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Retour histoire et fin rêves

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Les espoirs apparus à la fin de la guerre froide d'un monde sans conflit idéologique et stratégique n'étaient qu'un mirage. Le monde est resté tel quel. Presque partout l'État-nation demeure aussi fort que par le passé et si les États-Unis restent l'unique superpuissance, l'influence croissante des grandes autocraties, Chine et Russie, est à nouveau une caractéristique majeure de l'échiquier international. De surcroît, un antagonisme encore plus ancien a éclaté entre d'une part, l'islamisme radical et d'autre part, les cultures laïques et modernes. Face à ces périls, les démocraties se sont montrées divisées et ont douté de leur éthique. Elles se sont affaiblies et démoralisées au pire moment. Mais l'Histoire est de retour. Avec le regard aiguisé du stratège, Kagan pose les grandes questions auxquelles elles devront se mesurer dans les années à venir, et celle qui les résume toutes : veulent-elles encore écrire l'Histoire ou laisser d'autres l'écrire à leur place ? Robert Kagan est un des principaux membres de la Fondation Carnegie pour la paix internationale. Diplômé des universités de Yale et de Harvard, il a travaillé au Département d'État américain de 1984 à 1988. Éditorialiste au Washington Post, auteur de La Puissance et la Faiblesse (Plon, 2003), il est membre du Concil on Foreign Relations. Il vit actuellement à Bruxelles. Extrait Le monde est revenu à la normale. Au lendemain de la guerre froide, nous avons entrevu la séduisante perspective d'un nouveau type d'ordre international caractérisé par le développement conjoint ou la disparition des Etats-nations, la fin des conflits idéologiques, le mélange des cultures et une liberté de plus en plus grande des échanges et de la communication. Le monde démocratique moderne voulait se convaincre que la fin de la guerre froide n'était pas simplement le terme d'un conflit idéologique et stratégique, mais celui de tous les conflits de cette sorte. Les peuples et leurs dirigeants aspiraient à «un monde transformé». Ce n'était pourtant qu'un mirage. En effet, le monde est resté tel quel. Presque partout, l'Etat-nation demeure aussi fort que par le passé, et il en va de même des ambitions nationalistes, des passions et des rivalités entre les pays qui ont forgé l'Histoire. Les Etats-Unis sont désormais l'unique superpuissance. Cependant, la concurrence internationale entre les grands a repris : la Russie, la Chine, l'Europe, le Japon, l'Inde, l'Iran, l'Amérique et d'autres encore cherchent à asseoir leur domination au plan régional. Les luttes pour renforcer son statut et son influence dans le monde sont à nouveau une caractéristique majeure de l'échiquier international. La vieille opposition libéralisme-autocratie a également refait surface, les grandes puissances mondiales se rangeant de plus en plus dans l'un ou l'autre camp selon la nature de leur régime. De surcroît, un antagonisme encore plus ancien a éclaté entre, d'une part, les islamistes radicaux et, de l'autre, les cultures laïques modernes et les puissances qui ont, selon eux, dominé, envahi et contaminé leur univers islamique. A mesure que ces trois luttes se combinent et s'entrechoquent, la promesse d'une ère nouvelle de convergence internationale s'estompe peu à peu. De fait, nous sommes entrés dans le temps de la divergence. Revue de presse Robert Kagan, qui s'est fait connaître, il y a quelques années, pour avoir dénoncé la pusillanimité des Européens, s'inscrit en faux, dans son nouveau livre, contre l'idée défendue naguère par Francis Fukuyama. L'Histoire, dit-il, est de retour, et ce retour se fait dans la violence, en particulier en Russie. Le texte a été publié en anglais avant le conflit entre Moscou et Tbilissi. La guerre du Caucase donne toutefois une pertinence dramatique à cette thèse. Ce n'est pas un hasard si les amis néoconservateurs de Robert Kagan, qui est conseiller du candidat républicain à la Maison Blanche John McCain, viennent de sort Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Les espoirs apparus à la fin de la guerre froide d'un monde sans conflit idéologique et stratégique n'étaient qu'un mirage. Le monde est resté tel quel. Presque partout l'État-nation demeure aussi fort que par le passé et si les États-Unis restent l'unique superpuissance, l'influence croissante des grandes autocraties, Chine et Russie, est à nouveau une caractéristique majeure de l'échiquier international. De surcroît, un antagonisme encore plus ancien a éclaté entre d'une part, l'islamisme radical et d'autre part, les cultures laïques et modernes. Face à ces périls, les démocraties se sont montrées divisées et ont douté de leur éthique. Elles se sont affaiblies et démoralisées au pire moment. Mais l'Histoire est de retour. Avec le regard aiguisé du stratège, Kagan pose les grandes questions auxquelles elles devront se mesurer dans les années à venir, et celle qui les résume toutes : veulent-elles encore écrire l'Histoire ou laisser d'autres l'écrire à leur place ? Robert Kagan est un des principaux membres de la Fondation Carnegie pour la paix internationale. Diplômé des universités de Yale et de Harvard, il a travaillé au Département d'État américain de 1984 à 1988. Éditorialiste au Washington Post, auteur de La Puissance et la Faiblesse (Plon, 2003), il est membre du Concil on Foreign Relations. Il vit actuellement à Bruxelles. Extrait Le monde est revenu à la normale. Au lendemain de la guerre froide, nous avons entrevu la séduisante perspective d'un nouveau type d'ordre international caractérisé par le développement conjoint ou la disparition des Etats-nations, la fin des conflits idéologiques, le mélange des cultures et une liberté de plus en plus grande des échanges et de la communication. Le monde démocratique moderne voulait se convaincre que la fin de la guerre froide n'était pas simplement le terme d'un conflit idéologique et stratégique, mais celui de tous les conflits de cette sorte. Les peuples et leurs dirigeants aspiraient à «un monde transformé». Ce n'était pourtant qu'un mirage. En effet, le monde est resté tel quel. Presque partout, l'Etat-nation demeure aussi fort que par le passé, et il en va de même des ambitions nationalistes, des passions et des rivalités entre les pays qui ont forgé l'Histoire. Les Etats-Unis sont désormais l'unique superpuissance. Cependant, la concurrence internationale entre les grands a repris : la Russie, la Chine, l'Europe, le Japon, l'Inde, l'Iran, l'Amérique et d'autres encore cherchent à asseoir leur domination au plan régional. Les luttes pour renforcer son statut et son influence dans le monde sont à nouveau une caractéristique majeure de l'échiquier international. La vieille opposition libéralisme-autocratie a également refait surface, les grandes puissances mondiales se rangeant de plus en plus dans l'un ou l'autre camp selon la nature de leur régime. De surcroît, un antagonisme encore plus ancien a éclaté entre, d'une part, les islamistes radicaux et, de l'autre, les cultures laïques modernes et les puissances qui ont, selon eux, dominé, envahi et contaminé leur univers islamique. A mesure que ces trois luttes se combinent et s'entrechoquent, la promesse d'une ère nouvelle de convergence internationale s'estompe peu à peu. De fait, nous sommes entrés dans le temps de la divergence. Revue de presse Robert Kagan, qui s'est fait connaître, il y a quelques années, pour avoir dénoncé la pusillanimité des Européens, s'inscrit en faux, dans son nouveau livre, contre l'idée défendue naguère par Francis Fukuyama. L'Histoire, dit-il, est de retour, et ce retour se fait dans la violence, en particulier en Russie. Le texte a été publié en anglais avant le conflit entre Moscou et Tbilissi. La guerre du Caucase donne toutefois une pertinence dramatique à cette thèse. Ce n'est pas un hasard si les amis néoconservateurs de Robert Kagan, qui est conseiller du candidat républicain à la Maison Blanche John McCain, viennent de sort Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
RETOUR HISTOIRE ET FIN REVES
Auteur
Editeur
Format
Broché
Publication
28 août 2008
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
161
Taille
20 x 13.5 x 1.5 cm
Poids
205
ISBN-13
9782259208994
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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