Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

BAL DES CELIBATAIRES

3.2

(42)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur En 1919, la paix est revenue. Pas les soldats, morts dans les tranchées, et qui laissent derrière eux une armée de veuves et de filles «à marier». La petite commune de Saint-Roch, en Corrèze, ne fait pas exception à la règle : c'est dorénavant la gente féminine qui y règne et doit faire face à l'avenir. Et puisqu'il n'y a plus d'hommes au village, Cécile Brunie, l'institutrice, désormais seule, prend l'initiative extraordinaire d'organiser un grand bal où seront invités tous les célibataires de la région. Avec un seul objectif : susciter les rencontres, vaincre la solitude et le chagrin, que les couples se fassent et que la vie, enfin, reprenne ses droits. Également chez Pocket, dans la même série : L'orange de Noël et Les demoiselles des écoles. Tous les grands succès de Michel Peyramaure sont chez Pocket Extrait Saint-Roch (Corrèze), août 1914 De toute ma vie je ne fus témoin d'un tel chambardement, et je n'en verrai sans doute jamais d'autre. Pas même pour le 14 Juillet à Meyssac. Pas même pour les Foires franches de Brive. Non, jamais plus. Il faut l'avoir vu pour le croire. Tout a débuté par une procession de voitures paysannes de toutes sortes, attelées d'un cheval, d'une mule ou d'un bourricot. Il y avait même une charrette traînée par deux vaches, descendue de la ferme des Ardaillasses, à bonne distance du bourg. Elle s'était arrêtée au moulin de Jules Bernède pour faire boire les bêtes déjà fatiguées. «Ceux-là, me suis je dit, ils vont manquer le train, pour sûr.» Il faut dire que ce matin d'août il faisait une chaleur à faire rôtir les couleuvres. Mon frère, Pierre, tenait les brides de notre char à bancs, qu'il avait décrotté la veille. Cécile, notre institutrice et presque sa femme, se tenait près de lui, son sac de ville sur les genoux, comme pour la messe, son chapeau de paille à coquelicots penché sur l'avant du visage pour le protéger du soleil. Moi, Malvina, j'étais assise derrière, sur de la paille qui sentait le fumier. Comme elle craint le soleil, je lui ai conseillé d'ouvrir son ombrelle. Elle m'a répondu que ça ferait mauvais genre pour traverser le bourg, et sur la route. A Brive, en revanche, personne ne la remarquerait. On aurait dit que tout le village partait pour une migration, comme lors de la fête votive de Brive, sauf que, ce jour-là, personne n'avait le coeur à s'amuser. On voyait bien des gars brandir des bouteilles en chantant Le Chant du départ, La Madelon ou la Yoyette, des chansons que nous faisions semblant de ne pas entendre. En arrivant à Branceilles, Pierre s'est écarté de la procession pour faire boire notre jument, Ponnette. Cécile est descendue pour se dégourdir les jambes et saluer des gens de connaissance qui s'apprêtaient à nous emboîter le pas. Pierre a flatté l'encolure de la bête et retendu les brides en disant à Cécile : - Regarde, elle est déjà toute blanche d'écume, cette vieille carne ! Faudra pas la garder. Elle a fait son temps. Tu diras à la Maïré de la conduire à l'équarrisseur. Elle en tirera bien quelques sous et ça l'aidera à acheter un bourricot pour la remplacer. C'est plus résistant et ça mange moins. François Delpeyroux, notre voisin des Bories-Hautes, s'est arrêté pour demander à Pierre s'il avait besoin d'un coup de main. Mon frère lui a répondu : «Oui, pour finir cette chopine.» François est reparti balin-balan dans sa carriole de livraison, un peu ivre à ce qu'il m'a semblé, car il avait déjà fêté la mobilisation générale pour la guerre qui allait conduire nos gars à Berlin. Il y avait foule dans la cour de la gare de Brive quand nous sommes arrivés, et nous n'étions pas les derniers. À croire que tous les villages des environs se dépeuplaient pour le grand voyage chez Guillaume. Ranger le char à bancs dans la cour demanda du temps et de la patience, et Pierre commençait à s'énerver, d'autant qu'il ne s'était pas levé du bon pied. Imaginez un peu ! Pour accrocher les brides, pas le moindre anneau, pas la plus petite palissade. Afficher moinsAfficher plus

BAL DES CELIBATAIRES

3.2

(42)

2,45 €
7,10 € -65%
Sélectionnez la condition
 
Il ne reste plus que 1 exemplaire(s) en stock
2,45 €
7,10 € -65%

Le Pitch

Présentation de l'éditeur En 1919, la paix est revenue. Pas les soldats, morts dans les tranchées, et qui laissent derrière eux une armée de veuves et de filles «à marier». La petite commune de Saint-Roch, en Corrèze, ne fait pas exception à la règle : c'est dorénavant la gente féminine qui y règne et doit faire face à l'avenir. Et puisqu'il n'y a plus d'hommes au village, Cécile Brunie, l'institutrice, désormais seule, prend l'initiative extraordinaire d'organiser un grand bal où seront invités tous les célibataires de la région. Avec un seul objectif : susciter les rencontres, vaincre la solitude et le chagrin, que les couples se fassent et que la vie, enfin, reprenne ses droits. Également chez Pocket, dans la même série : L'orange de Noël et Les demoiselles des écoles. Tous les grands succès de Michel Peyramaure sont chez Pocket Extrait Saint-Roch (Corrèze), août 1914 De toute ma vie je ne fus témoin d'un tel chambardement, et je n'en verrai sans doute jamais d'autre. Pas même pour le 14 Juillet à Meyssac. Pas même pour les Foires franches de Brive. Non, jamais plus. Il faut l'avoir vu pour le croire. Tout a débuté par une procession de voitures paysannes de toutes sortes, attelées d'un cheval, d'une mule ou d'un bourricot. Il y avait même une charrette traînée par deux vaches, descendue de la ferme des Ardaillasses, à bonne distance du bourg. Elle s'était arrêtée au moulin de Jules Bernède pour faire boire les bêtes déjà fatiguées. «Ceux-là, me suis je dit, ils vont manquer le train, pour sûr.» Il faut dire que ce matin d'août il faisait une chaleur à faire rôtir les couleuvres. Mon frère, Pierre, tenait les brides de notre char à bancs, qu'il avait décrotté la veille. Cécile, notre institutrice et presque sa femme, se tenait près de lui, son sac de ville sur les genoux, comme pour la messe, son chapeau de paille à coquelicots penché sur l'avant du visage pour le protéger du soleil. Moi, Malvina, j'étais assise derrière, sur de la paille qui sentait le fumier. Comme elle craint le soleil, je lui ai conseillé d'ouvrir son ombrelle. Elle m'a répondu que ça ferait mauvais genre pour traverser le bourg, et sur la route. A Brive, en revanche, personne ne la remarquerait. On aurait dit que tout le village partait pour une migration, comme lors de la fête votive de Brive, sauf que, ce jour-là, personne n'avait le coeur à s'amuser. On voyait bien des gars brandir des bouteilles en chantant Le Chant du départ, La Madelon ou la Yoyette, des chansons que nous faisions semblant de ne pas entendre. En arrivant à Branceilles, Pierre s'est écarté de la procession pour faire boire notre jument, Ponnette. Cécile est descendue pour se dégourdir les jambes et saluer des gens de connaissance qui s'apprêtaient à nous emboîter le pas. Pierre a flatté l'encolure de la bête et retendu les brides en disant à Cécile : - Regarde, elle est déjà toute blanche d'écume, cette vieille carne ! Faudra pas la garder. Elle a fait son temps. Tu diras à la Maïré de la conduire à l'équarrisseur. Elle en tirera bien quelques sous et ça l'aidera à acheter un bourricot pour la remplacer. C'est plus résistant et ça mange moins. François Delpeyroux, notre voisin des Bories-Hautes, s'est arrêté pour demander à Pierre s'il avait besoin d'un coup de main. Mon frère lui a répondu : «Oui, pour finir cette chopine.» François est reparti balin-balan dans sa carriole de livraison, un peu ivre à ce qu'il m'a semblé, car il avait déjà fêté la mobilisation générale pour la guerre qui allait conduire nos gars à Berlin. Il y avait foule dans la cour de la gare de Brive quand nous sommes arrivés, et nous n'étions pas les derniers. À croire que tous les villages des environs se dépeuplaient pour le grand voyage chez Guillaume. Ranger le char à bancs dans la cour demanda du temps et de la patience, et Pierre commençait à s'énerver, d'autant qu'il ne s'était pas levé du bon pied. Imaginez un peu ! Pour accrocher les brides, pas le moindre anneau, pas la plus petite palissade. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
BAL DES CELIBATAIRES
Auteur
Editeur
Format
Poche
Publication
08 novembre 2007
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
296
Taille
18 x 11 x 1.4 cm
Poids
165
ISBN-13
9782266166607
Livré entre : 20 mai - 23 mai
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés