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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Du «corbeau» de l'affaire Juppé à l'ouragan Clearstream, de la surveillance du parti communiste sous Mitterrand à la chute de la maison Pasqua, en passant par la déstabilisation de François Léotard après l'assassinat de Yann Piat, on ne compte plus les «affaires» dans lesquelles le seul nom d'Yves Bertrand tient lieu de sésame : «Il est dans le coup !» Maintes fois entendue, cette exclamation en dit long sur l'aura de ce personnage qui, jusqu'alors, avait obstinément refusé de s'exprimer à mots découverts sur les méandres d'une carrière épousant les contours les plus dissimulés de la République. Directeur central des Renseignements généraux de 1992 à 2004, après avoir tout connu de ce service alimentant suspicions et fantasmes, Yves Bertrand restera-t-il comme le «Hoover français», du nom de l'ancien patron du FBI qui fit trembler trois générations d'hommes politiques américains ? Avec une franchise parfois déroutante, et par de nombreuses anecdotes inédites, il répond aux questions que se posent les Français sur le renseignement intérieur et sa logique profonde. Existe-t-il encore une police politique ? A quoi servent les notes blanches et les dizaines de milliers de fiches nominatives archivées dans les ordinateurs de la Place Beauvau ? A force de renseigner ceux qui gouvernent, n'est-on pas tenté de manipuler l'information, voire d'en faire usage pour son seul profit ? Enfin et surtout, voit-on les hommes de la même façon quand, pendant tant d'années, on s'est efforcé d'être les yeux et les oreilles du pouvoir, qu'il s'agisse d'enjeux véniels, comme l'issue d'une élection cantonale, ou majeurs, comme la lutte contre le terrorisme ou les réseaux pédophiles ? Interrogé par Eric Branca, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire Valeurs actuelles, Yves Bertrand brise le silence. Extrait Immobile derrière son bureau, il balaye d'un oeil faussement distrait l'énorme dossier que je lui ai apporté. Des coupures de presse par centaines, relatant les «affaires» d'Etat réelles ou supposées dans lesquelles son nom est cité, depuis près de vingt ans... «Que voulez-vous que je vous dise ? Il y a du vrai. Il y a du faux. Et puis, il manque des choses...» A soixante-trois ans, Yves Bertrand n'est blasé qu'en apparence. Il est simplement passé maître dans l'art de tout relativiser, mithridatisé, en quelque sorte, par les assauts erratiques d'une chronique politico-médiatique qui se brise sur son silence sans parvenir jamais à éroder son sang-froid. Celui du reptile ? Dans le long portrait qu'a brossé de lui Piotr Smolar, du Monde, en janvier 2004, juste avant qu'Yves Bertrand ne quitte la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG) - l'un des postes les plus sensibles de la République avec le contre-espionnage -, le grand mot est lâché : «S'il était un animal, ce serait sans doute le caméléon, lequel jouit de deux aptitudes privilégiées : un champ de vision de 360° (ses yeux se déplacent de façon indépendante) et la capacité de changer de couleur en réponse aux modifications de son environnement.» Nicolas Sarkozy va plus loin. Comme Smolar l'interrogeait en 2002 sur ce même Bertrand qu'il aurait souhaité remplacer, aussitôt nommé ministre de l'Intérieur, si Jacques Chirac, alors à l'Elysée, ne s'y était pas énergiquement opposé, le futur président de la République «avait esquissé une grimace, joint ses mains et imité un serpent se faufilant entre les fougères». Deux ans plus tard, Sarkozy parviendra à ses fins : n'ayant pu obtenir par décret présidentiel le départ du patron des RG, il attendra, non sans quelque impatience, que celui-ci atteigne les soixante ans de sa retraite réglementaire pour lui faire intégrer l'Inspection générale de l'administration, corps de contrôle certes éminent mais qui, au même titre que l'IGPN (l'Inspection générale de la Police nationale, la fameuse «police des polices»), passe pour une semi-retraite. Et pourtant ! Si même Yves Bertrand avai Afficher moinsAfficher plus

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Détails du livre

Titre complet
Je ne sais rien... mais je dirai (presque) tout
Editeur
Format
Broché
Publication
11 octobre 2007
Auteur
Branca, Éric
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
226
Taille
22.5 x 14 x 2 cm
Poids
335
ISBN-13
9782259202954
Livré entre : 3 juillet - 6 juillet
Disponible chez le fournisseur
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