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Ce que le nazisme a fait à la psychanalyse

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Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Sommaire1 - Introduction. Des mots anciens, des sens nouveaux 2 - La loi hors la loi 3 - L'Homme Moïse ou Frère Hitler ? 4 - L'hérésie freudienne 5 - Le parasite et l'identité : la Gestalt 6 - Psychanalyse et Weltanschauung en 1930 7 - Épurer scientifiquement la psychanalyse 8 - Hartmann : Logos contre Bios 9 - Trauma extrême : quel inconscient ? 10 - La mère, l'enfant et l'empathie 11 - Liquidation de la tragédie 12 - La tentation du kitsch 13 - Et la haine ? 14 - Conclusion. Le sous-sol des mots,PrésentationEst-il imaginable que la psychanalyse soit demeurée indemne du désastre engendré par le nazisme ? Outre l'émigration d'Est en Ouest de ses foyers vivants et la profonde modification du milieu d'origine de cette pensée et de cette pratique, l'atteinte provoquée par l'implacable bouleversement du socle culturel et langagier sur lequel reposait la théorie psychanalytique donne lieu tout d'abord à l'émergence d'une lutte pied à pied contre les fondements biologiques de l'identité et la « naturalité » de la race et du sol prôné par le nazisme. Puis, cette lutte laisse la place à un mouvement qui associe progressivement l'humanisation de la méthode, l'intersubjectivisme et la co-narrativité. Prenant pour voie d'entrée l'« indicible trauma », la réflexion analytique se penche dès lors majoritairement sur la pathologie des victimes. L'apparition de l'Ego Psychology, le retour au modèle traumatique (validé par la matérialité des faits historiques), l'omission du « délire de masse » tel que Freud et les analystes de l'immédiat-après-guerre l'envisageaient : les psychanalystes ont-ils pris la pleine mesure de la désorientation, clinique et théorique, infligée à leur propre champ par le déchaînement nazi ?,Note biographiqueLaurence Kahn est membre titulaire et formateur de l'Association psychanalytique de France. Elle a occupé les fonctions de président de l'APF de 2008 à 2010. Elle est notamment l'auteur de Cures d'enfance (Gallimard, 2004), Faire parler le destin (Klincksieck, 2005), L'écoute de l'analyste (Puf, 2012) et Le psychanalyste apathique et le patient postmoderne (L'Olivier, 2014). Afficher moinsAfficher plus

Ce que le nazisme a fait à la psychanalyse

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Sommaire1 - Introduction. Des mots anciens, des sens nouveaux 2 - La loi hors la loi 3 - L'Homme Moïse ou Frère Hitler ? 4 - L'hérésie freudienne 5 - Le parasite et l'identité : la Gestalt 6 - Psychanalyse et Weltanschauung en 1930 7 - Épurer scientifiquement la psychanalyse 8 - Hartmann : Logos contre Bios 9 - Trauma extrême : quel inconscient ? 10 - La mère, l'enfant et l'empathie 11 - Liquidation de la tragédie 12 - La tentation du kitsch 13 - Et la haine ? 14 - Conclusion. Le sous-sol des mots,PrésentationEst-il imaginable que la psychanalyse soit demeurée indemne du désastre engendré par le nazisme ? Outre l'émigration d'Est en Ouest de ses foyers vivants et la profonde modification du milieu d'origine de cette pensée et de cette pratique, l'atteinte provoquée par l'implacable bouleversement du socle culturel et langagier sur lequel reposait la théorie psychanalytique donne lieu tout d'abord à l'émergence d'une lutte pied à pied contre les fondements biologiques de l'identité et la « naturalité » de la race et du sol prôné par le nazisme. Puis, cette lutte laisse la place à un mouvement qui associe progressivement l'humanisation de la méthode, l'intersubjectivisme et la co-narrativité. Prenant pour voie d'entrée l'« indicible trauma », la réflexion analytique se penche dès lors majoritairement sur la pathologie des victimes. L'apparition de l'Ego Psychology, le retour au modèle traumatique (validé par la matérialité des faits historiques), l'omission du « délire de masse » tel que Freud et les analystes de l'immédiat-après-guerre l'envisageaient : les psychanalystes ont-ils pris la pleine mesure de la désorientation, clinique et théorique, infligée à leur propre champ par le déchaînement nazi ?,Note biographiqueLaurence Kahn est membre titulaire et formateur de l'Association psychanalytique de France. Elle a occupé les fonctions de président de l'APF de 2008 à 2010. Elle est notamment l'auteur de Cures d'enfance (Gallimard, 2004), Faire parler le destin (Klincksieck, 2005), L'écoute de l'analyste (Puf, 2012) et Le psychanalyste apathique et le patient postmoderne (L'Olivier, 2014). Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Ce que le nazisme a fait à la psychanalyse
Editeur
Format
Poche
Publication
24 mars 2018
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
272
Taille
18.9 x 12.4 x 1.9 cm
Poids
236
ISBN-13
9782130803805
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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