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La Ville

3.3

(5)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation Arnhem, cité de rentiers, Wiesbaden, cité de retraités, Düsseldorf, cité des banquiers… La liste est longue de villes saisies à un moment historique ou au cours d'une période essentielle de leur histoire : La Mecque, Sparte, Londres et surtout Venise au temps des Guelfes et des Gibelins. AvecLa Ville, Weber excelle dans l’art de la typologie. Il y définit toute une gamme de villes « idéaltypiques », selon qu’on les considère sous l’angle juridique, économique, politique. Et il le fait avec d’autant plus d’aisance que son étonnante érudition lui permet d’interpeller les villes babyloniennes, juives, hindoues, islamiques, chinoises ou russes au même titre que celles de l’Antiquité grecque ou romaine et celles du Moyen Âge. En retraçant l’histoire des conjurations et des corporations, Weber souligne l’originalité de l’histoire européenne : la seule à avoir produit la commune dans son plein développement. Du même coup, il évoque le rôle moteur du christianisme, les transformations du rapport entre la ville et la campagne, la nature essentiellement politique des luttes que se livrent les divers ordres sociaux, la lente montée de la bourgeoisie. Le passage du capitalisme foncier impliquant l’esclavage dans l’Antiquité au capitalisme marchand du Moyen Âge n’est jamais qu’une longue série d’étapes d’un processus menant au capitalisme moderne et à l’Etat moderne. La Ville, dit Weber, se développe selon la logique propre à chaque civilisation, mais il existe en même temps une loi interne au champ politique, qui limite le nombre de compromis possibles pour faire cohabiter dans une même cité des couches sociales qui se distinguent et que leurs intérêts opposent. Les rapports de souveraineté et de luttes pour la domination entre villes et Etats sont au cœur de la réflexion wébérienne. Aussi, ces analyses gardent-elles une actualité manifeste en un temps où les métropoles s’agrandissent et en un temps où, avec cet accroissement spatial, démographique et économique, l’acuité des problèmes sociaux, environnementaux et politiques se fait plus vive. Max Weber (1864-1920), économiste allemand, père de la sociologie contemporaine. Né dans une riche famille de la bourgeoise protestante allemande, M. Weber entame des études en Droit et accède au poste de professeur d’Histoire de droit romain et de droit commercial à Berlin (1893) puis à Fribourg (1894). Souffrant de dépression nerveuse, il visite l’Italie et le sud de la France, et c’est à la suite de ce voyage qu’il réoriente ses recherches vers la sociologie dont il fonde en 1909, avec G. Tönnies et G. Simmel, la Société allemande de sociologie. Les années 1915-1919 sont pour Weber une grande période d’activité intellectuelle avec la publication de ses travaux sur la sociologie comparative des religions mondiales. Il meurt peu après avoir obtenu la première chaire de sociologie à Munich. Mal connue en France, la pensée wébérienne s’appuie le processus de rationalisation de la modernité occidentale par de nombreux exemples historiques. Philippe Fritscha été Professeur de Sociologie à l’Université Lyon 2 et Directeur d’une équipe de recherche associée au CNRS. DeL’Education des adultes(1971) àÊtre Vétérinaire(2011), ses travaux et publications ont également fait place à des intérêts d’ordre épistémologique et de circulation internationale des idées, donc à la traduction de textes de Simmel, Weber et Dirk Kaesler. ,Sommaire Préface, par Philippe Fritsch Retour sur la traduction de Die Stadt dans les années 1980 Die Stadt dans l'œuvre wébérienne « Structure structurante » de Die Stadt Remerciements Note éditoriale Chapitre premier. Concept de ville et catégories de villes Nature économique de la « ville » : une agglomération marchande Types urbains : la « ville de consommateurs » et la « ville de producteurs » Rapport à l’agriculture L’« économie urbaine » comme niveau de l’économie Le concept politico-administratif de « ville » Forteresse et garnison La ville comme ensemble unifié de citadelle et de marché Caractère associatif de la commune et qualification corporative du « bourgeois » en Occident. Absence de ces deux notions en Orient. Chapitre 2. La ville d’Occident Droit foncier et situation juridique des personnes Formation de la cité par fraternisation Tabous et autres contraintes magiques en Orient La destruction des barrières magiques, une condition de la fraternisation Signification du lignage pour la ville antique et la ville médiévale Fraternisation communautaire, fondée sur le serment en Occident Conséquences juridiques et politiques Signification sociologique de l’unification urbaine : les conjurations en Italie Fraternisation en Allemagne du Nord La compétence militaire des citoyens comme fondement du développement occidental Chapitre 3. La ville patricienne au Moyen Âge et dans l’Antiquité Nature de la domination patricienne Formation de la domination patricienne à Venise : concentration du pouvoir monopolistique des Nobili La domination patricienne dans d’autres communes italiennes Limitation royale de l’oligarchie des notables en Angleterre Domination des patriciens ou des corporations en Europe du Nord Royauté charismatique-gentilice dans l’Antiquité La ville patricienne antique comme colonie côtière et guerrière Contraste avec la cité médiévale Similitudes de la structure économique des patriarcats Chapitre 4. La ville plébéienne Le popolo comme groupement politique. Sa structure et son caractère révolutionnaire Le partage du pouvoir entre ordres dans la ville italienne du Moyen Âge Les tribuns à Rome et les éphores à Sparte Structures comparées de la démocratie antique et de la démocratie médiévale La tyrannie urbaine dans l’Antiquité et au Moyen Âge Position exceptionnelle de la ville italienne au Moyen Âge Variété des communautés urbaines médiévales Attitude de la ville médiévale à l’égard du clergé Chapitre 5. Démocratie antique et médiévale Les trois principaux types de villes occidentales L’opposition de classes dans l’Antiquité et au Moyen Âge Règne des petits paysans dans l’Antiquité, des professionnels de l’industrie et du commerce dans la démocratie médiévale Différence de développement entre la Grèce et Rome Orientation militaire des intérêts de la cité antique Primauté des intérêts économiques pacifiques dans la cité médiévale Les couches sociales négativement privilégiées comme agents de l’activité productrice rationnelle dans l’Antiquité La cité antique comme corporation guerrière et la cité médiévale comme ville continentale industrielle et commerciale Spécificité de la démocratie romaine par rapport à la démocratie grecque Index ,En brefDans une traduction remise à jour, une œuvre fondamentale pour l'économie, l’urbanisme et l’architecture par l’auteur de L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme,CommentairesPar son érudition, sa perspective historique et économique échafaudant des comparaisons détaillées entre des cités distantes dans la géographie comme dans le temps, ce texte,..., parvient cependant à en formuler une conception aujourd'hui encore stimulante.,CommentairesUne lecture à l'intérêt manifeste en un temps où prolifèrent les mégalopoles et les problèmes sociaux, spaciaux, environnementaux et politiques qui les accompagnent. 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Présentation Arnhem, cité de rentiers, Wiesbaden, cité de retraités, Düsseldorf, cité des banquiers… La liste est longue de villes saisies à un moment historique ou au cours d'une période essentielle de leur histoire : La Mecque, Sparte, Londres et surtout Venise au temps des Guelfes et des Gibelins. AvecLa Ville, Weber excelle dans l’art de la typologie. Il y définit toute une gamme de villes « idéaltypiques », selon qu’on les considère sous l’angle juridique, économique, politique. Et il le fait avec d’autant plus d’aisance que son étonnante érudition lui permet d’interpeller les villes babyloniennes, juives, hindoues, islamiques, chinoises ou russes au même titre que celles de l’Antiquité grecque ou romaine et celles du Moyen Âge. En retraçant l’histoire des conjurations et des corporations, Weber souligne l’originalité de l’histoire européenne : la seule à avoir produit la commune dans son plein développement. Du même coup, il évoque le rôle moteur du christianisme, les transformations du rapport entre la ville et la campagne, la nature essentiellement politique des luttes que se livrent les divers ordres sociaux, la lente montée de la bourgeoisie. Le passage du capitalisme foncier impliquant l’esclavage dans l’Antiquité au capitalisme marchand du Moyen Âge n’est jamais qu’une longue série d’étapes d’un processus menant au capitalisme moderne et à l’Etat moderne. La Ville, dit Weber, se développe selon la logique propre à chaque civilisation, mais il existe en même temps une loi interne au champ politique, qui limite le nombre de compromis possibles pour faire cohabiter dans une même cité des couches sociales qui se distinguent et que leurs intérêts opposent. Les rapports de souveraineté et de luttes pour la domination entre villes et Etats sont au cœur de la réflexion wébérienne. Aussi, ces analyses gardent-elles une actualité manifeste en un temps où les métropoles s’agrandissent et en un temps où, avec cet accroissement spatial, démographique et économique, l’acuité des problèmes sociaux, environnementaux et politiques se fait plus vive. Max Weber (1864-1920), économiste allemand, père de la sociologie contemporaine. Né dans une riche famille de la bourgeoise protestante allemande, M. Weber entame des études en Droit et accède au poste de professeur d’Histoire de droit romain et de droit commercial à Berlin (1893) puis à Fribourg (1894). Souffrant de dépression nerveuse, il visite l’Italie et le sud de la France, et c’est à la suite de ce voyage qu’il réoriente ses recherches vers la sociologie dont il fonde en 1909, avec G. Tönnies et G. Simmel, la Société allemande de sociologie. Les années 1915-1919 sont pour Weber une grande période d’activité intellectuelle avec la publication de ses travaux sur la sociologie comparative des religions mondiales. Il meurt peu après avoir obtenu la première chaire de sociologie à Munich. Mal connue en France, la pensée wébérienne s’appuie le processus de rationalisation de la modernité occidentale par de nombreux exemples historiques. Philippe Fritscha été Professeur de Sociologie à l’Université Lyon 2 et Directeur d’une équipe de recherche associée au CNRS. DeL’Education des adultes(1971) àÊtre Vétérinaire(2011), ses travaux et publications ont également fait place à des intérêts d’ordre épistémologique et de circulation internationale des idées, donc à la traduction de textes de Simmel, Weber et Dirk Kaesler. ,Sommaire Préface, par Philippe Fritsch Retour sur la traduction de Die Stadt dans les années 1980 Die Stadt dans l'œuvre wébérienne « Structure structurante » de Die Stadt Remerciements Note éditoriale Chapitre premier. Concept de ville et catégories de villes Nature économique de la « ville » : une agglomération marchande Types urbains : la « ville de consommateurs » et la « ville de producteurs » Rapport à l’agriculture L’« économie urbaine » comme niveau de l’économie Le concept politico-administratif de « ville » Forteresse et garnison La ville comme ensemble unifié de citadelle et de marché Caractère associatif de la commune et qualification corporative du « bourgeois » en Occident. Absence de ces deux notions en Orient. Chapitre 2. La ville d’Occident Droit foncier et situation juridique des personnes Formation de la cité par fraternisation Tabous et autres contraintes magiques en Orient La destruction des barrières magiques, une condition de la fraternisation Signification du lignage pour la ville antique et la ville médiévale Fraternisation communautaire, fondée sur le serment en Occident Conséquences juridiques et politiques Signification sociologique de l’unification urbaine : les conjurations en Italie Fraternisation en Allemagne du Nord La compétence militaire des citoyens comme fondement du développement occidental Chapitre 3. La ville patricienne au Moyen Âge et dans l’Antiquité Nature de la domination patricienne Formation de la domination patricienne à Venise : concentration du pouvoir monopolistique des Nobili La domination patricienne dans d’autres communes italiennes Limitation royale de l’oligarchie des notables en Angleterre Domination des patriciens ou des corporations en Europe du Nord Royauté charismatique-gentilice dans l’Antiquité La ville patricienne antique comme colonie côtière et guerrière Contraste avec la cité médiévale Similitudes de la structure économique des patriarcats Chapitre 4. La ville plébéienne Le popolo comme groupement politique. Sa structure et son caractère révolutionnaire Le partage du pouvoir entre ordres dans la ville italienne du Moyen Âge Les tribuns à Rome et les éphores à Sparte Structures comparées de la démocratie antique et de la démocratie médiévale La tyrannie urbaine dans l’Antiquité et au Moyen Âge Position exceptionnelle de la ville italienne au Moyen Âge Variété des communautés urbaines médiévales Attitude de la ville médiévale à l’égard du clergé Chapitre 5. Démocratie antique et médiévale Les trois principaux types de villes occidentales L’opposition de classes dans l’Antiquité et au Moyen Âge Règne des petits paysans dans l’Antiquité, des professionnels de l’industrie et du commerce dans la démocratie médiévale Différence de développement entre la Grèce et Rome Orientation militaire des intérêts de la cité antique Primauté des intérêts économiques pacifiques dans la cité médiévale Les couches sociales négativement privilégiées comme agents de l’activité productrice rationnelle dans l’Antiquité La cité antique comme corporation guerrière et la cité médiévale comme ville continentale industrielle et commerciale Spécificité de la démocratie romaine par rapport à la démocratie grecque Index ,En brefDans une traduction remise à jour, une œuvre fondamentale pour l'économie, l’urbanisme et l’architecture par l’auteur de L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme,CommentairesPar son érudition, sa perspective historique et économique échafaudant des comparaisons détaillées entre des cités distantes dans la géographie comme dans le temps, ce texte,..., parvient cependant à en formuler une conception aujourd'hui encore stimulante.,CommentairesUne lecture à l'intérêt manifeste en un temps où prolifèrent les mégalopoles et les problèmes sociaux, spaciaux, environnementaux et politiques qui les accompagnent. 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Détails du livre

Titre complet
La ville
Auteur
Format
Broché
Publication
23 septembre 2013
Traduction
Fritsch, Philippe
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
221
Taille
19.1 x 12.6 x 1.2 cm
Poids
230
ISBN-13
9782251200385
Livré entre : 26 juin - 29 juin
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