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La Contre-révolution comptable. Ces chiffres qui (nous) gouvernent

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Sommaire Distinguer les chiffres qui nous gouvernent L'hypothèse de la contre-révolution comptable La « révolution probabiliste » Nouveaux comptes et nouvelles lois Indépendance ou politisation des chiffrages Les quantifications à l’écart des programmes électoraux Les artisans de la démocratisation des chiffres du gouvernement Les nouveaux investissements dans le gouvernement des chiffres L’ère du chiffre Les catégories de la quantification Des archéologies établies D’inégales appropriations par l’État L’extension du domaine de la mesure Après la révolution scientifique Le pouvoir des ordinateurs Les limites de la conquête statistique La nouvelle avalanche de chiffres Penser la contre-révolution comptable L’opposition des statistiques et des comptabilités Les forces sociales de la contre-révolution Pour une analyse des politiques de la quantification Un observatoire au coeur de la contre-révolution Une revue anglo-étatsunienne L’appel de la perspective révolutionnaire Faire tenir ensemble les quantifications L’estimation plutôt que la mesure Caractériser les différents types de quantification Engager l’analyse des politiques publiques "A Primer for Quantification Policy Analysis" L’analyse des quantifications contemporaines Trois lieux, trois moments Chapitre 1. Au coeur de la mue du champ comptable Chicago, creuset de la «behavioral accounting» La genèse oubliée duJournal of Accounting Research La dynamique de l’Institut de comptabilité de Chicago Les nouvelles comptabilités des gouvernements Le développement de l’accountability dans les politiques d’éducation L’importation des outils comptables par l’administration Nixon L’appel des comptabilités dans la science administrative Chapitre 2. La création d’AOS, une dynamique américaine La stratégie éditoriale d’AOS La composition du comité de rédaction Le chantier de la sociologie des systèmes d’information Un premier numéro qui envisage les politiques publiques Renouveler la littérature sur le management des systèmes d’information Les obstacles au développement d’AOS L’arbitrage du comptable Boland contre Herbert Simon L’investissement américain de Hopwood Le désintérêt des sociologues pour les révolutions comptables ? La réplique néolibérale européenne L’importation du NAEP au Royaume-Uni L’enjeu de l’importation de la comptabilité dans le secteur public Les difficultés de Hopwood à pousser une position critique La jonction avec la sociologie institutionnaliste Le « mythe rationalisateur » au coeur de la jonction disciplinaire Boland le passeur L’essor de la sociologie néo-institutionnaliste Le terrain miné de la positive accounting theory Le récit d’un succès sans public La jonction avec l’analyse des politiques publiques L’adoption de la problématique Wildavsky Chapitre 3. Londres, nouveau pôle d’influence d’AOS La dynamique du champ académique britannique L’écho britannique sur le sol américain L’initiateur Stuart Burchell La perspective foucaldienne AOS relais des séminaires londoniens Miller et les réseaux parisiens L’aboutissement de recherches anciennes Les échos d’autres écoles de commerce britanniques L’influence de la conférence de Madison La commande passée à Miller et O’Leary Diffuser la perspective foucaldienne au-delà de l’Europe À la conquête d’AOS La profession de foi de Miller Le premier des trois mousquetaires L’ouverture sur la sociologie de la statistique De la sociologie de la statistique à la sociologie des sciences Face à la « révolution probabiliste » Épilogue Peter Miller au coeur du pilotage d’AOS Le poids de la nouvelle sociologie des sciences L’infortune de la notion de « révolution probabiliste » L’engagement de Ted Porter pour la « paix des sciences » L’abandon du lien avec la sociologie de la statistique Conclusion. Gouverner est-il encore choisir ? Les perspectives de la critique La démocratisation des quantifications Bibliographie Index ,Présentation Chacun ressent aujourd'hui le poids des indicateurs comptables qu'il faut renseigner, dans toutes les organisations, publiques ou privées, à tous les échelons hiérarchiques, provoquant de plus en plus souvent incompréhensions, frustrations ou blocages. Dans le même temps, les notations financières semblent forcer les gouvernants à proposer partout les mêmes politiques, standardisées. Aux citoyens comme à leurs représentants, les chiffres financiers et comptables paraissent dicter leurs lois. Ce livre propose une plongée dans l’histoire des chiffres qui nous gouvernent à travers celle d’une revue scientifique anglaise critique,Accounting, Organizations and Society(AOS), qui observe, de l’intérieur même de la profession comptable, l’envahissement des comptabilités qui s’est opéré en quelques décennies. Créée en 1976 alors que le mouvement s’accélérait sous l’effet à la fois des crises budgétaires mais également de la démocratisation des ordinateurs, AOS constitue un observatoire unique et méconnu de cette invasion comptable qui a transformé en profondeur nos sociétés. Dans un style très clair, Fabrice Bardet défend la thèse d’une contrerévolution comptable. Il distingue les différentes catégories de chiffres qui formatèrent les gouvernements au gré des époques, et permet de comprendre comment les comptabilités d’aujourd’hui s’opposent aux statistiques qui s’étaient imposées au XXesiècle à travers ce que les historiens nommèrent la « révolution probabiliste ».On envisage mieux les formes nouvelles du gouvernement contemporain qui ne cherche plus à prévoir ou à identifier les besoins collectifs sur le long terme, et se focalise à l’inverse sur l’instant présent et les responsabilités individuelles. Novateur et précis, ce livre offre une perspective inédite sur les chiffres qui nous gouvernent et propose des pistes pour reprendre leur contrôle, voire dessiner à nouveau des perspectives de progrès. Ingénieur de l’ENTPE et docteur en science politique de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,Fabrice Bardetest chargé de recherches au laboratoire EVS-RIVES de l’Université de Lyon. Dans la lignée des travaux d’Alain Desrosières, il y développe depuis plusieurs années un programme de sociologie de la quantification. Il enseigne à Sciences Po Paris, au sein de la Paris School of International Affairs, ainsi que dans plusieurs universités et écoles lyonnaises. ,CommentairesCe livre nous permetde mieux réflechir à notre "ère du chiffre" et à des outils de gouvernement...,En brefSynthétique et unique, ce livre propose un historique doublé d'un état des lieux des véritables chiffres qui gouvernent. Afficher moinsAfficher plus

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Sommaire Distinguer les chiffres qui nous gouvernent L'hypothèse de la contre-révolution comptable La « révolution probabiliste » Nouveaux comptes et nouvelles lois Indépendance ou politisation des chiffrages Les quantifications à l’écart des programmes électoraux Les artisans de la démocratisation des chiffres du gouvernement Les nouveaux investissements dans le gouvernement des chiffres L’ère du chiffre Les catégories de la quantification Des archéologies établies D’inégales appropriations par l’État L’extension du domaine de la mesure Après la révolution scientifique Le pouvoir des ordinateurs Les limites de la conquête statistique La nouvelle avalanche de chiffres Penser la contre-révolution comptable L’opposition des statistiques et des comptabilités Les forces sociales de la contre-révolution Pour une analyse des politiques de la quantification Un observatoire au coeur de la contre-révolution Une revue anglo-étatsunienne L’appel de la perspective révolutionnaire Faire tenir ensemble les quantifications L’estimation plutôt que la mesure Caractériser les différents types de quantification Engager l’analyse des politiques publiques "A Primer for Quantification Policy Analysis" L’analyse des quantifications contemporaines Trois lieux, trois moments Chapitre 1. Au coeur de la mue du champ comptable Chicago, creuset de la «behavioral accounting» La genèse oubliée duJournal of Accounting Research La dynamique de l’Institut de comptabilité de Chicago Les nouvelles comptabilités des gouvernements Le développement de l’accountability dans les politiques d’éducation L’importation des outils comptables par l’administration Nixon L’appel des comptabilités dans la science administrative Chapitre 2. La création d’AOS, une dynamique américaine La stratégie éditoriale d’AOS La composition du comité de rédaction Le chantier de la sociologie des systèmes d’information Un premier numéro qui envisage les politiques publiques Renouveler la littérature sur le management des systèmes d’information Les obstacles au développement d’AOS L’arbitrage du comptable Boland contre Herbert Simon L’investissement américain de Hopwood Le désintérêt des sociologues pour les révolutions comptables ? La réplique néolibérale européenne L’importation du NAEP au Royaume-Uni L’enjeu de l’importation de la comptabilité dans le secteur public Les difficultés de Hopwood à pousser une position critique La jonction avec la sociologie institutionnaliste Le « mythe rationalisateur » au coeur de la jonction disciplinaire Boland le passeur L’essor de la sociologie néo-institutionnaliste Le terrain miné de la positive accounting theory Le récit d’un succès sans public La jonction avec l’analyse des politiques publiques L’adoption de la problématique Wildavsky Chapitre 3. Londres, nouveau pôle d’influence d’AOS La dynamique du champ académique britannique L’écho britannique sur le sol américain L’initiateur Stuart Burchell La perspective foucaldienne AOS relais des séminaires londoniens Miller et les réseaux parisiens L’aboutissement de recherches anciennes Les échos d’autres écoles de commerce britanniques L’influence de la conférence de Madison La commande passée à Miller et O’Leary Diffuser la perspective foucaldienne au-delà de l’Europe À la conquête d’AOS La profession de foi de Miller Le premier des trois mousquetaires L’ouverture sur la sociologie de la statistique De la sociologie de la statistique à la sociologie des sciences Face à la « révolution probabiliste » Épilogue Peter Miller au coeur du pilotage d’AOS Le poids de la nouvelle sociologie des sciences L’infortune de la notion de « révolution probabiliste » L’engagement de Ted Porter pour la « paix des sciences » L’abandon du lien avec la sociologie de la statistique Conclusion. Gouverner est-il encore choisir ? Les perspectives de la critique La démocratisation des quantifications Bibliographie Index ,Présentation Chacun ressent aujourd'hui le poids des indicateurs comptables qu'il faut renseigner, dans toutes les organisations, publiques ou privées, à tous les échelons hiérarchiques, provoquant de plus en plus souvent incompréhensions, frustrations ou blocages. Dans le même temps, les notations financières semblent forcer les gouvernants à proposer partout les mêmes politiques, standardisées. Aux citoyens comme à leurs représentants, les chiffres financiers et comptables paraissent dicter leurs lois. Ce livre propose une plongée dans l’histoire des chiffres qui nous gouvernent à travers celle d’une revue scientifique anglaise critique,Accounting, Organizations and Society(AOS), qui observe, de l’intérieur même de la profession comptable, l’envahissement des comptabilités qui s’est opéré en quelques décennies. Créée en 1976 alors que le mouvement s’accélérait sous l’effet à la fois des crises budgétaires mais également de la démocratisation des ordinateurs, AOS constitue un observatoire unique et méconnu de cette invasion comptable qui a transformé en profondeur nos sociétés. Dans un style très clair, Fabrice Bardet défend la thèse d’une contrerévolution comptable. Il distingue les différentes catégories de chiffres qui formatèrent les gouvernements au gré des époques, et permet de comprendre comment les comptabilités d’aujourd’hui s’opposent aux statistiques qui s’étaient imposées au XXesiècle à travers ce que les historiens nommèrent la « révolution probabiliste ».On envisage mieux les formes nouvelles du gouvernement contemporain qui ne cherche plus à prévoir ou à identifier les besoins collectifs sur le long terme, et se focalise à l’inverse sur l’instant présent et les responsabilités individuelles. Novateur et précis, ce livre offre une perspective inédite sur les chiffres qui nous gouvernent et propose des pistes pour reprendre leur contrôle, voire dessiner à nouveau des perspectives de progrès. Ingénieur de l’ENTPE et docteur en science politique de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,Fabrice Bardetest chargé de recherches au laboratoire EVS-RIVES de l’Université de Lyon. Dans la lignée des travaux d’Alain Desrosières, il y développe depuis plusieurs années un programme de sociologie de la quantification. Il enseigne à Sciences Po Paris, au sein de la Paris School of International Affairs, ainsi que dans plusieurs universités et écoles lyonnaises. ,CommentairesCe livre nous permetde mieux réflechir à notre "ère du chiffre" et à des outils de gouvernement...,En brefSynthétique et unique, ce livre propose un historique doublé d'un état des lieux des véritables chiffres qui gouvernent. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
La contre-révolution comptable: Ces chiffres qui (nous) gouvernent
Format
Broché
Publication
14 novembre 2014
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
372
Taille
21 x 13.5 x 0.1 cm
Poids
1
ISBN-13
9782251445137
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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