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Liquider les traîtres la face cachée du PCF, 1941-1943

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Sommaire " En dépit de l'abondante littérature qui lui est consacrée, on sait finalement assez peu de chose du Parti communiste français pendant la guerre. Les ouvrages pionniers qui ont traité du sujet datent de plus de vingt-cinq ans et ont été écrits alors que l'accès aux archives était impossible. L'ouverture des "archives de Moscou' a certes apporté à la connaissance du Parti, à ses relations avec l'URSS et l'Internationale communiste, mais, exception faite de rares ouvrages, l'essentiel des travaux a porté sur d'autres périodes que celle de l'Occupation. Le Parti communiste des années 1940-1944 est ainsi demeuré pour grande partie doublement clandestin. À preuve, unDictionnaire de la Résistancerécemment paru n'évoque que quelques figures communistes (Duclos, Tillon, Frachon, Rol-Tanguy et Fabien), mais ignore la plupart des responsables nationaux et,a fortiori, leurs subalternes, dont certains ont pourtant joué un rôle essentiel. Ce qui vaut pour les hommes vaut pour les rouages : pièce maîtresse du parti clandestin, la Commission nationale des cadres est restée une friche historiographique ; le rôle tenu par Jacques Duclos n'a pas été appréhendé dans sa quotidienneté et toutes ses dimensions ; les "cadres spéciaux' du détachement Valmy, objet de ce présent ouvrage, n'ont, au mieux, suscité que quelques pages, au demeurant mal informées ou fortement influencées par les témoignages et mémoires des acteurs dont l'apport vaut surtout pour l'étude des mythes et légendes... Le livre qui suit est le résultat de plusieurs années de recherches menées dans des centaines d'ouvrages et de mémoires, mais surtout des centaines de cartons de divers centres d'archives : des archives longtemps non consultables, parfois volées, cachées depuis la Libération, en tout cas jamais exploitées ou croisées. C'est dire ce qu'il apporte de nouveau et d'inédit sur un sujet encore tabou et entouré de pieuses légendes. Certes, comme l'écrivait Pierre Vidal-Naquet, " il ne suffit pas d'avoir lu des livres ou découvert des archives inédites, encore faut-il savoir ce que valent ces documents inédits ". En l'occurrence, ces derniers sont d'une extrême importance tant ils apportent d'éclairages nouveaux puisqu'il s'agit aussi bien du détail des enquêtes et filatures menées par les policiers de la Préfecture de police, des procès verbaux d'interrogatoires des cadres et militants arrêtés, mais surtout des documents saisis lors des fouilles ou des visites domiciliaires. Ces documents internes au PCF permettent de " croiser ", vérifier, comparer les déclarations faites à la police, les rapports internes, les enquêtes menées après guerre en même temps qu'ils donnent une vue très réaliste sur l'appareil clandestin et son fonctionnement. Pour laisser tout son sel à une enquête sur un des points aveugles du fonctionnement du Parti communiste clandestin, nous sommes partis d'un assassinat sur lequel depuis plus de soixante ans pèse un épais silence. De ses auteurs et de la recherche de l'identité de la victime, nous sommes remontés aux commanditaires de l'exécution. Ces derniers figurent parmi les plus hauts dirigeants du parti clandestin, à commencer par le premier d'entre eux, Jacques Duclos qui, durant toute l'Occupation, n'a jamais cessé d'actionner cette Commission des cadres si mal connue, qui fut aussi en charge de la liquidation des "traîtres'. Mais en bonne partie, l'histoire du détachement Valmy, comme celle de la lutte armée, ne saurait s'écrire sans évoquer les services policiers qui les ont combattus depuis la " drôle de guerre " et provoqué des ravages dans les rangs communistes. Les membres du détachement Valmy, comme l'immense majorité des communistes parisiens, eurent affaire aux services spécialisés de la Préfecture de police : brigades spéciales et première section des Renseignements généraux, équipes spéciales de la Police municipale. Au-delà des péripéties de la lutte menée par la police parisienne contre les " communo-terroristes ", ce livre donne à lire ce qui pour l'heure n'avait jamais été décrit par le menu : le fonctionnement quotidien des rouages de la Préfecture de police, de ces brigades spéciales de noire réputation, l'origine, le recrutement, la composition, l'apprentissage, les motivations, les méthodes de leur personnel. Tête pensante de la traque anticommuniste, la première section des RG et sa " section information " apparaissent ici également pour la première fois dans leur rôle et toute leur complexité. Si on peut et si on doit lire ce livre comme un roman – entendons par là avec le plaisir, la curiosité, l'intérêt soutenu que suscite généralement la quête d'une vérité qui se dérobe –, qu'on ne s'y trompe pas : il s'agit bien d'un ouvrage scientifique respectant la démarche et les méthodes de l'histoire. Pour permettre au lecteur de participer à l'enquête que nous avons menée et d'en discuter la méthode, nous avons longuement cité une partie des documents utilisés dont la référence est précisée en note. Chacun pourra ainsi vivre les étapes des enquêtes, leurs avancées, leurs impasses, se faire une idée plus précise des méthodes mises en œuvre et vivre les face-à-face entre policiers et militants. À ceux qui pourraient être surpris par le niveau des détails contenus dans le récit qui suit – qu'il s'agisse de la reconstitution de dialogues, de la description d'un lieu, d'un personnage, de ses vêtements, de ses habitudes, des détails d'une filature, du déroulement d'une opération de police, d'un "transport de justice', d'une "exécution' ou d'un attentat commis par les cadres spéciaux –, précisons que ces détails sont tirés des multiples documents d'archives consultés que nous n'avons pas pu citerin extenso, mais qui ont été passés au crible de la critique, "croisés' et "recroisés', vérifiés, comparés et opposés entre eux. C'est dans le souci d'alléger le texte et de ne pas y multiplier explications, discussions méthodologiques, citations et références, que chaque affirmation n'est pas systématiquement explicitée, mais on trouvera dans les notes des développements plus conséquents sur quelques-uns des problèmes rencontrés et sur un certain nombre de questions et d'interrogations soulevées par cette recherche. Les photographies et reproductions de documents originaux qui scandent ce récit sont, elles aussi, autant de "pièces à conviction'. Elles ont pour fonction de "donner à voir' au lecteur les lieux et les personnages réels de cette histoire, des exemples de documents saisis dans les fouilles ou les visites domiciliaires comme les "bios' de militants que le Parti s'acharne à contrôler en dépit des risques présentés, les ordres d'exécution signés des hauts responsables, les rapports internes du parti clandestin, les procès verbaux policiers d'interrogatoires. Elles permettent également de mieux comprendre les méthodes mises en œuvre, les moyens utilisés entre 1939 et 1944 par les policiers de la Préfecture de police autant que les pratiques et motivations des cadres spéciaux du Parti communiste. " ,Note biographique Jean-Marc Berlière, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Bourgogne et Franck Liaigre, chargé de recherches au CNRS, appartiennent tous deux à l'équipe de recherche du CESDIP (ministère de la Justice / CNRS). On leur doit la première étude scientifique sur les débuts de la lutte armée menée par le Parti communiste à l'aide des Bataillons de la jeunesse à l'automne 1941 (Le Sang des communistes, 2004). ,Présentation Scandale ! Le Parti communiste français, sur les ordres de Jacques Duclos, entretenait pendant la Seconde Guerre une police politique – le détachement Valmy ou, comme ils se désignaient eux-mêmes non sans fierté, " la Guépéou du Parti " – chargée de l'assassinat des " renégats " et du châtiment des " traîtres ". Cette découverte explosive est le fruit de l'exploitation méticuleuse d'archives totalement inédites. Le récit de Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre nous permet de pénétrer les rouages méconnus du PC clandestin, de mettre en lumière les responsabilités, les erreurs, les mécanismes de décision et le cheminement des ordres meurtriers, d'être témoins des exécutions, des attentats ; mais aussi, et pour la première fois, de suivre au quotidien les policiers des brigades spéciales des Renseignements généraux de la Préfecture de police dans la chasse implacable qu'ils menèrent contre le détachement Valmy jusqu'à son démantèlement en 1943. Cette enquête historique, richement illustrée de fac-similés d'archives, se lit comme un roman. Elle tort le cou à nombre de légendes, et met en lumière mensonges, fables et omissions colportés pendant plus de soixante ans. Elle donne à voir une autre image de la Résistance communiste, différente des mythes construits depuis la Libération. Afficher moinsAfficher plus

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Ce qui vaut pour les hommes vaut pour les rouages : pièce maîtresse du parti clandestin, la Commission nationale des cadres est restée une friche historiographique ; le rôle tenu par Jacques Duclos n'a pas été appréhendé dans sa quotidienneté et toutes ses dimensions ; les "cadres spéciaux' du détachement Valmy, objet de ce présent ouvrage, n'ont, au mieux, suscité que quelques pages, au demeurant mal informées ou fortement influencées par les témoignages et mémoires des acteurs dont l'apport vaut surtout pour l'étude des mythes et légendes... Le livre qui suit est le résultat de plusieurs années de recherches menées dans des centaines d'ouvrages et de mémoires, mais surtout des centaines de cartons de divers centres d'archives : des archives longtemps non consultables, parfois volées, cachées depuis la Libération, en tout cas jamais exploitées ou croisées. C'est dire ce qu'il apporte de nouveau et d'inédit sur un sujet encore tabou et entouré de pieuses légendes. Certes, comme l'écrivait Pierre Vidal-Naquet, " il ne suffit pas d'avoir lu des livres ou découvert des archives inédites, encore faut-il savoir ce que valent ces documents inédits ". En l'occurrence, ces derniers sont d'une extrême importance tant ils apportent d'éclairages nouveaux puisqu'il s'agit aussi bien du détail des enquêtes et filatures menées par les policiers de la Préfecture de police, des procès verbaux d'interrogatoires des cadres et militants arrêtés, mais surtout des documents saisis lors des fouilles ou des visites domiciliaires. Ces documents internes au PCF permettent de " croiser ", vérifier, comparer les déclarations faites à la police, les rapports internes, les enquêtes menées après guerre en même temps qu'ils donnent une vue très réaliste sur l'appareil clandestin et son fonctionnement. Pour laisser tout son sel à une enquête sur un des points aveugles du fonctionnement du Parti communiste clandestin, nous sommes partis d'un assassinat sur lequel depuis plus de soixante ans pèse un épais silence. De ses auteurs et de la recherche de l'identité de la victime, nous sommes remontés aux commanditaires de l'exécution. Ces derniers figurent parmi les plus hauts dirigeants du parti clandestin, à commencer par le premier d'entre eux, Jacques Duclos qui, durant toute l'Occupation, n'a jamais cessé d'actionner cette Commission des cadres si mal connue, qui fut aussi en charge de la liquidation des "traîtres'. Mais en bonne partie, l'histoire du détachement Valmy, comme celle de la lutte armée, ne saurait s'écrire sans évoquer les services policiers qui les ont combattus depuis la " drôle de guerre " et provoqué des ravages dans les rangs communistes. Les membres du détachement Valmy, comme l'immense majorité des communistes parisiens, eurent affaire aux services spécialisés de la Préfecture de police : brigades spéciales et première section des Renseignements généraux, équipes spéciales de la Police municipale. Au-delà des péripéties de la lutte menée par la police parisienne contre les " communo-terroristes ", ce livre donne à lire ce qui pour l'heure n'avait jamais été décrit par le menu : le fonctionnement quotidien des rouages de la Préfecture de police, de ces brigades spéciales de noire réputation, l'origine, le recrutement, la composition, l'apprentissage, les motivations, les méthodes de leur personnel. Tête pensante de la traque anticommuniste, la première section des RG et sa " section information " apparaissent ici également pour la première fois dans leur rôle et toute leur complexité. Si on peut et si on doit lire ce livre comme un roman – entendons par là avec le plaisir, la curiosité, l'intérêt soutenu que suscite généralement la quête d'une vérité qui se dérobe –, qu'on ne s'y trompe pas : il s'agit bien d'un ouvrage scientifique respectant la démarche et les méthodes de l'histoire. Pour permettre au lecteur de participer à l'enquête que nous avons menée et d'en discuter la méthode, nous avons longuement cité une partie des documents utilisés dont la référence est précisée en note. Chacun pourra ainsi vivre les étapes des enquêtes, leurs avancées, leurs impasses, se faire une idée plus précise des méthodes mises en œuvre et vivre les face-à-face entre policiers et militants. À ceux qui pourraient être surpris par le niveau des détails contenus dans le récit qui suit – qu'il s'agisse de la reconstitution de dialogues, de la description d'un lieu, d'un personnage, de ses vêtements, de ses habitudes, des détails d'une filature, du déroulement d'une opération de police, d'un "transport de justice', d'une "exécution' ou d'un attentat commis par les cadres spéciaux –, précisons que ces détails sont tirés des multiples documents d'archives consultés que nous n'avons pas pu citerin extenso, mais qui ont été passés au crible de la critique, "croisés' et "recroisés', vérifiés, comparés et opposés entre eux. C'est dans le souci d'alléger le texte et de ne pas y multiplier explications, discussions méthodologiques, citations et références, que chaque affirmation n'est pas systématiquement explicitée, mais on trouvera dans les notes des développements plus conséquents sur quelques-uns des problèmes rencontrés et sur un certain nombre de questions et d'interrogations soulevées par cette recherche. Les photographies et reproductions de documents originaux qui scandent ce récit sont, elles aussi, autant de "pièces à conviction'. Elles ont pour fonction de "donner à voir' au lecteur les lieux et les personnages réels de cette histoire, des exemples de documents saisis dans les fouilles ou les visites domiciliaires comme les "bios' de militants que le Parti s'acharne à contrôler en dépit des risques présentés, les ordres d'exécution signés des hauts responsables, les rapports internes du parti clandestin, les procès verbaux policiers d'interrogatoires. Elles permettent également de mieux comprendre les méthodes mises en œuvre, les moyens utilisés entre 1939 et 1944 par les policiers de la Préfecture de police autant que les pratiques et motivations des cadres spéciaux du Parti communiste. " ,Note biographique Jean-Marc Berlière, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Bourgogne et Franck Liaigre, chargé de recherches au CNRS, appartiennent tous deux à l'équipe de recherche du CESDIP (ministère de la Justice / CNRS). On leur doit la première étude scientifique sur les débuts de la lutte armée menée par le Parti communiste à l'aide des Bataillons de la jeunesse à l'automne 1941 (Le Sang des communistes, 2004). ,Présentation Scandale ! Le Parti communiste français, sur les ordres de Jacques Duclos, entretenait pendant la Seconde Guerre une police politique – le détachement Valmy ou, comme ils se désignaient eux-mêmes non sans fierté, " la Guépéou du Parti " – chargée de l'assassinat des " renégats " et du châtiment des " traîtres ". Cette découverte explosive est le fruit de l'exploitation méticuleuse d'archives totalement inédites. Le récit de Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre nous permet de pénétrer les rouages méconnus du PC clandestin, de mettre en lumière les responsabilités, les erreurs, les mécanismes de décision et le cheminement des ordres meurtriers, d'être témoins des exécutions, des attentats ; mais aussi, et pour la première fois, de suivre au quotidien les policiers des brigades spéciales des Renseignements généraux de la Préfecture de police dans la chasse implacable qu'ils menèrent contre le détachement Valmy jusqu'à son démantèlement en 1943. 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Détails du livre

Titre complet
Liquider les traîtres: La face cachée du PCF, 1941-1943
Format
Broché
Publication
06 septembre 2007
Auteur
Liaigre, Franck
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
510
Taille
21.7 x 13.8 x 2.8 cm
Poids
600
ISBN-13
9782221107560

Auteur

Livré entre : 23 janvier - 26 janvier
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