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Les yeux grands fermés (L'immigration en France)

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Audience : Adulte - Grand Public
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Présentation de l'éditeur La question de l'immigration serait-elle devenue trop sensible en France pour être sérieusement débattue ? A en croire la plupart des médias, des politiques, des ONG et des organisations internationales, l'économie et les bons sentiments marcheraient main dans la main. Mais l'impact de l'immigration en France n'est guère étudié et la répétition du discours sur ses bienfaits tient lieu d'évidence. Les rares études françaises sur la question sont prudemment étouffées. L'effet sur le peuplement des territoires, en particulier dans la région parisienne, n'est guère envisagé, car il risque de révéler l'ampleur des bouleversements et du fait accompli. Pourquoi, en effet, produire des connaissances sur un phénomène que l'on décrit à la fois comme inévitable et bénéfique ? Pourtant, en dehors de l'Hexagone, les débats scientifiques sont vifs, aux États-Unis notamment, où les études réalisées sur l'impact économique de l'immigration ne confortent pas le postulat français d'une contribution essentielle. En réintroduisant dans le débat français ces études, dont l'écho n'a guère franchi nos frontières, Michèle Tribalat nous met en garde contre le mépris des faits au nom de l'idéologie. Michèle Tribalat est directrice de recherche à l'Institut national d'études démographiques (INED). Elle a publié de nombreuses études et plusieurs ouvrages, dont Faire France : une grande enquête sur les immigrés et leurs enfants (1995) et La République et l'islam : entre crainte et aveuglement (avec Jeanne-Hélène Kaltenbach, 2002). Extrait Extrait de l'introduction Les sociétés protégées d'un gouvernement tyrannique ne sont pas à l'abri de la tyrannie qu'elles exercent sur elles-mêmes à travers la force de l'opinion publique. Timur Kuran L'a priori idéologique est déterminant dans la manière d'aborder tout ce qui se rapporte à l'immigration en France. La réalité, la mise en évidence des faits ne comptent guère. Il faut avant tout se positionner, donner des gages, montrer que l'on pense du côté du bien. Quelle que soit la réalité, il faut vanter les mérites de l'immigration, se féliciter de ses apports multiples et de l'enrichissement qu'elle suscite. Ce bain idéologique enserre les sciences sociales qui ont appris, avec les années 1980, à se démarquer absolument du Front national. Travailler sur l'immigration, c'est partir en mission contre ceux qui pensent mal, mais aussi, pour faire bonne mesure, contre ceux qui doutent. Cet embrigadement des sciences sociales a fait le vide, au détriment d'une pensée raisonnée qui se serait attachée à penser à partir des faits et de la réalité. L'antiracisme idéologique structure l'expression savante et ordinaire sur l'immigration. À une époque où l'on «brise des tabous» et où l'on valorise la transgression, le positionnement moral est paradoxalement dominant. Rester du côté du bien demande une vigilance de tous les instants. L'immigration est sacralisée au point que le désaccord ne peut exister et être raisonnablement débattu. Cette vigilance antiraciste se paie au prix fort du refus d'une analyse rationnelle du réel qui pourrait conduire à l'adoption de politiques adéquates. C'est ce qui s'était produit aux États-Unis après la controverse liée à la sortie du rapport Moynihan qui recommandait de s'attaquer aux problèmes spécifiques de la famille noire américaine. William Julius Wilson estimait, à la fin des années 1980, qu'elle avait empêché toute recherche sérieuse sur les problèmes rencontrés par les minorités des centres-villes pendant plus d'une décennie. Lui-même s'est vu dénoncé par l'association des sociologues noirs. Quatrième de couverture La question de l'immigration serait-elle devenue trop sensible en France pour être sérieusement débattue ? À en croire la plupart des médias, des politiques, des ONG et des organisations internationales, l'économie et les bons sentiments marcheraient main dans la main. Mais l'impact de l'immigration en France n'est guère étudié e Afficher moinsAfficher plus

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Détails du livre

Titre complet
Les yeux grands fermés (L'immigration en France)
Format
Broché
Publication
18 mars 2010
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
211
Taille
22.5 x 14 x 1.8 cm
Poids
316
ISBN-13
9782207261774

Contenu

4ème de couverture

La question de l'immigration serait-elle devenue trop sensible en France pour être sérieusement débattue ? À en croire la plupart des médias, des politiques, des ONG et des organisations internationales, l'économie et les bons sentiments marcheraient main dans la main. Mais l'impact de l'immigration en France n'est guère étudié e

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Livré entre : 22 mai - 25 mai
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