne bougeait pas. Sous la masse de cheveux synthétiques le visage paraissait fait d'une cire blanche, presque albinos, et si la lumière avait été plus forte on aurait pu distinguer des traces d'acné piquetant son menton; des pommettes slaves creusaient ses joues et derrière ses montures les yeux en amande étaient foncés, presque aussi noirs que les sourcils broussailleux qui ressortaient sur la pâleur du teint. Le taxi ralentit puis s'arrêta à un feu, au carrefour de la 57e Rue. Pour combler le silence le chauffeur tripota le poste radio, se cala sur une émission où une voix grave lançait des nouveautés musicales avec un enthousiasme forcé. Le passager devait avoir une petite soixantaine malgré son allure postadolescente, et le chauffeur pensa que depuis quelques années, depuis le début des années quatre-vingt en fait, tout le monde à Manhattan s'efforçait de paraître beaucoup plus jeune que son âge, comme s'il s'agissait d'une maladie contagieuse. Une rafale venue de l'est s'engouffra dans la rue, expulsant des sacs en plastique d'une benne à ordures, les faisant voler au milieu du carrefour comme des papillons géants. L'appel d'air relança les vieux sachets au-dessus des voitures coincées pare-chocs contre pare-chocs. Malgré le feu vert, le taxi restait bloqué à la sortie du carrefour. On devinait au loin le trajet d'une voiture de police, toutes sirènes hurlantes, stimulant au passage le vacarme des klaxons exaspérés. Revue de presse À New York, le 22 février 1987, disparaissait Andy Warhol dans sa soixantième année. Peu de temps 
après apparaissait une certaine Sandy Vazhoda. 
Le maître du pop art, Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Vies d'Andy
Format
Grand Format
Publication
26 août 2010
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
268
Taille
20.5 x 13 x 1.8 cm
Poids
300
ISBN-13
9782268069791

Auteur

Livré entre : 12 mars - 15 mars
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 29,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés