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Nos rêves sont plus grands que le ciel

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Il est né pour incarner l'idéal étroit de la riche bourgeoisie bostonienne. Mais Percival Lowell a un autre avenir. Il se voit en héros de planètes inconnues et veut ouvrir aux hommes le chemin des étoiles. Sa vie pourrait être une anecdote flétrie entre les pages d'un livre de compte, elle sera une comète au scintillement unique dans l'odyssée des sciences. Lorsqu'il prend possession de l'observatoire qu'il a fait construire à Flagstaff en 1894, dans l'Ouest américain, l'astronome amateur braque enfin sa lunette sur son destin : Mars et son peuple fantasmatique. Jamais plus il ne les quittera des yeux. La planète rouge et les Martiens enflamment son imagination et brûlent les espoirs des femmes qui l'aiment. Surtout, ils vont successivement offrir à Percival Lowell les caresses de la gloire, les gifles du mépris et les blessures du désespoir. Jean Cavé, ancien rédacteur en chef à Paris Match, a publié un roman et un recueil de nouvelles chez Actes Sud (Une femme d'esprit, La souris céleste) et deux romans chez Pion (Le dîner du commandant, Accident de parcours, qui vient d'être adapté en téléfilm éponyme pour France Télévisions). Pour ce roman, il a reçu la bourse Stendhal du Ministère des Affaires Étrangères. Extrait C'était la nuit d'Halloween. Mais où était passé Tom ? C'est l'âge le pire, pensa Paul Donovan. Un fils de dix ans, malin, vif, turbulent. Et beau comme sa mère. Et ce mal de tête qui commençait. Pas une très bonne idée quand on est en charge d'un enfant de se laisser aller aux happy hours ! - Tu vas prendre froid ! Où es-tu ? Tom ! Tous les elfes, tous les esprits, tous les fantômes d'Arizona étaient de sortie. Dans une petite ville comme Flagstaff, la fête était partout. Dès le matin, on croisait des dames déguisées, Ophélies pâles comme la mort elle-même, jolis minois griffés de cicatrices sanglantes, lèvres carmin blessées par des agrafes. Les enfants étaient bien accueillis dans toutes les maisons pour le trick or treat traditionnel. Déguisés en monstres effrayants, maquillés sanguinolent, les frimousses lançaient le cri de façon menaçante. On était prié, quand on était un adulte digne de ce nom, de hurler de terreur en ouvrant sa porte et de se précipiter en tremblant pour donner des chocolats, des bonbons et quelques cents aux hordes de bambins qui se succédaient. Et ce soir-là, comme tous les ans, la ville semblait le décor d'un conte fantastique; elle était livrée aux enfants, les grandes personnes se terraient pour rire. Seuls adultes visibles, les flics débonnaires du comté patrouillaient dans leur voiture dont les gyrophares bleu et orange ajoutaient à l'ambiance frissons. La nuit était tombée et les bois entourant l'observatoire étaient sombres. Avec un mauvais pressentiment, Paul accéléra le pas sans savoir s'il allait dans la bonne direction. - Tom ! Tom ! Je ne ris plus, maintenant ! Montre-toi ! «Papa ! T'avais promis !» avait rappelé Tom le matin. Pas d'échappatoire. Alors on avait pris la voiture et roulé quelques miles jusqu'à Mars Hill, là-haut, la colline de l'observatoire Lowell. Paul y venait souvent, plus jeune, quand il rêvait que sa vie s'envolerait vers les étoiles. Quand on arrivait sur Mars Hill, la première chose qui frappait était la vue sur Flagstaff. Une hauteur parfaite pour se repérer, pour dominer, pour comprendre. La ville était née de la voie ferrée de Santa Fe, de la gare qui fonctionnait toujours et était à moitié occupée aujourd'hui par le visitor center ; puis elle s'était développée d'abord vers le nord, les San Francisco Peaks et, derrière encore, le Grand Canyon, puis beaucoup plus récemment vers le sud où l'on trouvait désormais la zone industrielle, les grandes surfaces, les stations-service et la route principale 140 qui, courant d'est en ouest, menait vers la côte Pacifique. A Flagstaff, on ne se sentait jamais loin de la gare. On entendait seulement les longs hurlements des puissantes motrices plus ou moins distinctem Afficher moinsAfficher plus

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Détails du livre

Titre complet
Nos rêves sont plus grands que le ciel
Editeur
Format
Grand Format
Publication
06 octobre 2011
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
320
Taille
22.6 x 13.9 x 3.1 cm
Poids
420
ISBN-13
9782259210928
Livré entre : 30 juin - 3 juillet
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