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Les mâles sans cervelle font les meilleurs amants...

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Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Présentation Auriez-vous imaginé que la femelle kangourou rouge puisse cacher dans son marsupium (sa poche) plusieurs petits à la fois, nés à différents moments, qui ne se sont pas développés de la même manière et qui, incroyable mais vrai, ne tètent pas le même lait selon leur âge, bébé ou déjà adolescent ! Saviez-vous que le vautour égyptien qui brise des œufs d'autruche en leur lançant des pierres ne le fait pas instinctivement mais après l'avoir appris de ses parents ? Pouvez-vous croire – comme le titre de l'ouvrage le clame avec humour – que les mâles des mantes religieuses, alors même que la femelle leur a croqué tête et cervelle, font d'excellents partenaires,dont le sperme engendrera beaucoup de nouvelles petites mantes religieuses ? Pour décrire ces comportements animaux, la zoologiste américaine Marty Crump fait montre d'un talent dramatique hors pair. En se concentrantdélibérément sur les comportements les plus insolites,cette universitaire narre toutes sortes de bizarreries après les avoir classées en cinq grands thèmes : jeux de l'amour, soins parentaux, alimentation, défense et communication. Les lois de la nature ainsi observées et finement racontées sont le plus bel hommage que l'on puisse rendre à la biodiversité. ,Sommaire CHAPITRE 1 (...) Chez la veuve noire à dos rouge australienne (Latrodectus hasselti), le mâle incite véritablement sa partenaire à le dévorer. L'accouplement se fait sur la toile de la femelle. Après avoir exploré, tapoté et flairé le corps de sa belle, qui est beaucoup plus grosse que lui, il introduit en elle l'un de ses pédipalpes (un appendice qui transporte le sperme), puis il agite les pattes, effectue une pirouette et pose son abdomen contre les pièces buccalesde sa partenaire, disant on ne peut plus clairement : " Mange-moi. " La femelle a alors tout loisir de le consommer pendant la copulation. Le mâle se retire une fois achevé le transfert du sperme, cinq à trente minutes plus tard. Il a beau être mutilé, il se prépareen vue de la deuxième session, qui a lieu environ dix minutes après. Le revoilà qui explore, tapote et flaire vite fait sa partenaire, puis qui introduit son second pédipalpe. Nouvelle pirouette et nouvelle offrande d'un abdomen désormais ratatiné. La femelle plonge alors ses pièces buccalesdans le corps ainsi offert et continue sa digestion. Après totale insémination, le mâle affaibli se retire, et sa partenaire l'enveloppe dans la soie. En moins d'un quart d'heure, elle aura terminé son repas... Une étude de terrain révèle que, dans soixante-cinq pour cent des cas seulement, les mâles finissent cannibalisés. Ils font toujours leurs pirouettes, s'offrent comme repas, mais seules les femelles affamées acceptent de les manger. Le mâle ne représentant qu'un à deux pour cent de la masse corporelle de la femelle, le dévorer n'augmente ni le nombre ni le volume des œufs à venir. Alors pourquoi le mâle se sacrifie-t-il ? Parce qu'il en tire deux bénéfices sur le plan de la paternité. Premier bénéfice : il copule deux fois plus longtemps et, de ce fait, féconde deux fois plus d'œufs que s'il n'était pas mangé. Second bénéfice : la femelle étant moins encline à rechercher un nouvel accouplement après avoir dégusté un mâle, le dégusté en question a plus de chances d'engendrer une descendance. Si elle s'accouplait à nouveau, un second mâle pourrait féconder certains œufs. Son suicide n'est pas un si grand sacrifice pour le mâle car, survivrait-il à cette copulation, il aurait peu de chances d'en connaître une autre. En effet, si une femelle peut vivre jusqu'à deux ans, un mâle, une fois atteinte la maturité sexuelle, a une espérance de vie de deux à quatre mois seulement. À partir de ce moment-là, il est même rare qu'il s'alimente, et, s'il survit à l'accouplement, il reste souvent sur la toile de sa partenaire. CHAPITRE 3 (...) Les sangsues sont deshématophages réputés. Ces vers aplatis au corps fuselé peuvent mesurer entre deux et... quarante-cinq centimètres, taille des monstres que l'on trouve dans le Bassin amazonien. La plupart vivent en eau douce, dans des étangs, des lacs, des ruisseaux, mais certaines préfèrent les océans, et d'autres encore les sols humides ou les végétaux. Les sangsues terrestres se rencontrent dans les zones humides d'Asie, sur l'île de Madagascar, ainsi qu'en Australie ; cramponnées à des feuilles humides, elles attendent, la ventouse antérieureen l'air, bouche ouverte, leurs innocentes victimes. Elles perçoivent les vibrations, la chaleur et l'odeur des mammifères, donc des humains. C'est grâce à sa ventouse postérieure que la sangsue se fixe sur son hôte, en général un vertébré. Avec sa ventouse antérieure, elle troue la peau de l'hôte à l'aide de ses enzymes digestives ou bien la perfore avec ses pièces buccalesaiguisées. Alors le repas commence. Ces suceuses de sangsont dotées de muscles puissants qui leur permettent une aspiration rapide. Comme les chauves-souris vampires, elles produisent un anticoagulant (appelé " hirudine " dans leur cas) qui empêche le sang d'épaissir. En fait, l'hirudine est le plus puissant anticoagulant connu. Une fois gavée, la sangsue tombe de son hôte. S'il le faut, elle pourra survivre plusieurs mois sans autre repas, attendant de trouver une nouvelle victime. Mais certaines sangsues d'eau douce sont des parasites externes qui restent accrochés à leur hôte sur de longues périodes : quand elles ont un petit creux, elles aspirent un repas. Ses talents de suceuse de sang ont longtemps fait de la sangsue une précieuse auxiliaire médicale. Pendant deux millénaires, la médecine a utilisé l'espèce européenne connue aujourd'hui sous le nom de " sangsue médicinale "(Hirudo medicinalis) pour saigner des patients atteints de toutes sortes de pathologies : maladie mentale, migraine, rhumatismes, asthme, obésité... et jusqu'à l'ivrognerie. On les délestait de leur sang car on imputait alors à un " excès de sang " de nombreuses maladies. On vous a sûrement déjà dit, quand vous donnez votre sang, que vous débarrasser de ce trop-plein de liquide est " bon pour la santé " ! C'est la version moderne de la même idée reçue. De nos jours, on emploie encore les sangsues médicinales, mais avec des motifs plus solides : pour résorber l'accumulation de sang dans les tissus à la suite d'une chirurgie esthétique et, en microchirurgie, pour ôter l'excès de sang contenu dans une oreille ou un doigt arrachés et qu'il a fallu greffer. En outre, la salive des sangsuessécrétantun inhibiteur de la coagulation, on réduit les risques de gonflement des tissus. La sangsue médicinale peut consommer jusqu'à cinq fois son poids ensang. Après quoi, elle prend plusieurs mois de vacances... Avant mon premier voyage d'étude dans la forêt tropicale équatorienne, mon père m'a dit : " J'espère que tu n'auras pas affaire aux sangsues. " Je lui ai demandé s'il parlait de celles qui attaquent Bogart quand il s'efforce de dégager l'African Queende la vase. Bogart a alors une réplique mémorable : " S'il y a un truc que je supporte pas, c'est bien les sangsues – ces petits démons abjects. " Papa a éclaté de rire, en ajoutant que les sangsues de Bogart n'étaient rien à côté des sangsues terrestres qu'il avait fréquentéessur l'île de Mindanao,dans les Philippines, pendant la Seconde Guerre mondiale. Quand il dormait à même le sol, il en était couvert. Elles se tortillaient sous ses vêtements pour atteindre la peau : aucune partie de son corps n'était hors d'atteinte. Quand il marchait dans la jungle, il lui fallait constamment les écarter avant qu'elles aient le temps de s'accrocher et de provoquer des plaies purulentes qui mettaient une éternité à guérir à cause de la chaleur et de l'humidité. ,Note biographique Marty Crump est professeur associé au département de Sciences biologiques de l'université d'Arizona du Nord. Afficher moinsAfficher plus

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En se concentrantdélibérément sur les comportements les plus insolites,cette universitaire narre toutes sortes de bizarreries après les avoir classées en cinq grands thèmes : jeux de l'amour, soins parentaux, alimentation, défense et communication. Les lois de la nature ainsi observées et finement racontées sont le plus bel hommage que l'on puisse rendre à la biodiversité. ,Sommaire CHAPITRE 1 (...) Chez la veuve noire à dos rouge australienne (Latrodectus hasselti), le mâle incite véritablement sa partenaire à le dévorer. L'accouplement se fait sur la toile de la femelle. Après avoir exploré, tapoté et flairé le corps de sa belle, qui est beaucoup plus grosse que lui, il introduit en elle l'un de ses pédipalpes (un appendice qui transporte le sperme), puis il agite les pattes, effectue une pirouette et pose son abdomen contre les pièces buccalesde sa partenaire, disant on ne peut plus clairement : " Mange-moi. " La femelle a alors tout loisir de le consommer pendant la copulation. Le mâle se retire une fois achevé le transfert du sperme, cinq à trente minutes plus tard. Il a beau être mutilé, il se prépareen vue de la deuxième session, qui a lieu environ dix minutes après. Le revoilà qui explore, tapote et flaire vite fait sa partenaire, puis qui introduit son second pédipalpe. Nouvelle pirouette et nouvelle offrande d'un abdomen désormais ratatiné. La femelle plonge alors ses pièces buccalesdans le corps ainsi offert et continue sa digestion. Après totale insémination, le mâle affaibli se retire, et sa partenaire l'enveloppe dans la soie. En moins d'un quart d'heure, elle aura terminé son repas... Une étude de terrain révèle que, dans soixante-cinq pour cent des cas seulement, les mâles finissent cannibalisés. Ils font toujours leurs pirouettes, s'offrent comme repas, mais seules les femelles affamées acceptent de les manger. Le mâle ne représentant qu'un à deux pour cent de la masse corporelle de la femelle, le dévorer n'augmente ni le nombre ni le volume des œufs à venir. Alors pourquoi le mâle se sacrifie-t-il ? Parce qu'il en tire deux bénéfices sur le plan de la paternité. Premier bénéfice : il copule deux fois plus longtemps et, de ce fait, féconde deux fois plus d'œufs que s'il n'était pas mangé. Second bénéfice : la femelle étant moins encline à rechercher un nouvel accouplement après avoir dégusté un mâle, le dégusté en question a plus de chances d'engendrer une descendance. Si elle s'accouplait à nouveau, un second mâle pourrait féconder certains œufs. Son suicide n'est pas un si grand sacrifice pour le mâle car, survivrait-il à cette copulation, il aurait peu de chances d'en connaître une autre. En effet, si une femelle peut vivre jusqu'à deux ans, un mâle, une fois atteinte la maturité sexuelle, a une espérance de vie de deux à quatre mois seulement. À partir de ce moment-là, il est même rare qu'il s'alimente, et, s'il survit à l'accouplement, il reste souvent sur la toile de sa partenaire. CHAPITRE 3 (...) Les sangsues sont deshématophages réputés. Ces vers aplatis au corps fuselé peuvent mesurer entre deux et... quarante-cinq centimètres, taille des monstres que l'on trouve dans le Bassin amazonien. La plupart vivent en eau douce, dans des étangs, des lacs, des ruisseaux, mais certaines préfèrent les océans, et d'autres encore les sols humides ou les végétaux. Les sangsues terrestres se rencontrent dans les zones humides d'Asie, sur l'île de Madagascar, ainsi qu'en Australie ; cramponnées à des feuilles humides, elles attendent, la ventouse antérieureen l'air, bouche ouverte, leurs innocentes victimes. Elles perçoivent les vibrations, la chaleur et l'odeur des mammifères, donc des humains. C'est grâce à sa ventouse postérieure que la sangsue se fixe sur son hôte, en général un vertébré. Avec sa ventouse antérieure, elle troue la peau de l'hôte à l'aide de ses enzymes digestives ou bien la perfore avec ses pièces buccalesaiguisées. Alors le repas commence. Ces suceuses de sangsont dotées de muscles puissants qui leur permettent une aspiration rapide. Comme les chauves-souris vampires, elles produisent un anticoagulant (appelé " hirudine " dans leur cas) qui empêche le sang d'épaissir. En fait, l'hirudine est le plus puissant anticoagulant connu. Une fois gavée, la sangsue tombe de son hôte. S'il le faut, elle pourra survivre plusieurs mois sans autre repas, attendant de trouver une nouvelle victime. Mais certaines sangsues d'eau douce sont des parasites externes qui restent accrochés à leur hôte sur de longues périodes : quand elles ont un petit creux, elles aspirent un repas. Ses talents de suceuse de sang ont longtemps fait de la sangsue une précieuse auxiliaire médicale. Pendant deux millénaires, la médecine a utilisé l'espèce européenne connue aujourd'hui sous le nom de " sangsue médicinale "(Hirudo medicinalis) pour saigner des patients atteints de toutes sortes de pathologies : maladie mentale, migraine, rhumatismes, asthme, obésité... et jusqu'à l'ivrognerie. On les délestait de leur sang car on imputait alors à un " excès de sang " de nombreuses maladies. On vous a sûrement déjà dit, quand vous donnez votre sang, que vous débarrasser de ce trop-plein de liquide est " bon pour la santé " ! C'est la version moderne de la même idée reçue. De nos jours, on emploie encore les sangsues médicinales, mais avec des motifs plus solides : pour résorber l'accumulation de sang dans les tissus à la suite d'une chirurgie esthétique et, en microchirurgie, pour ôter l'excès de sang contenu dans une oreille ou un doigt arrachés et qu'il a fallu greffer. En outre, la salive des sangsuessécrétantun inhibiteur de la coagulation, on réduit les risques de gonflement des tissus. La sangsue médicinale peut consommer jusqu'à cinq fois son poids ensang. Après quoi, elle prend plusieurs mois de vacances... Avant mon premier voyage d'étude dans la forêt tropicale équatorienne, mon père m'a dit : " J'espère que tu n'auras pas affaire aux sangsues. " Je lui ai demandé s'il parlait de celles qui attaquent Bogart quand il s'efforce de dégager l'African Queende la vase. Bogart a alors une réplique mémorable : " S'il y a un truc que je supporte pas, c'est bien les sangsues – ces petits démons abjects. " Papa a éclaté de rire, en ajoutant que les sangsues de Bogart n'étaient rien à côté des sangsues terrestres qu'il avait fréquentéessur l'île de Mindanao,dans les Philippines, pendant la Seconde Guerre mondiale. Quand il dormait à même le sol, il en était couvert. Elles se tortillaient sous ses vêtements pour atteindre la peau : aucune partie de son corps n'était hors d'atteinte. Quand il marchait dans la jungle, il lui fallait constamment les écarter avant qu'elles aient le temps de s'accrocher et de provoquer des plaies purulentes qui mettaient une éternité à guérir à cause de la chaleur et de l'humidité. ,Note biographique Marty Crump est professeur associé au département de Sciences biologiques de l'université d'Arizona du Nord. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Les mâles sans cervelle font les meilleurs amants...: et autres curiosités zoologiques
Auteur
Format
Broché
Publication
22 mai 2008
Traduction
Sabard, Marie-Hélène
Dessins
Crump, Alan
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
304
Taille
24.1 x 15.5 x 2.6 cm
Poids
465
ISBN-13
9782221108475
Livré entre : 22 janvier - 25 janvier
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