Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

Quaresma déchiffreur

3.4

(12)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Fernando Pessoa est connu pour ses écrits poétiques, autobiographiques et ses nombreux hétéronymes. Avec Quaresma déchiffreur, on découvre qu'il était aussi l'auteur d'intrigues policières composées tout au long de sa vie mais demeurées inédites jusqu'à ce jour. Dans les dix nouvelles de ce recueil, Abilio Fernandes Quaresma erre dans Lisbonne au gré de rêveries toujours rationnelles. Célibataire d'âge mûr, médecin n'exerçant pas, il vit dans une petite chambre avec vue sur les toits où il passe la plupart de son temps, à lire, à fumer et à boire. Ayant développé un sens aigu de la déduction, il est passé maître dans l'art de déchiffrer les charades de l'Almanach de souvenirs et, plus encore, les mystères et assassinats de la vie réelle, qu'il préfère. «Spectateur de la vie, déchiffreur de charades, dépourvu de sentiments, telles sont les expressions qu'utilise Pessoa pour s'autodéfinir, et que nous allons retrouver appliquées à Abilio Quaresma, dans ses nouvelles policières. Le personnage gagne de ce fait une individualité semblable à celle d'une personnalité littéraire proche de son créateur.» Ana Maria Freitas Pessoa est né en 1888 à Lisbonne. Pendant trente ans, de son adolescence à sa mort, il ne quitte pas sa ville de Lisbonne, où il mène l'existence obscure d'un employé de bureau. Mais le 8 mars 1914, le poète de vingt-cinq ans, introverti, idéaliste, anxieux, voit surgir en lui son double antithétique, le maître «païen» Alberto Caeiro, suivi de deux disciples : Ricardo Reis, stoïcien épicurien, et Âlvaro de Campos, qui se dit «sensationniste». Un modeste gratte-papier, Bernardo Soares, dans une prose somptueuse, tient le journal de son «intranquillité», tandis que Fernando Pessoa lui-même, utilisant le portugais ou l'anglais, explore toutes sortes d'autres voies, de l'érotisme à l'ésotérisme, du lyrique critique au nationalisme mystique. Pessoa, incompris de son vivant, entassait ses manuscrits dans une malle où l'on n'a pas cessé de puiser, depuis sa mort en 1935, les fragments d'une oeuvre informe, inachevée, mais d'une incomparable beauté. Extrait Mort sur le chemin Qui commence par l'apparition de Custódio Borges à Benfica et finit par son arrivée et celle de Pavia Mendes près du corps de Vargas, et la déclaration du policier présent selon laquelle il s'agirait d'un suicide. Dans la matinée du 12 février 1907, encore très tôt, pas pour le jour, mais pour les habitudes de Lisbonne, apparut sur la route de Benfica, avec un air nettement soucieux, un individu jeune, enfin, pas très jeune, de taille moyenne et au teint pâle, plutôt maigre, qui demanda, au poste de police qui se trouvait là, l'adresse de l'officier de marine Pavia Mendes. Au poste de police on ne le savait pas au juste, mais l'un des agents avait l'impression, sans se souvenir comment, qu'un commandant Pavia Mendes, ou quelque chose de ce genre, habitait un peu plus haut, du côté droit, précisément sur la route de Benfica. Le demandeur s'empressa de remercier et remonta la rue d'un pas pressé. Plus loin, dans une épicerie qui était en train d'ouvrir - il était un peu plus de sept heures et demie - il reposa la même question. L'épicier ne savait pas. Un laitier qui passait, et sur qui le jeune homme transféra sa demande, s'arrêta, demeura sur place, et confirma. Le numéro de la porte, il ne le connaissait pas, mais le capitaine de vaisseau Pavia Mendes habitait un peu plus haut sur la droite, une maison blanche de plain-pied, devant un petit jardin public, et avec un portail en fer à côté de la clôture donnant sur le jardin. On ne pouvait pas se tromper. Il n'y en avait pas d'autre de cette couleur, du moins avant qu'on n'arrive à celle-là, qui eût le même aspect. La première maison à droite, de plain-pied, avec un portail à côté, etc. Revue de presse Les écrivains ont le privilège de pouvoir encore donner de leurs nouvelles plusieurs décennies après leur mort. Pour le meilleur ou pour le pire. Les i Afficher moinsAfficher plus

Quaresma déchiffreur

3.4

(12)

Indisponible
Sélectionnez la condition
Indisponible
Etre averti(e) de la disponibilité

Le Pitch

Présentation de l'éditeur Fernando Pessoa est connu pour ses écrits poétiques, autobiographiques et ses nombreux hétéronymes. Avec Quaresma déchiffreur, on découvre qu'il était aussi l'auteur d'intrigues policières composées tout au long de sa vie mais demeurées inédites jusqu'à ce jour. Dans les dix nouvelles de ce recueil, Abilio Fernandes Quaresma erre dans Lisbonne au gré de rêveries toujours rationnelles. Célibataire d'âge mûr, médecin n'exerçant pas, il vit dans une petite chambre avec vue sur les toits où il passe la plupart de son temps, à lire, à fumer et à boire. Ayant développé un sens aigu de la déduction, il est passé maître dans l'art de déchiffrer les charades de l'Almanach de souvenirs et, plus encore, les mystères et assassinats de la vie réelle, qu'il préfère. «Spectateur de la vie, déchiffreur de charades, dépourvu de sentiments, telles sont les expressions qu'utilise Pessoa pour s'autodéfinir, et que nous allons retrouver appliquées à Abilio Quaresma, dans ses nouvelles policières. Le personnage gagne de ce fait une individualité semblable à celle d'une personnalité littéraire proche de son créateur.» Ana Maria Freitas Pessoa est né en 1888 à Lisbonne. Pendant trente ans, de son adolescence à sa mort, il ne quitte pas sa ville de Lisbonne, où il mène l'existence obscure d'un employé de bureau. Mais le 8 mars 1914, le poète de vingt-cinq ans, introverti, idéaliste, anxieux, voit surgir en lui son double antithétique, le maître «païen» Alberto Caeiro, suivi de deux disciples : Ricardo Reis, stoïcien épicurien, et Âlvaro de Campos, qui se dit «sensationniste». Un modeste gratte-papier, Bernardo Soares, dans une prose somptueuse, tient le journal de son «intranquillité», tandis que Fernando Pessoa lui-même, utilisant le portugais ou l'anglais, explore toutes sortes d'autres voies, de l'érotisme à l'ésotérisme, du lyrique critique au nationalisme mystique. Pessoa, incompris de son vivant, entassait ses manuscrits dans une malle où l'on n'a pas cessé de puiser, depuis sa mort en 1935, les fragments d'une oeuvre informe, inachevée, mais d'une incomparable beauté. Extrait Mort sur le chemin Qui commence par l'apparition de Custódio Borges à Benfica et finit par son arrivée et celle de Pavia Mendes près du corps de Vargas, et la déclaration du policier présent selon laquelle il s'agirait d'un suicide. Dans la matinée du 12 février 1907, encore très tôt, pas pour le jour, mais pour les habitudes de Lisbonne, apparut sur la route de Benfica, avec un air nettement soucieux, un individu jeune, enfin, pas très jeune, de taille moyenne et au teint pâle, plutôt maigre, qui demanda, au poste de police qui se trouvait là, l'adresse de l'officier de marine Pavia Mendes. Au poste de police on ne le savait pas au juste, mais l'un des agents avait l'impression, sans se souvenir comment, qu'un commandant Pavia Mendes, ou quelque chose de ce genre, habitait un peu plus haut, du côté droit, précisément sur la route de Benfica. Le demandeur s'empressa de remercier et remonta la rue d'un pas pressé. Plus loin, dans une épicerie qui était en train d'ouvrir - il était un peu plus de sept heures et demie - il reposa la même question. L'épicier ne savait pas. Un laitier qui passait, et sur qui le jeune homme transféra sa demande, s'arrêta, demeura sur place, et confirma. Le numéro de la porte, il ne le connaissait pas, mais le capitaine de vaisseau Pavia Mendes habitait un peu plus haut sur la droite, une maison blanche de plain-pied, devant un petit jardin public, et avec un portail en fer à côté de la clôture donnant sur le jardin. On ne pouvait pas se tromper. Il n'y en avait pas d'autre de cette couleur, du moins avant qu'on n'arrive à celle-là, qui eût le même aspect. La première maison à droite, de plain-pied, avec un portail à côté, etc. Revue de presse Les écrivains ont le privilège de pouvoir encore donner de leurs nouvelles plusieurs décennies après leur mort. Pour le meilleur ou pour le pire. Les i Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Quaresma déchiffreur
Editeur
Format
Grand Format
Publication
07 mai 2010
Préface
Freitas, Ana Maria De
Traduction
Giudicelli, Michelle
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
546
Taille
20 x 12 x 3.3 cm
Poids
481
ISBN-13
9782267020946

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés