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Les Nomades face à la guerre

2.1

(10)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Sommaire Introduction L’invention des Nomades : une histoire politique française Une histoire des résistances : l’enquête Les « Nomades » et la guerre : troubles dans l’Histoire Les sources de la mémoire du voyage Chapitre 1. L’immobilisation du monde du voyage : un décret français Une législation héritée de la IIIe République Premières interdictions de circulation, premiers internements Le décret du 6 avril 1940 interdisant la circulation et assignant à résidence les Nomades Légitimation et justification du décret du 6 avril 1940 : un antitsiganisme français Reconnaître un « Nomade » Une persécution raciale : à quoi ressemble un « Nomade » ? Reclassification : comment devient-on « Nomade » ? « Monsieur le Préfet, je ne suis pas nomade » Assignation à résidence et internement en France : quels liens avec le génocide des Tsiganes ? Ce que l’Occupation allemande changea aux dispositions du décret du 6 avril 1940 en zone occupée Le décret du 6 avril 1940 en zone libre : la mise en place d’un système disciplinaire La mythologie autour des « camps de Nomades » Chapitre 2. L’assignation à résidence : une vie sous surveillance Organiser l’assignation à résidence Transferts et convois : organiser les dislocations et les regroupements Les lieux de l’assignation à résidence Résidences forcées et « camps de Nomades » : quelles différences ? L’assignation à résidence en Saône-et-Loire : une étude de cas Ni ravitaillement ni logement pour les « Nomades » de Saône-et-Loire Organiser la subsistance : travailler pendant l’assignation à résidence Dénonciations, disputes et plaintes : le voisinage des assignés à résidence Chapitre 3. Résister à la législation anti-nomade Résister à la législation anti-nomade : une résistance politique La continuité des résistances du carnet anthropométrique au décret du 6 avril 1940 : jeux d’identité et discours caché Stratégies de contournement et d'évitement : déjouer la réglementation anti-nomade Les infractions au décret du 6 avril 1940 : être réfractaire à la législation anti-nomade Les réfractaires à la législation anti-nomade dans le dispositif disciplinaire français Du statut de « droit commun » dans les camps français à celui de « prisonnier politique » dans les camps allemands : parcours de réfractaires Chapitre 4. Désobéissance, évasions et insurrections dans les camps d’internement de « Nomades » Désobéir dans les camps d’internement de « Nomades » Organiser le sauvetage depuis les camps d’internement de « Nomades » L’évasion solitaire comme première étape du sauvetage Tactiques d’évasion et organisation collective De la manifestation à l’insurrection : rébellions dans les camps de « Nomades » Chapitre 5. Le combat contre les occupants : un creuset des résistances ? Des Roms dans les maquis Sauvetage et organisation interne du monde du voyage Volontaires et combattants Chapitre 6. Arrestations de « Nomades » à la libération de la France (1944-1946) : épuration, « faux maquis » ou antitsiganisme ? Exécutions sommaires dans le Massif central (juillet-septembre 1944) Jugements de la cour martiale de Clermont-Ferrand (septembre-octobre 1944) Les « Nomades » devant la cour de justice de Riom (1945-1946) L’internement administratif (1944-1945) Chapitre 7. Une interminable sortie de guerre pour les « Nomades » L’internement des « Nomades » sous le gouvernement provisoire Les bombardements de l’été 1944 : espoir d’une libération ? Septembre 1944, des F.F.I. en gardiens de camps de « Nomades » Les demandes de libération des « Nomades » internés (septembre 1944-mai 1946) La reconduction de l’assignation à résidence des « Nomades » par le Gouvernement provisoire Rentrer des camps de concentration nazis pour être assigné à résidence Quand le ministère de l’Intérieur refusa d’abroger le décret du 6 avril 1940 L’impossibilité de reprendre la route en août 1946 Chapitre 8. Quelle libération pour les « Nomades » ? La politique de libération des « Nomades » L’invention de la catégorie « populations d’origine nomade » Les acteurs de la politique d’après-guerre La connaissance administrative des persécutions anti-nomades en 1948 La Commission interministérielle pour l’étude des populations d’origine nomade de 1949 Quelles réparations pour les « Nomades » ? Premières demandes individuelles de reconnaissance des persécutions anti-nomades L’absence d’enquête sur les conditions de vie des « Nomades » pendant la guerre Conclusion Quand la « Seconde Guerre mondiale » fait retour Les témoignages, des sources décisives Une histoire commune Remerciements Bibliographie ,Commentaires Aujourd'hui, la mémoire des persécutions et des résistances reste vive dans la relation des gens du voyage aux forces de l'ordre et à l'administration. L. Foisneau estime que10000 personnes furent internées et 9 000 assignées à résidence entre 1939 et 1946. ,Commentaires Entretien avec Lise Foisneau : « Vichy est le ressort inconscient des politiques publiques à l’égard des Voyageurs ». ,En brefLa situation d’exclusion des « gens du voyage » en France aujourd’hui s’inscrit-elle dans la continuité des persécutions subies par les « Nomades » pendant la Seconde Guerre mondiale ? L’ethnologue Lise Foisneau a fait de cette question le point de départ d’une enquête historique inédite. ,PrésentationLa situation d’exclusion des « gens du voyage » en France aujourd’hui s’inscrit-elle dans la continuité des persécutions subies par les « Nomades » pendant la Seconde Guerre mondiale ? L’ethnologue Lise Foisneau a fait de cette question le point de départ d’une enquête historique inédite. Avec l’aide de Valentin Merlin, elle a recueilli la parole des derniers témoins et exploré de nombreux fonds d’archives pour tenter de comprendre pourquoi des gouvernements que tout opposait ont poursuivi une même politique de répression des « Nomades » entre 1939 et 1946. Au prétexte de la mise en œuvre d’un état d’exception, la IIIe République en guerre prit des mesures drastiques à l’encontre des « Nomades », qui se retrouvèrent soit assignés à résidence soit rassemblés dans des lieux spécifiques que l’occupant allemand et le régime de Vichy transformèrent rapidement en des camps. Cette politique fut rendue possible par l’adoption préalable, en 1912, de la catégorie administrative de « Nomade » dans laquelle furent regroupés des Roms, des Manouches, des Sinti, des Gitans, desYéniches et des Voyageurs. L’arsenal législatif élaboré entre 1940 et 1944 continua d’être appliqué par le Gouvernement provisoire de la République française jusqu’en juillet 1946. Il n’y eut pas de Libération pour les « Nomades ». Par sa méthode qui associe histoire, ethnographie et participation active des témoins à la recherche, ce livre renouvelle en profondeur une historiographie restée très lacunaire soixante-quinze ans après les faits. Il montre aussi comment l’immobilisation forcée des collectifs romani et voyageurs pendant la Seconde Guerre mondiale se mua en résistance : opposition à la législation anti-nomade et lutte partagée avec l’armée des ombres. Cette étude pionnière est tissée de micro-récits qui déploient de multiples effets de savoir. Le croisement de la mémoire et des archives permet de restituer avec précision des pans entiers de l’histoire nationale jusqu’ici scellés.,CommentairesSur la France de la Seconde Guerre mondiale et des « années noires », si intensément étudiée depuis quatre décennies, si bien connue désormais, il devient rare qu’un livre d’histoire suscite l’étonnement. C’est le cas des Nomades face à la guerre.,Ils en ont ditUne enquête historique inédite. Afficher moinsAfficher plus

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Sommaire Introduction L’invention des Nomades : une histoire politique française Une histoire des résistances : l’enquête Les « Nomades » et la guerre : troubles dans l’Histoire Les sources de la mémoire du voyage Chapitre 1. L’immobilisation du monde du voyage : un décret français Une législation héritée de la IIIe République Premières interdictions de circulation, premiers internements Le décret du 6 avril 1940 interdisant la circulation et assignant à résidence les Nomades Légitimation et justification du décret du 6 avril 1940 : un antitsiganisme français Reconnaître un « Nomade » Une persécution raciale : à quoi ressemble un « Nomade » ? Reclassification : comment devient-on « Nomade » ? « Monsieur le Préfet, je ne suis pas nomade » Assignation à résidence et internement en France : quels liens avec le génocide des Tsiganes ? Ce que l’Occupation allemande changea aux dispositions du décret du 6 avril 1940 en zone occupée Le décret du 6 avril 1940 en zone libre : la mise en place d’un système disciplinaire La mythologie autour des « camps de Nomades » Chapitre 2. L’assignation à résidence : une vie sous surveillance Organiser l’assignation à résidence Transferts et convois : organiser les dislocations et les regroupements Les lieux de l’assignation à résidence Résidences forcées et « camps de Nomades » : quelles différences ? L’assignation à résidence en Saône-et-Loire : une étude de cas Ni ravitaillement ni logement pour les « Nomades » de Saône-et-Loire Organiser la subsistance : travailler pendant l’assignation à résidence Dénonciations, disputes et plaintes : le voisinage des assignés à résidence Chapitre 3. Résister à la législation anti-nomade Résister à la législation anti-nomade : une résistance politique La continuité des résistances du carnet anthropométrique au décret du 6 avril 1940 : jeux d’identité et discours caché Stratégies de contournement et d'évitement : déjouer la réglementation anti-nomade Les infractions au décret du 6 avril 1940 : être réfractaire à la législation anti-nomade Les réfractaires à la législation anti-nomade dans le dispositif disciplinaire français Du statut de « droit commun » dans les camps français à celui de « prisonnier politique » dans les camps allemands : parcours de réfractaires Chapitre 4. Désobéissance, évasions et insurrections dans les camps d’internement de « Nomades » Désobéir dans les camps d’internement de « Nomades » Organiser le sauvetage depuis les camps d’internement de « Nomades » L’évasion solitaire comme première étape du sauvetage Tactiques d’évasion et organisation collective De la manifestation à l’insurrection : rébellions dans les camps de « Nomades » Chapitre 5. Le combat contre les occupants : un creuset des résistances ? Des Roms dans les maquis Sauvetage et organisation interne du monde du voyage Volontaires et combattants Chapitre 6. Arrestations de « Nomades » à la libération de la France (1944-1946) : épuration, « faux maquis » ou antitsiganisme ? Exécutions sommaires dans le Massif central (juillet-septembre 1944) Jugements de la cour martiale de Clermont-Ferrand (septembre-octobre 1944) Les « Nomades » devant la cour de justice de Riom (1945-1946) L’internement administratif (1944-1945) Chapitre 7. Une interminable sortie de guerre pour les « Nomades » L’internement des « Nomades » sous le gouvernement provisoire Les bombardements de l’été 1944 : espoir d’une libération ? Septembre 1944, des F.F.I. en gardiens de camps de « Nomades » Les demandes de libération des « Nomades » internés (septembre 1944-mai 1946) La reconduction de l’assignation à résidence des « Nomades » par le Gouvernement provisoire Rentrer des camps de concentration nazis pour être assigné à résidence Quand le ministère de l’Intérieur refusa d’abroger le décret du 6 avril 1940 L’impossibilité de reprendre la route en août 1946 Chapitre 8. Quelle libération pour les « Nomades » ? La politique de libération des « Nomades » L’invention de la catégorie « populations d’origine nomade » Les acteurs de la politique d’après-guerre La connaissance administrative des persécutions anti-nomades en 1948 La Commission interministérielle pour l’étude des populations d’origine nomade de 1949 Quelles réparations pour les « Nomades » ? Premières demandes individuelles de reconnaissance des persécutions anti-nomades L’absence d’enquête sur les conditions de vie des « Nomades » pendant la guerre Conclusion Quand la « Seconde Guerre mondiale » fait retour Les témoignages, des sources décisives Une histoire commune Remerciements Bibliographie ,Commentaires Aujourd'hui, la mémoire des persécutions et des résistances reste vive dans la relation des gens du voyage aux forces de l'ordre et à l'administration. L. Foisneau estime que10000 personnes furent internées et 9 000 assignées à résidence entre 1939 et 1946. ,Commentaires Entretien avec Lise Foisneau : « Vichy est le ressort inconscient des politiques publiques à l’égard des Voyageurs ». ,En brefLa situation d’exclusion des « gens du voyage » en France aujourd’hui s’inscrit-elle dans la continuité des persécutions subies par les « Nomades » pendant la Seconde Guerre mondiale ? L’ethnologue Lise Foisneau a fait de cette question le point de départ d’une enquête historique inédite. ,PrésentationLa situation d’exclusion des « gens du voyage » en France aujourd’hui s’inscrit-elle dans la continuité des persécutions subies par les « Nomades » pendant la Seconde Guerre mondiale ? L’ethnologue Lise Foisneau a fait de cette question le point de départ d’une enquête historique inédite. Avec l’aide de Valentin Merlin, elle a recueilli la parole des derniers témoins et exploré de nombreux fonds d’archives pour tenter de comprendre pourquoi des gouvernements que tout opposait ont poursuivi une même politique de répression des « Nomades » entre 1939 et 1946. Au prétexte de la mise en œuvre d’un état d’exception, la IIIe République en guerre prit des mesures drastiques à l’encontre des « Nomades », qui se retrouvèrent soit assignés à résidence soit rassemblés dans des lieux spécifiques que l’occupant allemand et le régime de Vichy transformèrent rapidement en des camps. Cette politique fut rendue possible par l’adoption préalable, en 1912, de la catégorie administrative de « Nomade » dans laquelle furent regroupés des Roms, des Manouches, des Sinti, des Gitans, desYéniches et des Voyageurs. L’arsenal législatif élaboré entre 1940 et 1944 continua d’être appliqué par le Gouvernement provisoire de la République française jusqu’en juillet 1946. Il n’y eut pas de Libération pour les « Nomades ». Par sa méthode qui associe histoire, ethnographie et participation active des témoins à la recherche, ce livre renouvelle en profondeur une historiographie restée très lacunaire soixante-quinze ans après les faits. Il montre aussi comment l’immobilisation forcée des collectifs romani et voyageurs pendant la Seconde Guerre mondiale se mua en résistance : opposition à la législation anti-nomade et lutte partagée avec l’armée des ombres. Cette étude pionnière est tissée de micro-récits qui déploient de multiples effets de savoir. Le croisement de la mémoire et des archives permet de restituer avec précision des pans entiers de l’histoire nationale jusqu’ici scellés.,CommentairesSur la France de la Seconde Guerre mondiale et des « années noires », si intensément étudiée depuis quatre décennies, si bien connue désormais, il devient rare qu’un livre d’histoire suscite l’étonnement. 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Détails du livre

Titre complet
Les Nomades face à la guerre (1939-1946)
Editeur
Format
Grand Format
Co-auteur
Merlin, Valentin
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
266
Taille
22.6 x 14.1 x 0.1 cm
Poids
1
ISBN-13
9782252045633
Livré entre : 4 septembre - 7 septembre
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