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L'invention du moi

1.0

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Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
SommaireAvant-propos. — Étienne Gilson, la métaphysique et l'histoire du moiPremière leçon. — Le premier moi : Pascal§ 1. Le moi haïssable§ 2. Ce qui fait le moiDeuxième leçon. — Ce moi qui pense§ 1. La grammaire de la métaphysique : Descartes§ 2. L'unité du moi : deFénelon à Rousseau§ 3. Le moi en question : saint AugustinTroisième leçon. — Le moi et la substance : Leibniz§ 1. Ce moi, qui dit beaucoup§ 2. Penser à ce qui s'appelle moiQuatrième leçon. — Le soi sans la substance : Locke§ 1. The same self§ 2. Conscience et réflexionCinquième leçon. — Le moi ou l'intellect§ 1. Le moi de l'homme volant : Avicenne§ 2. Le moi de Socrate§ 3. Le moi et le menton : Chrysippe§ 4. Le moi comme le mien : Épictète§ 5. Le moi et l'être pour moi : Thémistius§ 6. « Dieses Ich » et « ce mien moi » : de Maître Eckhart à BérulleSixième leçon. — Qui est le moi ?§ 1. Réflexion ou réduction : Husserl et Descartes§ 2. L'ego sans privilège : Heidegger et Descartes§ 3. Die Werheit : de Pascal à RousseauBibliographieIndex nominum,Note biographiqueVincent Carraud, ancien élève de l'École normale supérieure, est professeur à l'Université de Caen et y dirige l'équipe de recherche Identité et subjectivité. Il est l'auteur de Pascal et la philosophie (PUF, 2eéd. 2007), Causa sive ratio. La raison de la cause, de Suarez à Leibniz (PUF, 2002) et Pascal : des connaissances naturelles à l'étude de l'homme (Vrin, 2007).,Présentation« Le moi » est une invention cartésienne de Pascal, qui substantive le pronom pour parler de lui comme d'un objet. Aussitôt après Pascal, l'expression prolifère ; mais la multiplication de ses emplois n'en méconnaît-elle pas la spécificité ? Car le moi n'est ni l'âme, ni la conscience, ni la personne, ni le sujet, ni même le soi. Si l'analyse de Husserl permet de rendre raison de cette décision à la fois textuelle et philosophique — le moi est le résultat d'une réduction — elle n'a pas vu que Descartes ne passe pas de la position de l'ego à sa substantialisation sans s'être demandé « qui est le moi ? ». La première question cartésienne qui est posée au moi n'est donc pas la question (essentialiste) de ce qu'il est mais celle (identifiante) de savoir qui il est, question à partir de laquelle pourra se déployer l'analytique existentiale. Afficher moinsAfficher plus

L'invention du moi

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Le Pitch

SommaireAvant-propos. — Étienne Gilson, la métaphysique et l'histoire du moiPremière leçon. — Le premier moi : Pascal§ 1. Le moi haïssable§ 2. Ce qui fait le moiDeuxième leçon. — Ce moi qui pense§ 1. La grammaire de la métaphysique : Descartes§ 2. L'unité du moi : deFénelon à Rousseau§ 3. Le moi en question : saint AugustinTroisième leçon. — Le moi et la substance : Leibniz§ 1. Ce moi, qui dit beaucoup§ 2. Penser à ce qui s'appelle moiQuatrième leçon. — Le soi sans la substance : Locke§ 1. The same self§ 2. Conscience et réflexionCinquième leçon. — Le moi ou l'intellect§ 1. Le moi de l'homme volant : Avicenne§ 2. Le moi de Socrate§ 3. Le moi et le menton : Chrysippe§ 4. Le moi comme le mien : Épictète§ 5. Le moi et l'être pour moi : Thémistius§ 6. « Dieses Ich » et « ce mien moi » : de Maître Eckhart à BérulleSixième leçon. — Qui est le moi ?§ 1. Réflexion ou réduction : Husserl et Descartes§ 2. L'ego sans privilège : Heidegger et Descartes§ 3. Die Werheit : de Pascal à RousseauBibliographieIndex nominum,Note biographiqueVincent Carraud, ancien élève de l'École normale supérieure, est professeur à l'Université de Caen et y dirige l'équipe de recherche Identité et subjectivité. Il est l'auteur de Pascal et la philosophie (PUF, 2eéd. 2007), Causa sive ratio. La raison de la cause, de Suarez à Leibniz (PUF, 2002) et Pascal : des connaissances naturelles à l'étude de l'homme (Vrin, 2007).,Présentation« Le moi » est une invention cartésienne de Pascal, qui substantive le pronom pour parler de lui comme d'un objet. Aussitôt après Pascal, l'expression prolifère ; mais la multiplication de ses emplois n'en méconnaît-elle pas la spécificité ? Car le moi n'est ni l'âme, ni la conscience, ni la personne, ni le sujet, ni même le soi. Si l'analyse de Husserl permet de rendre raison de cette décision à la fois textuelle et philosophique — le moi est le résultat d'une réduction — elle n'a pas vu que Descartes ne passe pas de la position de l'ego à sa substantialisation sans s'être demandé « qui est le moi ? ». La première question cartésienne qui est posée au moi n'est donc pas la question (essentialiste) de ce qu'il est mais celle (identifiante) de savoir qui il est, question à partir de laquelle pourra se déployer l'analytique existentiale. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
L'invention du moi
Editeur
Format
Broché
Publication
15 mai 2010
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
332
Taille
21.6 x 15 x 1.7 cm
Poids
454
ISBN-13
9782130578512

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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