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L'imposture du théologico-politique

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Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Ils en ont dit "Un essai passionnant et polémique." ,Sommaire Ouverture 1. Un drôle d’air du temps D’étranges causalités sociologiques Solennisation par le « sacré ». Et valorisation politique de la foi Le goût de l’ancrage 2. Une rupture philosophique Tous les versants de la religion sont sollicités philosophiquement – curiosité vaste qui, elle, n’est pas neuve Un contrepied radical au spinozisme politique Le rejet d’un certain esprit « machiavélo-spinozien » qui prévalait dans la période philosophique antérieure – même si se travaillait aussi un « problème Spinoza » La disparition d’une « digue » intellectuelle encore bien présente dans les années 1980 3. Les sirènes du « substantialisme historique » : une nouvelle vague du « théorème de la sécularisation » (Hans Blumenberg) Ce que Blumenberg avait très bien vu Et pourtant, une singulière « séduction Carl Schmitt » est apparue vers la fin des années 1980, et s’est montrée durable Dans la vague actuelle, une version bien plus totale que chez Schmitt du « théorème de la sécularisation » L’ultime ressourcepour la modernité politique, sinon le désespoir Dans la vague actuelle, les visages multiples de la substance religieuse (tous étrangers à Schmitt) 4. La ligne hyper-romantique, la ligne apocalyptico-messianique et la ligne vieil-hégélienne La ligne hyper-romantique (Rorty). L’ombre du dernier Bergson La ligne apocalyptico-messianique (Agamben). Le dernier Heidegger en figure tutélaire La ligne vieil-hégélienne (Taylor, Habermas). La remise en selle du dernier Hegel 5. Passeurs et transfuges De troublants « passeurs » : Jaspers, Taubes, Voegelin Des « transfuges » complexes : Vattimo, Gauchet 6. L’histoire-solution Non pas « Dieu », mais « la religion » Les philosophies de l’histoire évoquent toujours une attitude religieuse, mais ellesinventent autre chosepar rapport à la pensée religieuse L’enjeu de l’histoire-solution, si bien repéré par Leo Strauss Pourquoi « la religion » ? 7. L’adieu aux garde-fous de la période « Marx-Freud-Nietzsche » et des sciences sociales Un historico-généalogisme « innocent » Les pestiférés Simplisme causal et continuisme dogmatique : Max Weber disparu 8. Le contournement des problèmes les plus aigus posés par le totalitarisme. Et… le pire : la « reconstruction » d’Auschwitz par Agamben L’enjeu du totalitarisme, omniprésent dans la vague théologico-politique actuelle Le totalitarisme comme « religion de substitution » ? Un débat là-dessus a déjà eu lieu, quoiqu’il paraisse « oublié » Le problème du lissage théologico-politique de toutes les sortes de régimes politiques, dans l’histoire occidentale Le totalitarisme du point de vue théologico-politique : enfin la liquidation de la politique ? Le forçage du réel pour valider la logique théologico-politique : Agamben et Auschwitz 9. Épuisement philosophique et désir d’absorber le mal L’attrait du sacré, mais l’interdit de la pensée religieuse Lepas de côtévers l’« histoire du rapport au sacré », et l’opportune rencontre avec le désir de l’histoire-solution Après la « philosophie religieuse », la « philosophie de la religion » – ou la tentation « oubliée » La puissance par la dépossession Conclusion – Pour la critique Remerciements Œuvres citées Index ,Commentaires Le geste que constitue sa critique est salutaire et la clarté avec laquelle elle ouvre des failles invisibles dans les doctrines les mieux établies donne son prix à sa sévérité. ,Présentation Le « théologico-politique », c’est l’idée selon laquelle au « fond » des choses politiques, il y a toujours quelque chose de religieux : quelque chose ayant à voir avec notrerapport au sacré. Même à l’heure où la politique moderne s’est « sécularisée » (séparée des pouvoirs religieux) et où les références religieuses, parfois présentes en elle, ont infiniment moins de poids que par le passé, la pensée théologico-politique est formelle : le fond de l’affaire serait encore et toujours « religieux ». Depuis une trentaine d’années, le théologico-politique est en plein triomphe dans la philosophie contemporaine. Très au-delà de la mode « Carl Schmitt », c’est une vague qui passe par Giorgio Agamben, Charles Taylor, le dernier Jürgen Habermas, le dernier Richard Rorty… et qui fait revivre, aussi, certaines œuvres du passé : celles de Jacob Taubes et d’Eric Voegelin, ou certains écrits de Karl Jaspers. Toute une myriade d’auteurs contemporains la nourrit (Gianni Vattimo, Marcel Gauchet, Luc Ferry…), non sans échos à unair du tempsgénéral (dont témoigne, par exemple, le succès des thèses de René Girard). Alors que l’histoire politique moderne avait fini par accomplir le désir de Spinoza d’une rupture avec le théologique – désir formulé dans sonTraité théologico-politiquede 1670 –, voilà que le théologique est à nouveau présenté comme le secret caché du politique. Et c’est d’autant plus troublant que les années 1960 et 1970 avaient énergiquement combattu la tentation d’affirmer, dans les choses politiques, une détermination « en dernier ressort », de quelque nature que ce soit. Le théologico-politique, aussi « renouvelé » soit-il aujourd’hui, est une imposture. Une démesure de la pensée, qui force les réalités politiques pour imposer sa « thèse ». Et ce triomphe parle non des choses politiques, mais de la philosophie. De ses désirs àelle, rarement tout à fait éteints, d’atteindre une toute-puissance théorique, c’est-à-dire un savoirtotalsur l’histoire : sur sa direction, sur sa véritable « ressource », sur son prétendu « fond ». Voilà ce que montre ce livre. Mais il propose aussi une enquête : pourquoi cette quête de toute-puissance théorique a-t-elle resurgi, à ce moment-là de notre histoire philosophique et de notre histoire tout court ? ,Commentaires Voici un essai passionnant et polémique contre le retour dérégulé du religieux dans le champ de la pensée politique et une réflexion philosophique personnelle sur la difficulté des Modemes à assumer que la politique ne repose sur rien d’autre qu’elle-même. ,En brefLe « théologico-politique », c’est l’idée selon laquelle au « fond » des choses politiques, il y a toujours quelque chose de religieux : quelque chose ayant à voir avec notrerapport au sacré. Afficher moinsAfficher plus

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Ils en ont dit "Un essai passionnant et polémique." ,Sommaire Ouverture 1. Un drôle d’air du temps D’étranges causalités sociologiques Solennisation par le « sacré ». Et valorisation politique de la foi Le goût de l’ancrage 2. Une rupture philosophique Tous les versants de la religion sont sollicités philosophiquement – curiosité vaste qui, elle, n’est pas neuve Un contrepied radical au spinozisme politique Le rejet d’un certain esprit « machiavélo-spinozien » qui prévalait dans la période philosophique antérieure – même si se travaillait aussi un « problème Spinoza » La disparition d’une « digue » intellectuelle encore bien présente dans les années 1980 3. Les sirènes du « substantialisme historique » : une nouvelle vague du « théorème de la sécularisation » (Hans Blumenberg) Ce que Blumenberg avait très bien vu Et pourtant, une singulière « séduction Carl Schmitt » est apparue vers la fin des années 1980, et s’est montrée durable Dans la vague actuelle, une version bien plus totale que chez Schmitt du « théorème de la sécularisation » L’ultime ressourcepour la modernité politique, sinon le désespoir Dans la vague actuelle, les visages multiples de la substance religieuse (tous étrangers à Schmitt) 4. La ligne hyper-romantique, la ligne apocalyptico-messianique et la ligne vieil-hégélienne La ligne hyper-romantique (Rorty). L’ombre du dernier Bergson La ligne apocalyptico-messianique (Agamben). Le dernier Heidegger en figure tutélaire La ligne vieil-hégélienne (Taylor, Habermas). La remise en selle du dernier Hegel 5. Passeurs et transfuges De troublants « passeurs » : Jaspers, Taubes, Voegelin Des « transfuges » complexes : Vattimo, Gauchet 6. L’histoire-solution Non pas « Dieu », mais « la religion » Les philosophies de l’histoire évoquent toujours une attitude religieuse, mais ellesinventent autre chosepar rapport à la pensée religieuse L’enjeu de l’histoire-solution, si bien repéré par Leo Strauss Pourquoi « la religion » ? 7. L’adieu aux garde-fous de la période « Marx-Freud-Nietzsche » et des sciences sociales Un historico-généalogisme « innocent » Les pestiférés Simplisme causal et continuisme dogmatique : Max Weber disparu 8. Le contournement des problèmes les plus aigus posés par le totalitarisme. Et… le pire : la « reconstruction » d’Auschwitz par Agamben L’enjeu du totalitarisme, omniprésent dans la vague théologico-politique actuelle Le totalitarisme comme « religion de substitution » ? Un débat là-dessus a déjà eu lieu, quoiqu’il paraisse « oublié » Le problème du lissage théologico-politique de toutes les sortes de régimes politiques, dans l’histoire occidentale Le totalitarisme du point de vue théologico-politique : enfin la liquidation de la politique ? Le forçage du réel pour valider la logique théologico-politique : Agamben et Auschwitz 9. Épuisement philosophique et désir d’absorber le mal L’attrait du sacré, mais l’interdit de la pensée religieuse Lepas de côtévers l’« histoire du rapport au sacré », et l’opportune rencontre avec le désir de l’histoire-solution Après la « philosophie religieuse », la « philosophie de la religion » – ou la tentation « oubliée » La puissance par la dépossession Conclusion – Pour la critique Remerciements Œuvres citées Index ,Commentaires Le geste que constitue sa critique est salutaire et la clarté avec laquelle elle ouvre des failles invisibles dans les doctrines les mieux établies donne son prix à sa sévérité. ,Présentation Le « théologico-politique », c’est l’idée selon laquelle au « fond » des choses politiques, il y a toujours quelque chose de religieux : quelque chose ayant à voir avec notrerapport au sacré. Même à l’heure où la politique moderne s’est « sécularisée » (séparée des pouvoirs religieux) et où les références religieuses, parfois présentes en elle, ont infiniment moins de poids que par le passé, la pensée théologico-politique est formelle : le fond de l’affaire serait encore et toujours « religieux ». Depuis une trentaine d’années, le théologico-politique est en plein triomphe dans la philosophie contemporaine. Très au-delà de la mode « Carl Schmitt », c’est une vague qui passe par Giorgio Agamben, Charles Taylor, le dernier Jürgen Habermas, le dernier Richard Rorty… et qui fait revivre, aussi, certaines œuvres du passé : celles de Jacob Taubes et d’Eric Voegelin, ou certains écrits de Karl Jaspers. Toute une myriade d’auteurs contemporains la nourrit (Gianni Vattimo, Marcel Gauchet, Luc Ferry…), non sans échos à unair du tempsgénéral (dont témoigne, par exemple, le succès des thèses de René Girard). Alors que l’histoire politique moderne avait fini par accomplir le désir de Spinoza d’une rupture avec le théologique – désir formulé dans sonTraité théologico-politiquede 1670 –, voilà que le théologique est à nouveau présenté comme le secret caché du politique. Et c’est d’autant plus troublant que les années 1960 et 1970 avaient énergiquement combattu la tentation d’affirmer, dans les choses politiques, une détermination « en dernier ressort », de quelque nature que ce soit. Le théologico-politique, aussi « renouvelé » soit-il aujourd’hui, est une imposture. Une démesure de la pensée, qui force les réalités politiques pour imposer sa « thèse ». Et ce triomphe parle non des choses politiques, mais de la philosophie. De ses désirs àelle, rarement tout à fait éteints, d’atteindre une toute-puissance théorique, c’est-à-dire un savoirtotalsur l’histoire : sur sa direction, sur sa véritable « ressource », sur son prétendu « fond ». Voilà ce que montre ce livre. Mais il propose aussi une enquête : pourquoi cette quête de toute-puissance théorique a-t-elle resurgi, à ce moment-là de notre histoire philosophique et de notre histoire tout court ? ,Commentaires Voici un essai passionnant et polémique contre le retour dérégulé du religieux dans le champ de la pensée politique et une réflexion philosophique personnelle sur la difficulté des Modemes à assumer que la politique ne repose sur rien d’autre qu’elle-même. ,En brefLe « théologico-politique », c’est l’idée selon laquelle au « fond » des choses politiques, il y a toujours quelque chose de religieux : quelque chose ayant à voir avec notrerapport au sacré. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
L'imposture du théologico-politique
Format
Grand Format
Publication
21 octobre 2022
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
447
Taille
23 x 16 x 3.3 cm
Poids
565
ISBN-13
9782251453576

Auteur

Livré entre : 21 février - 24 février
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