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Fetjaine, Jean-Louis

Les Reines pourpres serie #1

REINES POURPRES T1 VOILES FRED

3.9

(142)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur A la mort du roi Clotaire, ses quatre fils héritent d'un pays affaibli par des guerres incessantes. Tantôt adversaires, tantôt frères contre leurs ennemis communs, les quatre rois écrivent l'épopée mérovingienne au fil de leurs conquêtes. Mais le véritable enjeu de cette aventure ne serait-il pas une histoire de femmes ? Esclave appelée à devenir courtisane, Frédégonde ne sait rien du destin qui l'attend, mais elle comprend vite que la magie des femmes est plus forte que toutes les religions et que toutes les armées. Jalousie, abus de pouvoir, soif de richesses et de gloire, Frédégonde mènera elle aussi une guerre sans merci... «Fetjaine est un conteur hors pair qui mène son intrigue avec un grand sens du suspense et un formidable talent de bâtisseur.» Questions de Femmes Egalement chez Pocket : Le crépuscule des elfes, La nuit des elfes et L'heure des elfes ; Le pas de Merlin et Brocéliande. Extrait Les calendes de janvier Hiver 557 Oiba était trop vieille pour être nue. Sa peau était aussi blanche que celle de la Bovinda dont elle portait le masque, mais sa danse était lourde, sans grâce, presque triste. À la lueur des torches, dans le vacarme assourdis­sant des chants, des rires et des cris, les rustres du village avaient formé une corolle brouillonne et se dandinaient autour d'elle, trois pas de droite, trois pas de gauche en se tenant par le doigt, tellement ivres et fiévreux qu'on avait peine à entendre les cithares et les flûtes qui menaient la ronde. Eux aussi étaient masqués, le plus souvent attifés de défroques d'animaux faites de cuir et de paille, parfois vêtus en femmes et les femmes en hommes, grotesques ou effrayants, battant de leurs pattes nues le sol de la caverne, leurs corps déjà lui­sants de sueur et leurs yeux de désir. D'autres, pas encore assez saouls, buvaient avec application, le front plissé, peu de mots, graves malgré leurs déguisements bestiaux. Au-dehors il faisait froid, neige et pluie mélangées, les bêtes maigres, l'impôt du comte franc et la dîme réclamés par le prêtre. En buvant assez, on pou­vait tout effacer, jusqu'à son propre nom, devenir cerf, veau ou vache, prendre et se donner sans distinction, ne plus être laid, vieux, grosse, pauvre. Pour un soir seulement, celui des saturnales, à la dix-septième nuit des calendes de janvier, n'être ni maître ni servile, n'avoir plus d'âge ni de visage, revivre les temps sans loi, oublier la terre et le ciel. À l'abri d'une simple toile tendue entre deux aspéri­tés, dans le recoin sombre tapissé d'herbe sèche qui servait en hiver de litière aux bergers, elles regardaient de tous leurs yeux, serrées l'une contre l'autre. La plus jeune avait treize ans, l'autre n'en avait pas quinze. Elles étaient vierges, jusqu'à ce soir, et n'avaient pas de noms. S'il fallait les appeler, Geneta suffisait. Jeune fille... C'était ainsi depuis que la peste avait enlevé leurs familles. La peste, ou la famine, ou la guerre. Qui s'en souvenait encore ? Deux gamines sans nom. La Mère les avait recueillies et élevées pour qu'elles servent la Bovinda, la Vache blanche qui veillait depuis toujours sur la tribu, bien avant les Romains et les Francs, bien avant le prêtre et son dieu unique. Durant des années, Oiba les avait tenues à l'écart des frairies du solstice d'hiver, mais les fillettes avaient grandi, et elle vieillissait. Pour la première fois, elles voyaient la Mère danser, le corps en sueur, terriblement pâle dans sa nudité, au centre de cette sarabande qui ne cessait d'enfler, trou­vait peu à peu sa cadence et l'encerclait. Trois pas, un demi-tour et un claquement de mains au rythme de son chant haletant assourdi par le masque, et dont les pucelles n'entendaient que de brefs glapissements. Au centre de la ronde gisait le manteau dont elle était couverte avant de commencer ses virevoltes. Durant un temps, les rustauds s'étaient contentés de deviner ses formes à chaque envol de l'étoffe. Oiba savait donner vie à s Afficher moinsAfficher plus

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Détails du livre

Titre complet
REINES POURPRES T1 VOILES FRED
Editeur
Format
Poche
Publication
03 janvier 2008
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
343
Taille
18 x 11 x 1.5 cm
Poids
185
ISBN-13
9782266170802

Auteur

Livré entre : 19 mai - 22 mai
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