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Ivre de Chine

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
En digne héritier de Nicolas Bouvier, Constantin de Slizewicz explore une Chine bien éloignée des stéréotypes. Il nous livre la vision d'un pays dont les hommes constituent la vraie richesse, des peuples dont il nous fait partager la réalité quotidienne.Entre deux reportages pour Le Quotidien du Yunnan, Constantin de Slizewicz décide à l'hiver 2002 de traverser la Chine d'est en ouest, à bord d'un side-car baptisé le Scarabée, piloté par son ami Alexandre. A l'occasion de ce périple durant lequel les deux Français avalent autant de spiritueux que de kilomètres, l'auteur évoque ses dix années vécues en Chine. Une Chine bien éloignée de celle des JO, où l'on ne court pas après un taux de croissance, où les policiers, les patrons de presse, tout comme la jeunesse, la classe moyenne et les paysans trouvent le tao au fond d'une bouteille d'alcool blanc. Ivre de Chine, Constantin de Slizewicz émaille ce récit truculent du souvenir de figures historiques comme le consul de France Auguste François ou l'écrivain Lucien Bodard, nous fait découvrir des canonnières sur le Yang-Tsé-Kiang et revivre la guerre des Boxers, retrace l'aventure du chemin de fer du Tonkin, des Tigres volants et l'épopée de missionnaires et d'explorateurs qui, comme lui, ont vécu d'amères et inoubliables aventures en Chine. Depuis l'âge de vingt ans Constantin de Slizewicz vit en Chine, où il réalise des photoreportages pour les presses française et chinoise ainsi que des films documentaires. Il est l'auteur des Peuples oubliés du Tibet (Toison d'or du livre d'Aventure & d'Exploration 2007) et des Canonnières du Yang-Tsé-Kiang.ExtraitLa route, c'est la vie Kunming, mercredi 30 octobre 2002 Le vacarme d'une perceuse me réveille. A brefs intervalles, le bruit mécanique envahit ma chambre. Je tente de retrouver le sommeil en plongeant ma tête sous un oreiller. Véritable supplice, le tumulte semble s'amplifier. Mon crâne est lourd, le grésillement infernal de l'outil ne fait qu'accroître ma migraine. Il m'épuise. Je remarque que j'ai eu trois appels en absence. C'est Alex ! Il est midi passé et de nouveau l'horrible boucan secoue la pièce. Une lumière grise passe à travers les stores en aluminium, je me résigne et me lève. J'enfile autour de la taille mon longhi birman et saisis une cigarette dans le paquet de Hong He qui traîne sur mon bureau. Assis dans la cuisine sur l'une des chaises en moleskine rouge, je prépare du café et patiente en regardant tomber la pluie. La journée est humide, le béton du sol répand sur mes pieds nus un chatouillement froid et désagréable, et voilà que le fracas agaçant de la perceuse reprend. Pour me calmer, j'allume une autre cigarette. Du haut de ma fenêtre, je peux observer les vendeurs du marché, obstinés comme le sont habituellement les Chinois. Malgré ce fichu temps, ils s'activent. Le mal de tête ne veut pas s'en aller, c'est une torture. Cette violente léthargie m'emplit d'un cruel sentiment de culpabilité. Un goût amer de tristesse s'agrippe à moi. La gorge dure et noueuse, je cherche un bref réconfort dans la saveur âpre de mon café. Rien à faire, je reste sombre, l'ennui et la solitude me dévorent. Le coeur plein de mort, je déambule dans mon salon. A côté de la chaîne hi-fi, mes disques sont éparpillés, sur les tables basses les cendriers sont pleins, il traîne ici et là des verres et des bouteilles vides. «C'est le bazar et il faut mettre de l'ordre», me dis-je en écrasant ma cigarette. Afficher moinsAfficher plus

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En digne héritier de Nicolas Bouvier, Constantin de Slizewicz explore une Chine bien éloignée des stéréotypes. Il nous livre la vision d'un pays dont les hommes constituent la vraie richesse, des peuples dont il nous fait partager la réalité quotidienne.Entre deux reportages pour Le Quotidien du Yunnan, Constantin de Slizewicz décide à l'hiver 2002 de traverser la Chine d'est en ouest, à bord d'un side-car baptisé le Scarabée, piloté par son ami Alexandre. A l'occasion de ce périple durant lequel les deux Français avalent autant de spiritueux que de kilomètres, l'auteur évoque ses dix années vécues en Chine. Une Chine bien éloignée de celle des JO, où l'on ne court pas après un taux de croissance, où les policiers, les patrons de presse, tout comme la jeunesse, la classe moyenne et les paysans trouvent le tao au fond d'une bouteille d'alcool blanc. Ivre de Chine, Constantin de Slizewicz émaille ce récit truculent du souvenir de figures historiques comme le consul de France Auguste François ou l'écrivain Lucien Bodard, nous fait découvrir des canonnières sur le Yang-Tsé-Kiang et revivre la guerre des Boxers, retrace l'aventure du chemin de fer du Tonkin, des Tigres volants et l'épopée de missionnaires et d'explorateurs qui, comme lui, ont vécu d'amères et inoubliables aventures en Chine. Depuis l'âge de vingt ans Constantin de Slizewicz vit en Chine, où il réalise des photoreportages pour les presses française et chinoise ainsi que des films documentaires. Il est l'auteur des Peuples oubliés du Tibet (Toison d'or du livre d'Aventure & d'Exploration 2007) et des Canonnières du Yang-Tsé-Kiang.ExtraitLa route, c'est la vie Kunming, mercredi 30 octobre 2002 Le vacarme d'une perceuse me réveille. A brefs intervalles, le bruit mécanique envahit ma chambre. Je tente de retrouver le sommeil en plongeant ma tête sous un oreiller. Véritable supplice, le tumulte semble s'amplifier. Mon crâne est lourd, le grésillement infernal de l'outil ne fait qu'accroître ma migraine. Il m'épuise. Je remarque que j'ai eu trois appels en absence. C'est Alex ! Il est midi passé et de nouveau l'horrible boucan secoue la pièce. Une lumière grise passe à travers les stores en aluminium, je me résigne et me lève. J'enfile autour de la taille mon longhi birman et saisis une cigarette dans le paquet de Hong He qui traîne sur mon bureau. Assis dans la cuisine sur l'une des chaises en moleskine rouge, je prépare du café et patiente en regardant tomber la pluie. La journée est humide, le béton du sol répand sur mes pieds nus un chatouillement froid et désagréable, et voilà que le fracas agaçant de la perceuse reprend. Pour me calmer, j'allume une autre cigarette. Du haut de ma fenêtre, je peux observer les vendeurs du marché, obstinés comme le sont habituellement les Chinois. Malgré ce fichu temps, ils s'activent. Le mal de tête ne veut pas s'en aller, c'est une torture. Cette violente léthargie m'emplit d'un cruel sentiment de culpabilité. Un goût amer de tristesse s'agrippe à moi. La gorge dure et noueuse, je cherche un bref réconfort dans la saveur âpre de mon café. Rien à faire, je reste sombre, l'ennui et la solitude me dévorent. Le coeur plein de mort, je déambule dans mon salon. A côté de la chaîne hi-fi, mes disques sont éparpillés, sur les tables basses les cendriers sont pleins, il traîne ici et là des verres et des bouteilles vides. «C'est le bazar et il faut mettre de l'ordre», me dis-je en écrasant ma cigarette. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Ivre de Chine
Format
Broché
Publication
12 mai 2010
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
240
Taille
21.1 x 14.3 x 2.1 cm
Poids
290
ISBN-13
9782262027537

Auteur

Livré entre : 26 juillet - 29 juillet
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