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Les derniers jours de Jules César

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Manfredi emmène le lecteur à travers la Rome antique pour une semaine de complots politiques, de trahison et d'espionnage, culminant avec l'assassinat de Jules César le 15 mars 44 av. J.-C, jour des Ides de Mars.7 mars 44 av. J.-C. : une semaine avant l'assassinat de Jules César. Le compte à rebours est lancé. Suite à des rumeurs de complot contre l'empereur, ses proches commencent à enquêter. Quand Publius Sextus, centurion et homme de confiance de César, apprend lors d'une mission loin de la ville que "l'aigle" est en danger de mort, il se lance dans une course contre la montre pour rentrer à Rome le prévenir. Mille pièges se dressent sur sa route, tendus par ceux qui veulent faire assassiner l'empereur. De son côté, à Rome, César, alerté par les funestes prédictions d'un devin étrusque, s'inquiète de ne pas voir rentrer son centurion. Quid de l'étrange comportent de Marc Antoine à la fête des Lupercales ? Et de Brutus, que le vieux médecin Antistius soupçonne d'être au cœur du complot ? Chacun mène l'enquête, s'épie, se trahit, et l'étau se resserre inéluctablement autour de sa proie : Publius arrivera trop tard, Antistius aussi, et César, malgré les avertissements, sortira de son palais ce jour fatal des ides de mars pour ne plus jamais y revenir... Extrait Romae, Nonis Martiis, hora prima Rome, 7 mars, six heures du matin Un voile de clarté filtrait à travers une trouée dans un ciel d'hiver couleur de plomb. Si les nuages obstruaient la lumière, ils semblaient aussi étouffer les bruits, qui parvenaient, troubles et opaques, aux oreilles. Le vent s'élevait par intermittence du vicus Iugarius, pareil au halètement d'un fugitif. Un magistrat apparut sur la place, à l'extrémité sud du Forum. Reconnaissable à ses insignes, il se dirigeait à vive allure vers le temple de Saturne. Il ralentit le pas devant la statue de Lucius Junius Brutus, le héros qui avait renversé la monarchie près de cinq siècles plus tôt. Au pied du grand bronze courroucé, sur le piédestal qui en portait l'éloge, une main avait écrit au minium : «Brutus, tu dors ?» Le magistrat secoua la tête et poursuivit son chemin en ajustant sa toge qui glissait de ses épaules maigres à chaque souffle de vent. Il gravit lestement les marches du temple, dépassa l'autel encore fumant et s'évanouit dans l'ombre du portique. Une fenêtre s'ouvrit à l'étage supérieur de la maison des Vestales. Les vierges gardiennes du feu s'éveillaient, d'autres se préparaient à se coucher après avoir veillé toute la nuit. Vêtue de blanc, la grande vestale quitta la galerie à colonnes et marcha vers la statue de Vesta, qui se dressait au centre de la cour. La terre se mit à trembler. La tête de la déesse se balança. Un fragment de terre cuite se détacha de la corniche et tomba dans la fontaine avec un bruit sec que le silence amplifia. Alors que la femme levait la tête vers les nuages, un son retentit au loin. Son regard se remplit d'effroi. Pourquoi la terre frissonnait-elle ? Le dernier tour de garde s'achevait sur l'île Tibérine, au quartier général de la IXe Légion, que Marcus Emilius Lepidus avait cantonnée hors les murs. Les soldats et le centurion rendirent les honneurs à l'aigle avant de regagner leur logement deux par deux. Le Tibre coulait impétueusement, léchant de ses eaux troubles les branches nues des aulnes. Des cris aigus, intermittents, déchirèrent le silence blême de l'aube. Ils provenaient de la demeure du grand pontife. Dans leur maison voisine, les vestales furent prises de panique. Ce n'était pas la première fois qu'elles les entendaient, et leur fréquence augmentait. Les cris se répétèrent. La grande vestale se posta sur le seuil, d'où Ton pouvait apercevoir les gardes du corps, deux Celtes gigantesques. L'air impassible, ils étaient appuyés contre les montants de la porte de la Regia. Peut-être y étaient-ils habitués. Peut-être ignoraient-ils ce dont il s'agissait. Était-ce la voix du pontife ? Altérée, gémissante, elle év Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Manfredi emmène le lecteur à travers la Rome antique pour une semaine de complots politiques, de trahison et d'espionnage, culminant avec l'assassinat de Jules César le 15 mars 44 av. J.-C, jour des Ides de Mars.7 mars 44 av. J.-C. : une semaine avant l'assassinat de Jules César. Le compte à rebours est lancé. Suite à des rumeurs de complot contre l'empereur, ses proches commencent à enquêter. Quand Publius Sextus, centurion et homme de confiance de César, apprend lors d'une mission loin de la ville que "l'aigle" est en danger de mort, il se lance dans une course contre la montre pour rentrer à Rome le prévenir. Mille pièges se dressent sur sa route, tendus par ceux qui veulent faire assassiner l'empereur. De son côté, à Rome, César, alerté par les funestes prédictions d'un devin étrusque, s'inquiète de ne pas voir rentrer son centurion. Quid de l'étrange comportent de Marc Antoine à la fête des Lupercales ? Et de Brutus, que le vieux médecin Antistius soupçonne d'être au cœur du complot ? Chacun mène l'enquête, s'épie, se trahit, et l'étau se resserre inéluctablement autour de sa proie : Publius arrivera trop tard, Antistius aussi, et César, malgré les avertissements, sortira de son palais ce jour fatal des ides de mars pour ne plus jamais y revenir... Extrait Romae, Nonis Martiis, hora prima Rome, 7 mars, six heures du matin Un voile de clarté filtrait à travers une trouée dans un ciel d'hiver couleur de plomb. Si les nuages obstruaient la lumière, ils semblaient aussi étouffer les bruits, qui parvenaient, troubles et opaques, aux oreilles. Le vent s'élevait par intermittence du vicus Iugarius, pareil au halètement d'un fugitif. Un magistrat apparut sur la place, à l'extrémité sud du Forum. Reconnaissable à ses insignes, il se dirigeait à vive allure vers le temple de Saturne. Il ralentit le pas devant la statue de Lucius Junius Brutus, le héros qui avait renversé la monarchie près de cinq siècles plus tôt. Au pied du grand bronze courroucé, sur le piédestal qui en portait l'éloge, une main avait écrit au minium : «Brutus, tu dors ?» Le magistrat secoua la tête et poursuivit son chemin en ajustant sa toge qui glissait de ses épaules maigres à chaque souffle de vent. Il gravit lestement les marches du temple, dépassa l'autel encore fumant et s'évanouit dans l'ombre du portique. Une fenêtre s'ouvrit à l'étage supérieur de la maison des Vestales. Les vierges gardiennes du feu s'éveillaient, d'autres se préparaient à se coucher après avoir veillé toute la nuit. Vêtue de blanc, la grande vestale quitta la galerie à colonnes et marcha vers la statue de Vesta, qui se dressait au centre de la cour. La terre se mit à trembler. La tête de la déesse se balança. Un fragment de terre cuite se détacha de la corniche et tomba dans la fontaine avec un bruit sec que le silence amplifia. Alors que la femme levait la tête vers les nuages, un son retentit au loin. Son regard se remplit d'effroi. Pourquoi la terre frissonnait-elle ? Le dernier tour de garde s'achevait sur l'île Tibérine, au quartier général de la IXe Légion, que Marcus Emilius Lepidus avait cantonnée hors les murs. Les soldats et le centurion rendirent les honneurs à l'aigle avant de regagner leur logement deux par deux. Le Tibre coulait impétueusement, léchant de ses eaux troubles les branches nues des aulnes. Des cris aigus, intermittents, déchirèrent le silence blême de l'aube. Ils provenaient de la demeure du grand pontife. Dans leur maison voisine, les vestales furent prises de panique. Ce n'était pas la première fois qu'elles les entendaient, et leur fréquence augmentait. Les cris se répétèrent. La grande vestale se posta sur le seuil, d'où Ton pouvait apercevoir les gardes du corps, deux Celtes gigantesques. L'air impassible, ils étaient appuyés contre les montants de la porte de la Regia. Peut-être y étaient-ils habitués. Peut-être ignoraient-ils ce dont il s'agissait. Était-ce la voix du pontife ? Altérée, gémissante, elle év Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Les derniers jours de Jules César
Auteur
Editeur
Format
Grand Format
Publication
03 novembre 2011
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
288
Taille
24 x 15.5 x 2.3 cm
Poids
459
ISBN-13
9782259212304
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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