Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

Histoire de l'Inquisition au Moyen âge

4.2

(10)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Note biographique Cette édition a été préparée par Bartolomé Bennassar, grand spécialiste de l'histoire espagnole et auteur, dans la collection " Bouquins ", d'une Histoire des Espagnols et d'un Voyage en Espagne. Le traducteur est Salomon Reinach (1858-1932), archéologue et historien des religions, dont " Bouquins " a réédité Cultes, mythes et religions. Cette traduction était pour lui un acte militant, s'inscrivant dans son combat en faveur de la séparation de l'Eglise et de l'Etat (loi de 1905). ,Sommaire L'histoire de l'Inquisition se divise naturellement en deux parties, dont chacune peut être considérée comme formant un tout. La limite qui les sépare est la Réforme –; excepté en Espagne, où la Nouvelle Inquisition fut établie par Ferdinand et Isabelle. J'ai cherché, dans le présent ouvrage, à offrir un tableau impartial de cette institution pendant la première moitié de son existence. [...] L'Inquisition n'a pas été arbitrairement conçue et imposée au monde chrétien par l'ambition et le fanatisme de l'Eglise. Elle a plutôt été le fruit d'une évolution naturelle, on dirait presque nécessaire, des diverses forces en action au XIIIe siècle. Personne n'en peut justement apprécier ni le mode de développement, ni les effets, sans considérer d'abord avec quelque attention les idées qui gouvernaient les âmes vers l'époque où s'élaborait la civilisation moderne. Pour cela, nous avons cru devoir passer en revue presque tous les mouvements spirituels et intellectuels de la fin du Moyen Age et procéder à une enquête sur les conditions de la société à certaines phases de cette période. Au début de mes études historiques, je me suis rapidement convaincu que le fondement le plus sûr de nos connaissances, pour une période donnée de l'histoire, n'est autre que l'étude de la jurisprudence, où se révèlent à la fois ses aspirations et les moyens, jugés les plus efficaces, de les satisfaire. En conséquence, j'ai exposé avec détail l'origine et le développement de la procédure inquisitoriale, convaincu que, de cette manière seulement, nous pouvons comprendre les opérations du Saint-Office et l'influence qu'il exerça sur les générations postérieures.Il m'a semblé que les résultats ainsi obtenus permettaient d'éclaircir bien des questions qui ont été mal comprises jusqu'à présent. Si j'ai été amené ainsi à quelques conclusions différentes de celles qui sont couramment acceptées,je prie le lecteur de croire que ces vues nouvelles résultent d'une étude consciencieuse de toutes les sources originales auxquelles j'ai pu avoir accès. Les fonctions pénales de l'Inquisition étaient fondées sur une fiction qui doit être expliquée d'abord pour qu'on puisse justement apprécier une partie de son action. En théorie, elle n'avait pas la mission d'infliger les peines. Sa mission consistait à sauver les âmes, à les remettre dans la voie du salut et à infliger des pénitences salutaires à ceux qui cherchaient cette voie, comme un confesseur à ses pénitents. Ses jugements n'étaient donc pas, comme ceux du juge temporel, des vengeances exercées par la société sur les coupables, ou des exemples destinés à empêcher, par la terreur qu'ils inspiraient, la diffusion du crime ; ils avaient simplement pour objet le bien des âmes égarées, l'effacement ou le rachat de leurs péchés. Les inquisiteurs eux-mêmes parlent généralement de leur office dans cet esprit. Quand ils condamnaient un malheureux à la prison perpétuelle, la formule en usage, dès que la procédure du Saint-Office fut fixée, consistait en une simple injonction adressée au coupable de se rendre à la geôle et de s'y enfermer, au régime du pain et de l'eau qui complétait la pénitence, puis on l'avertissait qu'il ne devait pas sortir de prison sous peine d'être excommunié et considéré comme un hérétique parjure et impénitent. S'il parvenait à s'enfuir, la demande d'extradition le représentait comme un insensé, ayant rejeté la médecine salutaire prescrite pour sa guérison et dédaigné l'huile et le vin au moyen desquels on cherchait à panser ses blessures... ,Présentation Plus que jamais l'intolérance religieuse travaille nos sociétés; plus que jamais les rapports entre les États et les Églises font problème. Aussi le grand livre de l'historien américain Henry Charles Lea (1825-1909), unique en son genre, garde-t-il une terrible valeur d'actualité. Il nous permet de comprendre pourquoi et comment, pendant des siècles, l'Église catholique a cru devoir réduire au silence, voire éradiquer ses dissidents. Dès le Moyen Âge, l'Église était devenue un pouvoir économique et politique de premier ordre. Et, comme tous les pouvoirs, elle fondait une part de son empire sur des bases matérielles et prêtait le flanc à de nombreuses critiques exigeant le retour à la pureté du message évangélique. C'est pour combattre ces mouvements, dégénérant en hérésies, que les papes ont délégué leurs prédicateurs à travers toute l'Europe, en leur accordant des compétences de plus en plus étendues.Ainsi est née une institution qui, de plus en plus, s'est substituée aux pouvoirs locaux pour broyer toute résistance à ce qu'il faut bien appeler une "pensée unique". Maîtrisant le latin comme l'allemand, l'espagnol comme l'italien, Henry Charles Lea a parcouru les archives de l'Europe tout entière afin de brosser un tableau complet de cette partie souvent refoulée de notre passé. CetteHistoire de l'Inquisitionest aussi une histoire de la liberté de conscience. Qu'elle ait été traduite en français par Salomon Reinach à l'époque de l'affaire Dreyfus et des combats en faveur de la séparation de l'Église et de l'État montre à l'évidence que le combat des Lumières contre l'obscurantisme n'est jamais gagné définitivement. Robert Kopp. Afficher moinsAfficher plus

Histoire de l'Inquisition au Moyen âge

4.2

(10)

18,45 €
Sélectionnez la condition
 
Il ne reste plus que 1 exemplaire(s) en stock
18,45 €

Le Pitch

Note biographique Cette édition a été préparée par Bartolomé Bennassar, grand spécialiste de l'histoire espagnole et auteur, dans la collection " Bouquins ", d'une Histoire des Espagnols et d'un Voyage en Espagne. Le traducteur est Salomon Reinach (1858-1932), archéologue et historien des religions, dont " Bouquins " a réédité Cultes, mythes et religions. Cette traduction était pour lui un acte militant, s'inscrivant dans son combat en faveur de la séparation de l'Eglise et de l'Etat (loi de 1905). ,Sommaire L'histoire de l'Inquisition se divise naturellement en deux parties, dont chacune peut être considérée comme formant un tout. La limite qui les sépare est la Réforme –; excepté en Espagne, où la Nouvelle Inquisition fut établie par Ferdinand et Isabelle. J'ai cherché, dans le présent ouvrage, à offrir un tableau impartial de cette institution pendant la première moitié de son existence. [...] L'Inquisition n'a pas été arbitrairement conçue et imposée au monde chrétien par l'ambition et le fanatisme de l'Eglise. Elle a plutôt été le fruit d'une évolution naturelle, on dirait presque nécessaire, des diverses forces en action au XIIIe siècle. Personne n'en peut justement apprécier ni le mode de développement, ni les effets, sans considérer d'abord avec quelque attention les idées qui gouvernaient les âmes vers l'époque où s'élaborait la civilisation moderne. Pour cela, nous avons cru devoir passer en revue presque tous les mouvements spirituels et intellectuels de la fin du Moyen Age et procéder à une enquête sur les conditions de la société à certaines phases de cette période. Au début de mes études historiques, je me suis rapidement convaincu que le fondement le plus sûr de nos connaissances, pour une période donnée de l'histoire, n'est autre que l'étude de la jurisprudence, où se révèlent à la fois ses aspirations et les moyens, jugés les plus efficaces, de les satisfaire. En conséquence, j'ai exposé avec détail l'origine et le développement de la procédure inquisitoriale, convaincu que, de cette manière seulement, nous pouvons comprendre les opérations du Saint-Office et l'influence qu'il exerça sur les générations postérieures.Il m'a semblé que les résultats ainsi obtenus permettaient d'éclaircir bien des questions qui ont été mal comprises jusqu'à présent. Si j'ai été amené ainsi à quelques conclusions différentes de celles qui sont couramment acceptées,je prie le lecteur de croire que ces vues nouvelles résultent d'une étude consciencieuse de toutes les sources originales auxquelles j'ai pu avoir accès. Les fonctions pénales de l'Inquisition étaient fondées sur une fiction qui doit être expliquée d'abord pour qu'on puisse justement apprécier une partie de son action. En théorie, elle n'avait pas la mission d'infliger les peines. Sa mission consistait à sauver les âmes, à les remettre dans la voie du salut et à infliger des pénitences salutaires à ceux qui cherchaient cette voie, comme un confesseur à ses pénitents. Ses jugements n'étaient donc pas, comme ceux du juge temporel, des vengeances exercées par la société sur les coupables, ou des exemples destinés à empêcher, par la terreur qu'ils inspiraient, la diffusion du crime ; ils avaient simplement pour objet le bien des âmes égarées, l'effacement ou le rachat de leurs péchés. Les inquisiteurs eux-mêmes parlent généralement de leur office dans cet esprit. Quand ils condamnaient un malheureux à la prison perpétuelle, la formule en usage, dès que la procédure du Saint-Office fut fixée, consistait en une simple injonction adressée au coupable de se rendre à la geôle et de s'y enfermer, au régime du pain et de l'eau qui complétait la pénitence, puis on l'avertissait qu'il ne devait pas sortir de prison sous peine d'être excommunié et considéré comme un hérétique parjure et impénitent. S'il parvenait à s'enfuir, la demande d'extradition le représentait comme un insensé, ayant rejeté la médecine salutaire prescrite pour sa guérison et dédaigné l'huile et le vin au moyen desquels on cherchait à panser ses blessures... ,Présentation Plus que jamais l'intolérance religieuse travaille nos sociétés; plus que jamais les rapports entre les États et les Églises font problème. Aussi le grand livre de l'historien américain Henry Charles Lea (1825-1909), unique en son genre, garde-t-il une terrible valeur d'actualité. Il nous permet de comprendre pourquoi et comment, pendant des siècles, l'Église catholique a cru devoir réduire au silence, voire éradiquer ses dissidents. Dès le Moyen Âge, l'Église était devenue un pouvoir économique et politique de premier ordre. Et, comme tous les pouvoirs, elle fondait une part de son empire sur des bases matérielles et prêtait le flanc à de nombreuses critiques exigeant le retour à la pureté du message évangélique. C'est pour combattre ces mouvements, dégénérant en hérésies, que les papes ont délégué leurs prédicateurs à travers toute l'Europe, en leur accordant des compétences de plus en plus étendues.Ainsi est née une institution qui, de plus en plus, s'est substituée aux pouvoirs locaux pour broyer toute résistance à ce qu'il faut bien appeler une "pensée unique". Maîtrisant le latin comme l'allemand, l'espagnol comme l'italien, Henry Charles Lea a parcouru les archives de l'Europe tout entière afin de brosser un tableau complet de cette partie souvent refoulée de notre passé. CetteHistoire de l'Inquisitionest aussi une histoire de la liberté de conscience. Qu'elle ait été traduite en français par Salomon Reinach à l'époque de l'affaire Dreyfus et des combats en faveur de la séparation de l'Église et de l'État montre à l'évidence que le combat des Lumières contre l'obscurantisme n'est jamais gagné définitivement. Robert Kopp. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Histoire de l'Inquisition au Moyen Âge
Format
Broché
Publication
17 février 2005
Traduction
Reinach, Salomon
Sélection
Bennassar, Bartolomé
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
1504
Taille
19.7 x 13.2 x 3.9 cm
Poids
800
ISBN-13
9782221102381

Auteur

Livré entre : 9 avril - 12 avril
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 25,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés