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Le XXIe siècle ne sera pas américain

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur La pérennité de l'hégémonie américaine est-elle aussi assurée que le prétendent les thuriféraires et quelques observateurs béats et résignés ? Avec ses deux cent soixante millions d'habitants, soit guère plus de 4 % de l'humanité entière, beaucoup moins encore demain, l'Amérique est-elle vraiment " destinée " à régenter éternellement toute la planète ? Il n'y a aucune raison de le penser. La chute du mur de Berlin n'a pas marqué la fin de l'Histoire. La Chine est en train de reconquérir sa puissance ancestrale, l'Europe de retrouver son rang. Après cela, la Russie renaîtra, le Japon s'affranchira, l'Inde s'éveillera. Partout, la volonté de résistance est certaine. On peut tenir pour assuré qu'elle l'emportera. L'Histoire au demeurant va vite. Sept ans seulement après la guerre du Golfe, qui avait semblé consacrer sa superpuissance, l'Amérique a dû renoncer, en février 1998, à user à nouveau de la force armée en Irak. Cette fois, tous ceux qui refusent son hégémonie lui ont délivré un message, calmement mais fermement : "Ca suffit ! " Revue de presse Les prospectives du XXe siècle ont remplacé les vaticinations sur l'an 2000 dont elles renouvellent les angoisses à plus longue échéance. Zaki Laïdi parle d'un ordre mondial relaché, éclaté (L'ordre mondial relâché. Paris : Presses de Sciences Po, 1992). Alain Minc annonce un nouveau Moyen Age dans un livre qui porte ce titre (Le nouveau Moyen Age. Paris : Gallimard, 1993). Et pourtant, écrit Pierre Biarnès dans son introduction "contrairement à ce qu'avancent aujourd'hui les nostalgiques de la paix armée américano-soviétique, l'ordre international dont celle-ci était le garant, était à maints égards imparfait, cruel et, pour tout dire, barbare". On veut oublier les guerres chaudes (Corée, Indochine, conflits israélo-arabes, crise de Cuba, guerre Iran-Irak, etc.). Et l'on passe sous silence les révoltes impitoyablement écrasées par l'un ou l'autre bloc (révoltes hongroise, tchèque, polonaise, massacres des communistes indonésiens, écrasement de la révolte guatémaltèque ou bolivienne, etc.). De même, continue-t-il, la montée récente de la xénophobie européenne est une réponse à la globalisation qui est ici considérée comme un mouvement universel neutre. C'est d'ailleurs au nom de ce postulat implicite que l'auteur remet en question la promesse de George Bush de bâtir un "ordre mondial nouveau". Il ne s'agissait pas, explique-t-il, d'une promesse électorale. "Ne vous y trompez pas, déclare sans ambiguïté Warren Christopher, le prédécesseur de Madeleine Albright, nous allons continuer à exercer notre leadership". Il ne s'agissait pas non plus du secret le mieux gardé de la planète. La puissance économique des États-Unis, la propagation de l'anglais comme langue universelle, sa mainmise sur les multimédias et les modes de vies font effectivement de la grande puissance un épicentre qui semble incontournable. Pierre Biarnès nous propose d'élargir notre champ de conscience à d'autres puissances qui, selon lui, renaissent de leurs cendres, se régénèrent ou se créent. Dans une première partie, il veut démontrer que l'Amérique, son arrogance, son isolement culturel, son âpreté au gain deviennent de plus en plus insupportables et qu'une masse critique de peuples, grands et petits, sont sur le point de se révolter. Est-ce figure de style ? L'auteur ne reprend pas le fameux slogan des années soixante (Americans go home) mais parle de peuples, grands et petits, tentés cette fois d'adapter la fameuse apostrophe condamnant Carthage : America delenda est. La preuve du sérieux de cette révolte, explique-t-il dans sa seconde partie, est que certains ont déjà dit non. La Chine est en train de reconquérir sa puissance ancestrale, l'Europe retrouve son rang, le Japon est sur le point de s'affranchir, l'Inde de s'éveiller et la Russie de renaître. Mais ces puissances, pas plus que les États-Unis ne domineront un monde où les conflits réels et potentiels resteront nombre Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur La pérennité de l'hégémonie américaine est-elle aussi assurée que le prétendent les thuriféraires et quelques observateurs béats et résignés ? Avec ses deux cent soixante millions d'habitants, soit guère plus de 4 % de l'humanité entière, beaucoup moins encore demain, l'Amérique est-elle vraiment " destinée " à régenter éternellement toute la planète ? Il n'y a aucune raison de le penser. La chute du mur de Berlin n'a pas marqué la fin de l'Histoire. La Chine est en train de reconquérir sa puissance ancestrale, l'Europe de retrouver son rang. Après cela, la Russie renaîtra, le Japon s'affranchira, l'Inde s'éveillera. Partout, la volonté de résistance est certaine. On peut tenir pour assuré qu'elle l'emportera. L'Histoire au demeurant va vite. Sept ans seulement après la guerre du Golfe, qui avait semblé consacrer sa superpuissance, l'Amérique a dû renoncer, en février 1998, à user à nouveau de la force armée en Irak. Cette fois, tous ceux qui refusent son hégémonie lui ont délivré un message, calmement mais fermement : "Ca suffit ! " Revue de presse Les prospectives du XXe siècle ont remplacé les vaticinations sur l'an 2000 dont elles renouvellent les angoisses à plus longue échéance. Zaki Laïdi parle d'un ordre mondial relaché, éclaté (L'ordre mondial relâché. Paris : Presses de Sciences Po, 1992). Alain Minc annonce un nouveau Moyen Age dans un livre qui porte ce titre (Le nouveau Moyen Age. Paris : Gallimard, 1993). Et pourtant, écrit Pierre Biarnès dans son introduction "contrairement à ce qu'avancent aujourd'hui les nostalgiques de la paix armée américano-soviétique, l'ordre international dont celle-ci était le garant, était à maints égards imparfait, cruel et, pour tout dire, barbare". On veut oublier les guerres chaudes (Corée, Indochine, conflits israélo-arabes, crise de Cuba, guerre Iran-Irak, etc.). Et l'on passe sous silence les révoltes impitoyablement écrasées par l'un ou l'autre bloc (révoltes hongroise, tchèque, polonaise, massacres des communistes indonésiens, écrasement de la révolte guatémaltèque ou bolivienne, etc.). De même, continue-t-il, la montée récente de la xénophobie européenne est une réponse à la globalisation qui est ici considérée comme un mouvement universel neutre. C'est d'ailleurs au nom de ce postulat implicite que l'auteur remet en question la promesse de George Bush de bâtir un "ordre mondial nouveau". Il ne s'agissait pas, explique-t-il, d'une promesse électorale. "Ne vous y trompez pas, déclare sans ambiguïté Warren Christopher, le prédécesseur de Madeleine Albright, nous allons continuer à exercer notre leadership". Il ne s'agissait pas non plus du secret le mieux gardé de la planète. La puissance économique des États-Unis, la propagation de l'anglais comme langue universelle, sa mainmise sur les multimédias et les modes de vies font effectivement de la grande puissance un épicentre qui semble incontournable. Pierre Biarnès nous propose d'élargir notre champ de conscience à d'autres puissances qui, selon lui, renaissent de leurs cendres, se régénèrent ou se créent. Dans une première partie, il veut démontrer que l'Amérique, son arrogance, son isolement culturel, son âpreté au gain deviennent de plus en plus insupportables et qu'une masse critique de peuples, grands et petits, sont sur le point de se révolter. Est-ce figure de style ? L'auteur ne reprend pas le fameux slogan des années soixante (Americans go home) mais parle de peuples, grands et petits, tentés cette fois d'adapter la fameuse apostrophe condamnant Carthage : America delenda est. La preuve du sérieux de cette révolte, explique-t-il dans sa seconde partie, est que certains ont déjà dit non. La Chine est en train de reconquérir sa puissance ancestrale, l'Europe retrouve son rang, le Japon est sur le point de s'affranchir, l'Inde de s'éveiller et la Russie de renaître. Mais ces puissances, pas plus que les États-Unis ne domineront un monde où les conflits réels et potentiels resteront nombre Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Le XXIe siècle ne sera pas américain
Format
Broché
Publication
05 mai 1998
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
403
Taille
24 x 15.5 x 2.2 cm
Poids
630
ISBN-13
9782268029771
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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