4ème de couverture
Chili, plateau de Chajnantor, plus de 5000mètres d'altitude. Là, dans un décor de fin du monde, commence à être installé un spectaculaire réseau d'antennes géantes, braquées vers le ciel. Chacune d'elles fait plus de cent vingt tonnes. Ensemble, elles constitueront le plus formidable laboratoire de radio-astronomie du monde. Un chantier à un milliard d'euros. Et un beau rêve collectif, puisque cet immense projet, développé main dans la main par le Chili, l'Europe, l'Amérique du Nord et le Japon, permettra à terme de mieux connaître et comprendre l'histoire et le comportement de notre univers.Biographie de l'auteurPierre Christin est né en 1938 dans la banlieue parisienne, il passe notamment par la Sorbonne puis Sciences Po Paris. Entre ses activités de pianiste de jazz et ses premiers travaux de journalisme, de traduction, d'écriture, il part pour l'ouest américain dans les années 60 et s'enthousiasme aussi bien pour la vie des ranches que les autoroutes urbaines, la science fiction, le polar ou la musique noire à son apogée. En 1967, il signe avec Mézières la première aventure de Valerian, sans imaginer un instant la longévité future de son héros. C'est aussi le moment qui voit sa nomination à l'université de Bordeaux, où il crée en 1968 ce qui deviendra l'école de journalisme, dont il est toujours l'un des animateurs. A Pilote, dans les années 70-80, il écrit pour Tardi, Boucq, Vern, et bien d'autres - une soixantaine d'albums à ce jour - abordant les genres les plus divers, accordant ses convictions et humeurs au tempérament de chacun. Il réserve son versant optimiste, voire utopiste, à son vieil ami Mézières dont il apprécie la clarté narrative et l'humour réjouissant. Les sujets plus graves, nourris par des enquêtes dans ce qui est encore à l'époque le bloc communiste, il les traite avec Enki Bilal dans certains albums devenus des grands classiques de la bande dessinée politique comme Les Phalanges de l'Ordre Noir ou Partie de Chasse. Avec Annie Goetzinger, c'est une tout autre sensibilité : portraits de femmes, intrigues et intimisme comme dans La Demoiselle de la Légion d'Honneur(1980) ou Paquebot (1999). Le métier de scénariste lui permet d'explorer ses vocations restées en friche : bien que s'estimant trop bavard pour l'emploi, il aurait aimé être espion afin de monter des scénarios en vraie grandeur. Ou alors officier de marine pour avoir tout le temps de lire à bord de cargos pourris comme ceux qu'il a empruntés pour écrire Lady Polaris, balade dans les ports d'Europe publiée avec Mézières en 1987. Il aurait aussi aimé être architecte, pour bâtir toutes ces villes qu'il a racontées, telles Los Angeles dans L'Etoile oubliée de Laurie Bloom ou le Belgrade encore yougoslave de Coeurs Sanglants et autres faits divers avec Enki Bilal. Il aura en tout cas été un voyageur conséquent, profitant des immobilités imposées -attentes dans les hôtels, les gares, les aéroports - pour observer, noter, emmagasiner. Il est capable d'arpenter une ville des journées entières de façon obsessionnelle, prenant des photos (plutôt moches mais efficaces) qu'il distribue ensuite à ses dessinateurs. Mais divaguer en Patagonie ou descendre les rapides du Mékong ne lui fait pas peur (enfin, pas trop). Chaussé de ses indestructibles Weston ayant foulé le Cap Nord et le Kalahari, il a fait un premier tour du globe par l'hémisphère nord en I992, un second par l'hémisphère sud en I999, périples qu'on retrouve dans L'homme qui fait le tour du Monde (avec Philippe Aymond). Mais il a fait beaucoup plus souvent encore le tour de Paris sur les rails abandonnés de la petite ceinture (La Voyageuse de Petite Ceinture avec A. Goetzinger, 1985) et celui de la Petite