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La Petite-fille de la sorcière

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Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Sommaire Introduction Première partie : Précautions Chapitre I. Une pastorale moderne Chapitre II. Recueillir la parole paysanne Chapitre III. Dénégations Deuxième partie : Décryptages Chapitre IV. Trois femmes puissantes Chapitre V. Portrait de Fanchon Fadet en sorcière Chapitre VI. Le follet, ou comment Landry manqua de périr noyé Chapitre VII. L'agneau de Sylvinet, ou le retour du pays des morts Chapitre VIII. La malédiction des bessons Chapitre IX. Fadette désorceleuse et guérisseuse Troisième partie : Croyances et récits dans l'histoire Chapitre X. Le règne de la superstition Chapitre XI. Des contes à dormir debout Chapitre XII. Marianne et la sorcière Chapitre XIII. Mythe, histoire et politique Conclusion : D’un monde à un autre Sources Bibliographie ,PrésentationAu XIXesiècle, cela faisait longtemps qu'on ne brûlait plus de sorcières. Les piècesde procès n'existent donc pas. La justice est muette, à part quelques affaires d’escroquerie et de rares faits divers tragiques. Ne comptons pas trop non plus sur les tout premiers folkloristes : ces notables cherchaient surtout dans les mœurs campagnardes des vestiges de cultes ou d’usages antiques et en somme ne s’intéressaient guère aux paysans de leur temps. On a dû procéder autrement et partir de la littérature. RelireLa Petite Fadette, lesDus frays bessousdu gascon Jasmin, d’autres œuvres d’écrivains ayant eu une enfance rurale afin d’y repérer ce que Carlo Ginzburg appellerait des traces : traces à demi effacées d’une culture essentiellement orale et très méprisée, indices ténus qu’il faut interpréter à la lumière de ce que les anthropologues et les folkloristes nous ont appris des contes et des croyances. Il s’agit ainsi de reconstituer les logiques multiples d’un univers culturel très étrange à nos yeux, entre le rêve et le réel, peuplé de sorcières et de loups-garous, de devins et de feux follets. Et, en bon historien, d’inscrire ces croyances dans le temps : comprendre pourquoi, en dépit du mépris des Lumières qui faisait suite à la persécution sanglante des siècles précédents, elles étaient encore si vivantes au début du XIXesiècle ; puis tenter d’évaluer leur recul, ou plutôt les transformations qu’elles connaissaient à cette époque ; enfin apprécier l’enjeu politique qu’elles en vinrent à représenter lorsqu’en 1848 l’instauration du suffrage universel donna à des campagnards encore illettrés et « superstitieux » un poids décisif dans la destinée d’un pays. Vincent Robertenseigne l’histoire politique et culturelle du XIXesiècle à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il a notamment publiéLe Temps des banquets. Politique et symbolique d’une génération, 1818-1848(2010) qui a obtenu le prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois. ,En brefLa place des « superstitions » dans la culture des campagnes françaises du XIXe siècle, à partir de la littérature comme source éclairante de ces coutumes orales.,CommentairesVincent Robert, avec une grande finesse, nous entraîne au coeur d'un univers où les choses devaient se comprendre sans se dire, un monde traversé de rites et de pratiques magiques. Afficher moinsAfficher plus

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Sommaire Introduction Première partie : Précautions Chapitre I. Une pastorale moderne Chapitre II. Recueillir la parole paysanne Chapitre III. Dénégations Deuxième partie : Décryptages Chapitre IV. Trois femmes puissantes Chapitre V. Portrait de Fanchon Fadet en sorcière Chapitre VI. Le follet, ou comment Landry manqua de périr noyé Chapitre VII. L'agneau de Sylvinet, ou le retour du pays des morts Chapitre VIII. La malédiction des bessons Chapitre IX. Fadette désorceleuse et guérisseuse Troisième partie : Croyances et récits dans l'histoire Chapitre X. Le règne de la superstition Chapitre XI. Des contes à dormir debout Chapitre XII. Marianne et la sorcière Chapitre XIII. Mythe, histoire et politique Conclusion : D’un monde à un autre Sources Bibliographie ,PrésentationAu XIXesiècle, cela faisait longtemps qu'on ne brûlait plus de sorcières. Les piècesde procès n'existent donc pas. La justice est muette, à part quelques affaires d’escroquerie et de rares faits divers tragiques. Ne comptons pas trop non plus sur les tout premiers folkloristes : ces notables cherchaient surtout dans les mœurs campagnardes des vestiges de cultes ou d’usages antiques et en somme ne s’intéressaient guère aux paysans de leur temps. On a dû procéder autrement et partir de la littérature. RelireLa Petite Fadette, lesDus frays bessousdu gascon Jasmin, d’autres œuvres d’écrivains ayant eu une enfance rurale afin d’y repérer ce que Carlo Ginzburg appellerait des traces : traces à demi effacées d’une culture essentiellement orale et très méprisée, indices ténus qu’il faut interpréter à la lumière de ce que les anthropologues et les folkloristes nous ont appris des contes et des croyances. Il s’agit ainsi de reconstituer les logiques multiples d’un univers culturel très étrange à nos yeux, entre le rêve et le réel, peuplé de sorcières et de loups-garous, de devins et de feux follets. Et, en bon historien, d’inscrire ces croyances dans le temps : comprendre pourquoi, en dépit du mépris des Lumières qui faisait suite à la persécution sanglante des siècles précédents, elles étaient encore si vivantes au début du XIXesiècle ; puis tenter d’évaluer leur recul, ou plutôt les transformations qu’elles connaissaient à cette époque ; enfin apprécier l’enjeu politique qu’elles en vinrent à représenter lorsqu’en 1848 l’instauration du suffrage universel donna à des campagnards encore illettrés et « superstitieux » un poids décisif dans la destinée d’un pays. Vincent Robertenseigne l’histoire politique et culturelle du XIXesiècle à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il a notamment publiéLe Temps des banquets. Politique et symbolique d’une génération, 1818-1848(2010) qui a obtenu le prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois. ,En brefLa place des « superstitions » dans la culture des campagnes françaises du XIXe siècle, à partir de la littérature comme source éclairante de ces coutumes orales.,CommentairesVincent Robert, avec une grande finesse, nous entraîne au coeur d'un univers où les choses devaient se comprendre sans se dire, un monde traversé de rites et de pratiques magiques. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
La petite-fille de la sorcière: Enquête sur la culture magique des campagnes au temps de George Sand
Format
Broché
Publication
08 avril 2015
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
318
Taille
21.4 x 15 x 2.4 cm
Poids
425
ISBN-13
9782251445304
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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