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Ah Dieu ! Que la guerre économique est jolie !

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur S'il vous arrive parfois d'être saisi par une irrésistible envie de chanter sur un air martial : "Vous n'aurez pas nos parts de marché !", alors vous êtes moderne et vous présentez les prédispositions d'une bonne recrue pour la "guerre économique" que se livrent industriels et financiers décidés à s'approprier la plus grande part de la richesse mondiale... et les pouvoirs qui vont avec. Sinon, vous êtes un "archaïque" et sans doute un déserteur potentiel. Pour être "moderne" - forcément moderne puisque économique -, cette guerre-là offre néanmoins des points de similitude avec les grandes boucheries militaires, même si son décorum est moins spectaculaire. Le discours belliciste, inchangé, tend à convaincre l'opinion que les drames et les sacrifices qui lui sont imposés se répartissent également, et que la victoire est aussi certaine que proche. Philippe Labarde et Bernard Maris dénoncent avec une cruelle ironie et un sens aigu de la critique ce bourrage de crâne, qui est à la guerre ce que le ketchup est à l'ingestion des hamburgers : écoeurant mais nécessaire. Amazon.fr Ouvrage de résistance contre la guerre économique pour éviter un sabordage social d'envergure mondiale. Une guerre de "tous contre tous" dont les belligérants - État, multinationales, organisations "supra-étatiques", salariés... - s'affrontent à l'échelle internationale. Ouvertement mondialistes, les auteurs s'élèvent contre les discours de soumission à un marché décrit sous les traits d'un "totalitarisme omnivore". Avec une ironie acerbe, socio-libéralisme, Union européenne, privatisation de la sphère publique ou encore dématérialisation des flux économiques sont cloués au pilori, de même que l'assimilation des notions de modernité et de libre-échange. L'ouvrage se veut didactique, tant au niveau de sa rédaction que de son contenu. Aussi, flirtant parfois avec un style proche de la narration, il développe un propos décalé, dirigé vers la remise en cause des discours institutionnels. Tel est le cas, pour illustration, de la critique de l'un des maîtres mots du libéralisme : la concurrence. Pour les auteurs, le développement d'ententes d'intérêt économiques sur le marché mondial a progressivement vidé cette dernière de son sens. Exemples tirés de l'actualité à l'appui. --J-S Félix Revue de presse Économistes respectés, Philippe Labarde, membre du CSA, et Bernard Maris, "Oncle Bernard" à Charlie-Hedbo, reprennent le thème de l'Horreur économique de Viviane Forrester, sans risquer d'être, comme elle, pris en flagrant délit d'Erreur économique. Ils s'en prennent au clergé du tout-marché, égratignant méchamment une bonne partie de la classe dirigeante française et, bien entendu, les Anglo-saxons en général... à l'exception notable d'Alan Greenspan. Pour eux, si le langage a changé, c'est toujours la guerre, comme en 14, avec ses bataillons envoyés à un carnage inutile par des généraux "portant de grands noms d'avenues". La guerre est cette fois économique et s'appelle la mondialisation. Elle vise la suppression, en tout point de la Terre, de l'État providence, qui protégeait les plus faibles et les classes moyennes. La concurrence n'existe que pour les firmes moyennes et petites ; les grandes se contentent de se partager le monde. Leur règle est de ne pas s'affronter directement. Les marchés sont tellement imparfaits que seuls les États s'y laissent prendre, alors que les entreprises s'efforcent d'en utiliser toutes les imperfections pour s'assurer des positions dominantes. On est bien loin de la fable des marchés auto-régulés supposés trouver infailliblement l'équilibre optimal. Selon Labarde et Maris, si le communisme est mort de son dogmatisme et de sa bureaucratie, le capitalisme ne survit à sa propre anarchie que grâce à ce que la société a créé sans lui : des juges incorruptibles, des fonctionnaires intègres, des ouvriers qualifiés, des éducateurs compétents, des journalistes scrupuleux, des politiques honnêtes. Si les Afficher moinsAfficher plus

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Détails du livre

Titre complet
Ah Dieu ! Que la guerre économique est jolie !
Editeur
Format
Broché
Publication
29 janvier 1998
Auteur
Maris, Bernard
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
215
Taille
22.5 x 14.5 x 1.8 cm
Poids
305
ISBN-13
9782226095749

Auteur

Livré entre : 7 juillet - 10 juillet
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