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BUTTE SANGLANTE

4.0

(19)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Comme Verdun ou les Eparges, Vimy compte parmi les pages les plus sanglantes de la Première Guerre mondiale. Parce que la ville domine et protège Lens, ses mines et ses terrils, les Allemands en ont fait une forteresse imprenable. Attaquer cette position relève de l'impossible, mais Pétain en donne l'ordre : en mai 1915, il lance sa division marocaine au coeur des lignes ennemies. Au prix d'énormes pertes, la percée semble réussir. Joffre a promis des renforts, qui n'arriveront jamais. Plus de 130 000 hommes vont s'embourber dans ce succès militaire transformé en désastre par des erreurs de commandement. Parmi les rares rescapés, se trouvait un volontaire nommé Blaise Cendrars... «La butte sanglante complète l'oeuvre de Pierre Miquel, spécialiste bien connu de l'histoire des tranchées.» Jean-Charles Chapuzet - Le Figaro Littéraire Également chez Pocket : Le Chemin des Daines, Les poilus, Le gâchis des généraux et L'Exode. Extrait La tête contre les murs Au 1er mai 1915, le front de France ne connaît pas de trêve, point de muguet fleuri, point d'arbre de mai, arbre de paix. La guerre fait rage en Artois, où les collines verdoyantes sont hérissées de barbelés, percées d'abris, creusées de stollen bétonnés à dix mètres sous terre, et plus. Les Allemands sont chez eux en Artois. Ils occupent au nord le bassin minier, de Liévin et de Lens à Hénin-Liétard. Ils encerclent, vers le sud, la ville d'Arras défendue par deux corps d'armée français, le 10e et le 17e. Rupprecht de Bavière, prince fort catholique, y entendrait bien la messe en la cathédrale aux vitraux démontés, mais la capitale de l'Artois est imprenable. Si le fougueux prince, décidé à prendre Arras, a dû installer provisoirement le PC de sa VIe armée plus loin, dans la métropole de Lille, le Général de son premier corps de réserve a planté son fanion sur la butte de Vimy. L'éperon de Souchez et la butte de Notre-Dame-de-Lorette sont percés de niches pour minenwerfer invisibles, prêts à lâcher leurs bombes de cinquante kilos, les «patates» bien connues des poilus, au moindre signal de départ d'attaque. La région est stratégique : dans la course à la mer, les Allemands ont pris Lille et Douai, mais échoué devant Arras. Une crête crayeuse s'aligne du nord-ouest au sud-est, de Houdain jusqu'à Souchez, en pas­sant par Notre-Dame-de-Lorette. Posséder cette hau­teur, c'est barrer la grande route sud-nord qui va vers Béthune et l'armée anglaise. Les Allemands tiennent la place ferroviaire de Douai et deux avancées vers l'ouest, les saillants de Lens et de La Bassée. Les Français veulent pousser sur Douai, pour interrompre la ligne de chemin de fer stratégique allemande entre Saint-Quentin et Bruxelles qui passe par Lille, Douai et Cambrai. Il n'est donc pas étonnant qu'un réseau dense de fortifications ait été construit par les Allemands pour couvrir à tout prix Douai et tenter de prendre Arras à revers. La ligne stratégique permet de convoyer l'artillerie lourde de Falkenhayn et les renforts nécessaires d'un bout à l'autre du front, jusqu'à Saint-Quentin et Laon. Dès le 5 octobre 1914, le Kaiser a fait sa première visite à Saint-Quentin, devenue la capitale du front allemand en France. Les tranchées se font face, dans l'Artois où les pommiers sont en fleur. La première ligne des collines crayeuses du département du Pas-de-Calais, alignées du nord-ouest au sud-est, de deux cents à cent cinquante mètres d'altitude, domine la plaine de Lens d'un talus presque continu et retombe de l'autre côté sur le terroir agricole d'Arras, enrichi de sa couverture limoneuse. Elles forment donc une sorte de frontière entre la Flandre et la Picardie, et les adversaires s'y sont accrochés pour fixer le front, après la course à la mer de 1914. Ainsi, l'Artois riant et vallonné est devenu champ de bataille permanent. Noir et blanc de houille et de craie, l'Artois se sou­vient de son rôle de marche, de frontière, entre les pays flamands et le royaume de Fr Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Comme Verdun ou les Eparges, Vimy compte parmi les pages les plus sanglantes de la Première Guerre mondiale. Parce que la ville domine et protège Lens, ses mines et ses terrils, les Allemands en ont fait une forteresse imprenable. Attaquer cette position relève de l'impossible, mais Pétain en donne l'ordre : en mai 1915, il lance sa division marocaine au coeur des lignes ennemies. Au prix d'énormes pertes, la percée semble réussir. Joffre a promis des renforts, qui n'arriveront jamais. Plus de 130 000 hommes vont s'embourber dans ce succès militaire transformé en désastre par des erreurs de commandement. Parmi les rares rescapés, se trouvait un volontaire nommé Blaise Cendrars... «La butte sanglante complète l'oeuvre de Pierre Miquel, spécialiste bien connu de l'histoire des tranchées.» Jean-Charles Chapuzet - Le Figaro Littéraire Également chez Pocket : Le Chemin des Daines, Les poilus, Le gâchis des généraux et L'Exode. Extrait La tête contre les murs Au 1er mai 1915, le front de France ne connaît pas de trêve, point de muguet fleuri, point d'arbre de mai, arbre de paix. La guerre fait rage en Artois, où les collines verdoyantes sont hérissées de barbelés, percées d'abris, creusées de stollen bétonnés à dix mètres sous terre, et plus. Les Allemands sont chez eux en Artois. Ils occupent au nord le bassin minier, de Liévin et de Lens à Hénin-Liétard. Ils encerclent, vers le sud, la ville d'Arras défendue par deux corps d'armée français, le 10e et le 17e. Rupprecht de Bavière, prince fort catholique, y entendrait bien la messe en la cathédrale aux vitraux démontés, mais la capitale de l'Artois est imprenable. Si le fougueux prince, décidé à prendre Arras, a dû installer provisoirement le PC de sa VIe armée plus loin, dans la métropole de Lille, le Général de son premier corps de réserve a planté son fanion sur la butte de Vimy. L'éperon de Souchez et la butte de Notre-Dame-de-Lorette sont percés de niches pour minenwerfer invisibles, prêts à lâcher leurs bombes de cinquante kilos, les «patates» bien connues des poilus, au moindre signal de départ d'attaque. La région est stratégique : dans la course à la mer, les Allemands ont pris Lille et Douai, mais échoué devant Arras. Une crête crayeuse s'aligne du nord-ouest au sud-est, de Houdain jusqu'à Souchez, en pas­sant par Notre-Dame-de-Lorette. Posséder cette hau­teur, c'est barrer la grande route sud-nord qui va vers Béthune et l'armée anglaise. Les Allemands tiennent la place ferroviaire de Douai et deux avancées vers l'ouest, les saillants de Lens et de La Bassée. Les Français veulent pousser sur Douai, pour interrompre la ligne de chemin de fer stratégique allemande entre Saint-Quentin et Bruxelles qui passe par Lille, Douai et Cambrai. Il n'est donc pas étonnant qu'un réseau dense de fortifications ait été construit par les Allemands pour couvrir à tout prix Douai et tenter de prendre Arras à revers. La ligne stratégique permet de convoyer l'artillerie lourde de Falkenhayn et les renforts nécessaires d'un bout à l'autre du front, jusqu'à Saint-Quentin et Laon. Dès le 5 octobre 1914, le Kaiser a fait sa première visite à Saint-Quentin, devenue la capitale du front allemand en France. Les tranchées se font face, dans l'Artois où les pommiers sont en fleur. La première ligne des collines crayeuses du département du Pas-de-Calais, alignées du nord-ouest au sud-est, de deux cents à cent cinquante mètres d'altitude, domine la plaine de Lens d'un talus presque continu et retombe de l'autre côté sur le terroir agricole d'Arras, enrichi de sa couverture limoneuse. Elles forment donc une sorte de frontière entre la Flandre et la Picardie, et les adversaires s'y sont accrochés pour fixer le front, après la course à la mer de 1914. Ainsi, l'Artois riant et vallonné est devenu champ de bataille permanent. Noir et blanc de houille et de craie, l'Artois se sou­vient de son rôle de marche, de frontière, entre les pays flamands et le royaume de Fr Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
BUTTE SANGLANTE
Editeur
Format
Poche
Publication
02 novembre 2007
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
277
Taille
18 x 11 x 1 cm
Poids
150
ISBN-13
9782266173025
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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