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La faculte des rêves

3.5

(63)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Dans cette fiction, Sara Stridsberg rouvre le dossier de Valerie Solanas, cette féministe radicale qui tente d’assassiner Andy Warhol en 1968, juste après avoir écrit le SCUM manifesto, texte dans lequel elle prône la destruction du genre masculin. Dès le début du roman, on entend la voix déterminée de Solanas et on plonge avec elle dans son passé. Apparaissent les souvenirs obsédants de conversations avec les personnages clés de son existence : sa mère, ambiguë et destructrice, le directeur de l’université de psychologie dans laquelle elle est admise, Andy Warhol lui-même et son désir obstiné de faire d’elle une matière pour son art, la psychiatre chargée de son cas après la tentative d’assassinat. Si l’auteur restitue la folie et les souffrances de Solanas, elle plante un décor : l’Amérique des années 1930 aux années 1980, une société marquée du sceau de la violence (Hiroshima, la peine de mort) et une époque au cours de laquelle, en dépit des droits que les minorités conquièrent de haute lutte, l’économie et la presse prennent un pouvoir effrayant, source de mensonges et de manipulations. Et si l’Art lui-même n’était alors devenu qu’une grande supercherie ? Dans une langue tour à tour poétique et familière, provocante et rassurante, drôle et tragique, Sara Stridsberg accomplit la prouesse de nous plonger dans les méandres de cet esprit tourmenté qui nous poursuivra longtemps après la lecture. Et l’on se surprend à souhaiter pouvoir arrêter la machine implacable du destin… Extrait Une chambre d'hôtel dans le district de Tenderloin, le quartier à michetons de San Francisco. Nous sommes en avril 1988 et Valérie Solanas est en train de mourir d'une infection pulmonaire sur un matelas crasseux et des draps tachés de pisse. Des néons publicitaires roses clignotent derrière la fenêtre, la musique porno travaille jour et nuit. Le 30 avril, son corps sera découvert par le personnel de l'hôtel. Il est consigné dans le rapport de police que la défunte est agenouillée au bord du lit (a-t-elle essayé de se lever pour grimper dans son lit ? a-t-elle pleuré ?). Il y figure aussi que la chambre est parfaitement rangée : des feuilles de papier soigneusement empilées sur le bureau, les vêtements pliés sur une chaise en rotin près de la fenêtre. Il est également précisé que son corps est recouvert d'asticots et que la mort, selon toute vraisemblance, s'est produite autour du 25 avril. Revue de presse Dans son deuxième roman, Sara Stridsberg raconte la vie de Valérie Solanas, cette féministe américaine qui a tiré sur le roi du pop art... Elle a mis trois ans à écrire son roman, deux pour ne plus y penser, ce qui fait cinq au total, cinq ans à vivre dans la compagnie de cette petite soeur d'Artaud qui aurait été adoubée par la bande à Baader. Dans «la Faculté des rêves», la romancière, influencée par Marguerite Duras, a curieusement soumis son héroïne à un lavage de bio, racontant la vie de Valérie non pas à la manière pornographique d'une tragédie sociale, mais sur le mode du conte de fées, la bombardant de son merveilleux style comme avec un canon à lumière. (Didier Jacob - Le Nouvel Observateur du 3 septembre 2009) La Faculté des rêves est donc un roman, une «fantaisie littéraire», précise son auteur - une fantaisie noire, tragique, précisons-le à notre tour, construite autour d'une figure de femme froissée, dérangée, ambivalente, bancale, intellectuelle et sentimentale, féministe et prostituée, pleine d'énergie et de déses­poir autodestructeur... De cette apparente absence de mise en forme, en réalité pensée et maîtrisée au millimètre par Sara Stridsberg, se dégage un portrait féminin poignant. Une silhouette fragile, radieuse, affolée, anxieuse, se détachant sur fond d'Amérique, années 60-70. Une Amérique qu'elle incarne à sa façon - à rebours, comme en négatif, définitivement marginale. (Nathalie Crom - Télérama du 23 septembre 2009) Elle rêvait d'exterminer tous les mâles et de faire brûler le Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Dans cette fiction, Sara Stridsberg rouvre le dossier de Valerie Solanas, cette féministe radicale qui tente d’assassiner Andy Warhol en 1968, juste après avoir écrit le SCUM manifesto, texte dans lequel elle prône la destruction du genre masculin. Dès le début du roman, on entend la voix déterminée de Solanas et on plonge avec elle dans son passé. Apparaissent les souvenirs obsédants de conversations avec les personnages clés de son existence : sa mère, ambiguë et destructrice, le directeur de l’université de psychologie dans laquelle elle est admise, Andy Warhol lui-même et son désir obstiné de faire d’elle une matière pour son art, la psychiatre chargée de son cas après la tentative d’assassinat. Si l’auteur restitue la folie et les souffrances de Solanas, elle plante un décor : l’Amérique des années 1930 aux années 1980, une société marquée du sceau de la violence (Hiroshima, la peine de mort) et une époque au cours de laquelle, en dépit des droits que les minorités conquièrent de haute lutte, l’économie et la presse prennent un pouvoir effrayant, source de mensonges et de manipulations. Et si l’Art lui-même n’était alors devenu qu’une grande supercherie ? Dans une langue tour à tour poétique et familière, provocante et rassurante, drôle et tragique, Sara Stridsberg accomplit la prouesse de nous plonger dans les méandres de cet esprit tourmenté qui nous poursuivra longtemps après la lecture. Et l’on se surprend à souhaiter pouvoir arrêter la machine implacable du destin… Extrait Une chambre d'hôtel dans le district de Tenderloin, le quartier à michetons de San Francisco. Nous sommes en avril 1988 et Valérie Solanas est en train de mourir d'une infection pulmonaire sur un matelas crasseux et des draps tachés de pisse. Des néons publicitaires roses clignotent derrière la fenêtre, la musique porno travaille jour et nuit. Le 30 avril, son corps sera découvert par le personnel de l'hôtel. Il est consigné dans le rapport de police que la défunte est agenouillée au bord du lit (a-t-elle essayé de se lever pour grimper dans son lit ? a-t-elle pleuré ?). Il y figure aussi que la chambre est parfaitement rangée : des feuilles de papier soigneusement empilées sur le bureau, les vêtements pliés sur une chaise en rotin près de la fenêtre. Il est également précisé que son corps est recouvert d'asticots et que la mort, selon toute vraisemblance, s'est produite autour du 25 avril. Revue de presse Dans son deuxième roman, Sara Stridsberg raconte la vie de Valérie Solanas, cette féministe américaine qui a tiré sur le roi du pop art... Elle a mis trois ans à écrire son roman, deux pour ne plus y penser, ce qui fait cinq au total, cinq ans à vivre dans la compagnie de cette petite soeur d'Artaud qui aurait été adoubée par la bande à Baader. Dans «la Faculté des rêves», la romancière, influencée par Marguerite Duras, a curieusement soumis son héroïne à un lavage de bio, racontant la vie de Valérie non pas à la manière pornographique d'une tragédie sociale, mais sur le mode du conte de fées, la bombardant de son merveilleux style comme avec un canon à lumière. (Didier Jacob - Le Nouvel Observateur du 3 septembre 2009) La Faculté des rêves est donc un roman, une «fantaisie littéraire», précise son auteur - une fantaisie noire, tragique, précisons-le à notre tour, construite autour d'une figure de femme froissée, dérangée, ambivalente, bancale, intellectuelle et sentimentale, féministe et prostituée, pleine d'énergie et de déses­poir autodestructeur... De cette apparente absence de mise en forme, en réalité pensée et maîtrisée au millimètre par Sara Stridsberg, se dégage un portrait féminin poignant. Une silhouette fragile, radieuse, affolée, anxieuse, se détachant sur fond d'Amérique, années 60-70. Une Amérique qu'elle incarne à sa façon - à rebours, comme en négatif, définitivement marginale. (Nathalie Crom - Télérama du 23 septembre 2009) Elle rêvait d'exterminer tous les mâles et de faire brûler le Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
La faculte des rêves
Editeur
Format
Grand Format
Publication
26 août 2009
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
410
Taille
20 x 14 x 2.1 cm
Poids
490
ISBN-13
9782234061149
Livré entre : 16 juin - 19 juin
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