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L'épuration, 1943-1953

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Eté 1944 : la France se libère du joug nazi. Un symbole de l'occupation ennemie demeure sur le sol français en la personne de collaborateurs inconditionnels. Il est impératif de les châtier. C'est l'épuration. A dire vrai, celle-ci a commencé un an plus tôt, en 1943, à Alger, sitôt l'autorité de la France libre restaurée sur l'Algérie et le Maroc. Ce furent le procès et l'exécution de Pucheu, collaborateur de Pétain, et les révocations de fonctionnaires et de policiers vichystes. De Gaulle entend que l'épuration n'épargne aucun milieu mais soit l'œuvre de la justice d'un Etat restauré dans sa légitimité et sa force. L'épuration sera donc le fait des Cours de Justice départementales. Mais rien ne peut empêcher dans un premier temps, sitôt l'occupant nazi replié, qu'éclate la vengeance populaire : contre les autorités vichystes, les délateurs, les tortionnaires de la Milice, les commerçants enrichis, les femmes accusées de " collaboration horizontale " avec les Allemands. C'est le temps des exécutions sommaires avant que très vite ne vienne celui des purges et des procès en bonne et due forme. Jusqu'à ce qu'en août 1953 la République, rendant hommage à la Résistance, vote une amnistie. Herbert Lottman, historien américain pour lequel se sont ouvertes beaucoup d'archives inédites, a entrepris un voyage à l'intérieur de l'épuration. Rien n'est ici oublié : l'exécution sommaire dans le feu des combats de la Libération, l'organisation de l'épuration au plan des départements et d'une région (Lyon et la Haute-Savoie), les grands procès en Haute Cour, l'épuration des Chambres, de l'Académie, des gens de lettres et des artistes, mais aussi la purge des sans grades et des obscurs quels qu'ils soient : policiers, fonctionnaires, ingénieurs, industriels. Au terme d'une enquête qui fait définitivement justice au mythe d'un bain de sang, asseyant les estimations les plus fines (10 000 exécutions sommaires, 6 763 condamnations à mort dont les deux tiers par contumace, 1 000 commuées en peine d'emprisonnement et 767 exécutées), Herbert Lottman peut conclure : " Les Français n'ont pas à rougir de leur épuration, comme ils semblent trop souvent avoir tendance à le faire. Même aujourd'hui. ". Afficher moinsAfficher plus

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Eté 1944 : la France se libère du joug nazi. Un symbole de l'occupation ennemie demeure sur le sol français en la personne de collaborateurs inconditionnels. Il est impératif de les châtier. C'est l'épuration. A dire vrai, celle-ci a commencé un an plus tôt, en 1943, à Alger, sitôt l'autorité de la France libre restaurée sur l'Algérie et le Maroc. Ce furent le procès et l'exécution de Pucheu, collaborateur de Pétain, et les révocations de fonctionnaires et de policiers vichystes. De Gaulle entend que l'épuration n'épargne aucun milieu mais soit l'œuvre de la justice d'un Etat restauré dans sa légitimité et sa force. L'épuration sera donc le fait des Cours de Justice départementales. Mais rien ne peut empêcher dans un premier temps, sitôt l'occupant nazi replié, qu'éclate la vengeance populaire : contre les autorités vichystes, les délateurs, les tortionnaires de la Milice, les commerçants enrichis, les femmes accusées de " collaboration horizontale " avec les Allemands. C'est le temps des exécutions sommaires avant que très vite ne vienne celui des purges et des procès en bonne et due forme. Jusqu'à ce qu'en août 1953 la République, rendant hommage à la Résistance, vote une amnistie. Herbert Lottman, historien américain pour lequel se sont ouvertes beaucoup d'archives inédites, a entrepris un voyage à l'intérieur de l'épuration. Rien n'est ici oublié : l'exécution sommaire dans le feu des combats de la Libération, l'organisation de l'épuration au plan des départements et d'une région (Lyon et la Haute-Savoie), les grands procès en Haute Cour, l'épuration des Chambres, de l'Académie, des gens de lettres et des artistes, mais aussi la purge des sans grades et des obscurs quels qu'ils soient : policiers, fonctionnaires, ingénieurs, industriels. Au terme d'une enquête qui fait définitivement justice au mythe d'un bain de sang, asseyant les estimations les plus fines (10 000 exécutions sommaires, 6 763 condamnations à mort dont les deux tiers par contumace, 1 000 commuées en peine d'emprisonnement et 767 exécutées), Herbert Lottman peut conclure : " Les Français n'ont pas à rougir de leur épuration, comme ils semblent trop souvent avoir tendance à le faire. Même aujourd'hui. ". Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
L'épuration, 1943-1953
Format
Poche
Publication
01 janvier 1994
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
603
Taille
17.8 x 11.1 x 2.5 cm
Poids
365
ISBN-13
9782253065715
Livré entre : 26 juin - 29 juin
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