Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

Une saison de coton. Trois familles

4.5

(30)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur En 1936, missionné par le magazine Fortune, James Agee se rend en Alabama pour effectuer un reportage sur le métayage du coton. À sa demande, le photographe Walker Evans l'accompagne. Les deux hommes vivent plusieurs semaines aux côtés des familles Burroughs, Tingle et Fields. Evans réalise certains de ses clichés les plus célèbres tandis qu'Agee décrit minutieusement le quotidien de ces hommes, femmes et enfants dont les conditions de vie le bouleversent et l'indignent. Ce document, qui émeut par sa beauté et sa virulence, constitua une charge contre le capitalisme telle que Fortune refusa finalement de le publier. Ce n'est qu'en 2013 que ce texte, qui annonçait le chef-d'oeuvre Louons maintenant les grands hommes, fut sorti de l'oubli. Des décennies après sa rédaction, il demeure d'une féroce actualité. James Agee est né dans le Tennessee en 1909. Après des études à l'Université Harvard, le magazine Time Life lui commande en 1936 un reportage sur les conditions de vie des pauvres de l'Alabama. Il le réalise avec le photographe Walker Evans. Finalement refusé par le journal, ce texte devenu un classique est édité en 1940 sous le titre Louons maintenant les grands hommes. Il a par ailleurs publié des ouvrages de poésie, des recueils de nouvelles, des romans et des essais. Il a aussi été un critique de cinéma influent pour les magazines Time et The Nation et a collaboré à l'écriture des scénarii de The African Queen et de La Nuit du chasseur. Il est mort en 1955. Le Prix Pulitzer lui a été attribué à titre posthume en 1958 pour Une mort dans la famille. Extrait La charge d'un poète par Adam Haslett Comment prêter attention à la souffrance et à l'injustice ? Il y en a tant. Pour peu que nous déambulions dans le monde les oreilles et les yeux ouverts, nous voyons bien qu'elles sont omniprésentes. Le problème semble insoluble. Nous avons besoin de filtres pour éviter de nous laisser submerger, de catégories pour distancer notre expérience de la douleur d'autrui en une abstraction supportable. Une fois adultes - pour peu que nous le devenions -, cette adaptation se sera faite quasi imperceptiblement. Il y a la souffrance inéluctable d'amis et de membres de notre famille. Il y a les problèmes des personnes qui font partie de notre environnement immédiat, physique ou virtuel, dont nous sommes conscients et dont nous parlons. Et puis il y a la douleur des autres, de ces lointains inconnus qui vivent là où nous ne sommes jamais allés et dont nous ne découvrons les souffrances que par l'intermédiaire des médias, lorsqu'ils en parlent. Purs fléaux qui nous affectent sans que nous sachions véritablement comment, et que nous choisissons généralement d'ignorer ou de traiter comme de simples «questions», entités plus faciles à appréhender. Cependant, certains visionnaires sociaux et artistes mélancoliques, dont James Agee faisait partie, échouent magnifiquement à faire cette adaptation. Leurs oeuvres, à la manière d'un Jésus-Christ passé au tamis de Marx, affirment qu'il est scandaleux d'établir une distinction entre la souffrance d'un proche et celle d'un inconnu. Ils rapportent ou représentent avec une empathie acharnée les épreuves des pauvres et des déshérités, produisant une sorte d'anthropologie moralement indignée, une ethnographie délivrée du haut de la chaire. On pourrait décrire de cette manière le texte de James Agee, Une saison de coton, qui rend compte des conditions de travail des fermiers blancs et pauvres dans le Sud profond des États-Unis. Le magazine Fortune passa commande de ce reportage au cours de l'été 1936, envoya Agee et le photographe Walker Evans en Alabama pour le réaliser, et refusa finalement de le publier. Aucun document ne nous permet d'établir avec certitude la raison de ce refus. On peut cependant se demander comment un quelconque laquais de l'empire de presse de Henry Luce qui, outre Fortune, comprenait Time et Life, aurait pu songer un seul instant à publier un tel te Afficher moinsAfficher plus

Une saison de coton. Trois familles

4.5

(30)

Indisponible
Sélectionnez la condition
Indisponible
Etre averti(e) de la disponibilité

Le Pitch

Présentation de l'éditeur En 1936, missionné par le magazine Fortune, James Agee se rend en Alabama pour effectuer un reportage sur le métayage du coton. À sa demande, le photographe Walker Evans l'accompagne. Les deux hommes vivent plusieurs semaines aux côtés des familles Burroughs, Tingle et Fields. Evans réalise certains de ses clichés les plus célèbres tandis qu'Agee décrit minutieusement le quotidien de ces hommes, femmes et enfants dont les conditions de vie le bouleversent et l'indignent. Ce document, qui émeut par sa beauté et sa virulence, constitua une charge contre le capitalisme telle que Fortune refusa finalement de le publier. Ce n'est qu'en 2013 que ce texte, qui annonçait le chef-d'oeuvre Louons maintenant les grands hommes, fut sorti de l'oubli. Des décennies après sa rédaction, il demeure d'une féroce actualité. James Agee est né dans le Tennessee en 1909. Après des études à l'Université Harvard, le magazine Time Life lui commande en 1936 un reportage sur les conditions de vie des pauvres de l'Alabama. Il le réalise avec le photographe Walker Evans. Finalement refusé par le journal, ce texte devenu un classique est édité en 1940 sous le titre Louons maintenant les grands hommes. Il a par ailleurs publié des ouvrages de poésie, des recueils de nouvelles, des romans et des essais. Il a aussi été un critique de cinéma influent pour les magazines Time et The Nation et a collaboré à l'écriture des scénarii de The African Queen et de La Nuit du chasseur. Il est mort en 1955. Le Prix Pulitzer lui a été attribué à titre posthume en 1958 pour Une mort dans la famille. Extrait La charge d'un poète par Adam Haslett Comment prêter attention à la souffrance et à l'injustice ? Il y en a tant. Pour peu que nous déambulions dans le monde les oreilles et les yeux ouverts, nous voyons bien qu'elles sont omniprésentes. Le problème semble insoluble. Nous avons besoin de filtres pour éviter de nous laisser submerger, de catégories pour distancer notre expérience de la douleur d'autrui en une abstraction supportable. Une fois adultes - pour peu que nous le devenions -, cette adaptation se sera faite quasi imperceptiblement. Il y a la souffrance inéluctable d'amis et de membres de notre famille. Il y a les problèmes des personnes qui font partie de notre environnement immédiat, physique ou virtuel, dont nous sommes conscients et dont nous parlons. Et puis il y a la douleur des autres, de ces lointains inconnus qui vivent là où nous ne sommes jamais allés et dont nous ne découvrons les souffrances que par l'intermédiaire des médias, lorsqu'ils en parlent. Purs fléaux qui nous affectent sans que nous sachions véritablement comment, et que nous choisissons généralement d'ignorer ou de traiter comme de simples «questions», entités plus faciles à appréhender. Cependant, certains visionnaires sociaux et artistes mélancoliques, dont James Agee faisait partie, échouent magnifiquement à faire cette adaptation. Leurs oeuvres, à la manière d'un Jésus-Christ passé au tamis de Marx, affirment qu'il est scandaleux d'établir une distinction entre la souffrance d'un proche et celle d'un inconnu. Ils rapportent ou représentent avec une empathie acharnée les épreuves des pauvres et des déshérités, produisant une sorte d'anthropologie moralement indignée, une ethnographie délivrée du haut de la chaire. On pourrait décrire de cette manière le texte de James Agee, Une saison de coton, qui rend compte des conditions de travail des fermiers blancs et pauvres dans le Sud profond des États-Unis. Le magazine Fortune passa commande de ce reportage au cours de l'été 1936, envoya Agee et le photographe Walker Evans en Alabama pour le réaliser, et refusa finalement de le publier. Aucun document ne nous permet d'établir avec certitude la raison de ce refus. On peut cependant se demander comment un quelconque laquais de l'empire de presse de Henry Luce qui, outre Fortune, comprenait Time et Life, aurait pu songer un seul instant à publier un tel te Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Une saison de coton. Trois familles
Auteur
Editeur
Format
Grand Format
Publication
11 septembre 2014
Illustrations
Evans, Walker
Préface
Haslett, Adam
Traduction
Borraz, Hélène
Editeur scientifique
Summers, John H.
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
192
Taille
20 x 15.2 x 1.2 cm
Poids
299
ISBN-13
9782267026917
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés