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Un antisémitisme ordinaire

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur En 1940-1941, le gouvernement de Vichy édicte des lois portant sur le statut des juifs. Diverses fonctions ou professions leur sont désormais interdites. Un siècle et demi après la Révolution, les juifs deviennent des parias dans leur propre patrie. Quelle fut l'attitude de l'Administration et des juridictions chargées d'appliquer ces lois révoltantes ? Avocat, ancien ministre, historien de La Prison républicaine, Robert Badinter a examiné cette question dans le milieu du Barreau. Un milieu censé, plus que tout autre, défendre les grands principes fondateurs de notre Droit. Or, à l'exception de résistances individuelles parfois courageuses, cet antisémitisme érigé en règle ordinaire de la société ne suscita ni refus de principe ni protestation collective. Des avocats acceptèrent sans états d'âme d'exclure des confrères qui n'avaient commis aucune faute. C'est le tableau fidèle et douloureux de ce drame qui est dressé ici, à partir de recherches approfondies dans les archives de l'Ordre des avocats, des cours d'appel, du Conseil d'État, de la Chancellerie. C'est un livre qui fait peur... Badinter ne plaide pas, sinon par la description retenue des faits. Aucune envolée, aucun effet dramatique : il explique, il détaille, il donne le contexte, recherche les raisons des uns et des autres. Laurent Joffrin, Libération. Quatrième de couverture En 1940©1941, le gouvernement de Vichy édicte des lois portant sur le statut des Juifs. Diverses fonctions ou professions leur sont désormais interdites. Un siècle et demi après la Révolution, les Juifs deviennent des parias dans leur propre patrie. Quelle fut l'attitude de l'Administration et des juridictions chargées d'appliquer ces lois révoltantes ? Avocat, ancien ministre, historien de La Prison républicaine, Robert Badinter a examiné cette question dans le milieu du Barreau. Un milieu censé, plus que tout autre, défendre les grands principes fondateurs de notre Droit. Or, à l'exception de résistances individuelles parfois courageuses, cet antisémitisme érigé en règle ordinaire de la société ne suscita ni refus de principe ni protestation collective. Des avocats acceptèrent sans états d'âme d'exclure des confrères qui n'avaient commis aucune faute. C'est le tableau fidèle et douloureux de ce drame qui est dressé ici, à partir de recherches approfondies dans les archives de l'Ordre des avocats, des cours d'appel, du Conseil d'Etat, de la Chancellerie. Biographie de l'auteur Né à Paris en 1928, avocat et professeur de droit, Robert Badinter a défendu des causes célèbres contre la peine de mort. Parallèlement, il milite pour les droits de l’homme et adhère au Parti socialiste en 1971. François Mitterrand le nomme garde des Sceaux. En tant que ministre de la Justice, il fait voter la loi du 9 octobre 1981 abolissant la peine de mort. On lui doit également des mesures telles que l’abrogation du délit d’homosexualité, la suppression de la Cour de sûreté de l’État et des tribunaux permanents des forces armées, le renforcement des droits des victimes et l’amélioration de la condition carcérale. Il a été président du Conseil constitutionnel de 1986 à 1995. Il a présidé la commission d’arbitrage de la CEE sur la paix dans l’ex-Yougoslavie. De 1995 à 2011, il a été sénateur des Hauts-de-Seine. Il préside depuis 1995 la cour de conciliation et d’arbitrage au sein de l’Organisation pour la sécurité et la coopération (OSCE). Robert Badinter est l’auteur de nombreux ouvrages historiques et politiques. Afficher moinsAfficher plus

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Détails du livre

Titre complet
Un antisémitisme ordinaire
Format
Poche
Publication
01 décembre 1999
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
217
Taille
17.7 x 11 x 1 cm
Poids
125
ISBN-13
9782253147473
Livré entre : 24 juillet - 27 juillet
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