Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

Le Dictionnaire du Littéraire

4.4

(18)

Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Un millier de notions réparties en cinq cents articles pour étudier l'histoire, les mouvements et les institutions des littératures de langue française. Chaque notice comprend trois parties : une définition du mot, de la notion ou du domaine retenu dans l'usage ancien et contemporain - un historique présenté de façon chronologique avec des exemples - une problématique, thématique (que recouvre le mot), institutionnelle (dans quel champ), épistémologique (autres liens). Une bibliographie volontairement limitée à cinq titres et des corrélats complètent la notice. Amazon.fr Que signifient "absurde", "baroque", "distinction", "fiction", "jansénisme", "style" ou même "littérature" ? Autant de termes qui peuvent paraître évidents à certains, obscurs à d'autres, mais qui pourtant méritent tous une explication. C'est ce que se propose de faire Le Dictionnaire du Littéraire. En 500 articles, plus de 1 000 notions sur l'histoire, les mouvements et les institutions des littératures de langue française sont analysées avec clarté. Ouvrage d'un genre nouveau, ce dictionnaire de la chose littéraire s'adresse à tous les "littéraires" : étudiants, professeurs, critiques, écrivains, chercheurs ou tout simplement "accros" de littérature et amateurs d'ouvrages de référence. Une centaine d'universitaires francophones ont travaillé pendant quatre ans à ce "tout en un", sous la direction d'Alain Viala (France – Paris III et Oxford), Paul Aron (Belgique – Université libre de Bruxelles) et Denis Saint-Jacques (Canada – Université de Laval). Petite subtilité pour les collectionneurs : Le Dictionnaire du Littéraire est disponible en quatre couleurs : bleu, violet, orange et blanc. --Valérie Plomb Quatrième de couverture À un vieux Grec, qui demandait au chêne de Dodone s'il fallait accueillir les noms impénétrables des dieux étrangers en même temps que ces dieux, ou leur donner des noms lisibles, l'oracle répondit : garde les noms barbares. Vers 1330 l'Anglais Guillaume d'Occam, théologien, dans une injonction coupante passée à la postérité sous le nom de Rasoir d'Occam, tempéra l'enthousiasme de l'oracle : « Ne multipliez pas le nombre des entités au-delà de ce qui est nécessaire. » Entre ces deux anecdotes, qui disposent diversement de la vie des mots, l'une avec générosité, l'autre avec avarice, se tient l'espace périlleux où sont choisies les entrées d'un dictionnaire. Le dictionnaire de Dodone serait infini, puisque les dieux de la terre sont en nombre infini. Celui de Guillaume d'Occam, de taille en coupure, ne retient peut-être que le seul mot Dieu. La littérature aussi est un dieu - encore faut-il délimiter ses terres et ses temples, définir ses attributs, ses avatars, le divin, qui s'appelle ici le littéraire. Ce n'est pas une petite affaire, tout choix est hérétique au regard des autres choix, et sacrilège au regard du dieu. Si j'étais Guillaume d'Occam (Dieu m'en préserve !) j'aurais rasé la plupart des entrées ; si j'étais le chêne de Dodone (les dieux ne l'ont pas permis), j'aurais laissé s'ébruiter dans ces pages tous les vieux mots tombés en quenouille, les grecs et les latins, ceux de la Pléiade et de Port-Royal. Le dieu et le littéraire ne s'en seraient pas satisfaits davantage. Le dieu et le littéraire sont rétifs, capricieux, duplices : tout discours d'escorte leur est un frein, une injure, une entrave. Ils s'y débattent comme dans les mailles d'un filet. Pourtant le filet qui l'arrête laisse voir un instant le dieu, entre ces mailles que sont les entrées. À affects, à écriture, à incipit, à énonciation, à rythme, c'est lui, c'est son souffle et son pas, c'est lui-même ; à bibliothèque, c'est le temple ; à poète, c'est l'enfant de choeur, à roman, les chanoines ; à grammaire, à forme, c'est le rite ; à inspiration, c'est ce qui excède le rite ; à chef-d'oeuvre, c'est le don du dieu - ou son simulacre. Le dieu n'est pas très content qu'on voie tout cela, les manoeuvres des prêtres et les coulisses d Afficher moinsAfficher plus

Le Dictionnaire du Littéraire

4.4

(18)

Indisponible
Sélectionnez la condition
Indisponible
Etre averti(e) de la disponibilité

Le Pitch

Présentation de l'éditeur Un millier de notions réparties en cinq cents articles pour étudier l'histoire, les mouvements et les institutions des littératures de langue française. Chaque notice comprend trois parties : une définition du mot, de la notion ou du domaine retenu dans l'usage ancien et contemporain - un historique présenté de façon chronologique avec des exemples - une problématique, thématique (que recouvre le mot), institutionnelle (dans quel champ), épistémologique (autres liens). Une bibliographie volontairement limitée à cinq titres et des corrélats complètent la notice. Amazon.fr Que signifient "absurde", "baroque", "distinction", "fiction", "jansénisme", "style" ou même "littérature" ? Autant de termes qui peuvent paraître évidents à certains, obscurs à d'autres, mais qui pourtant méritent tous une explication. C'est ce que se propose de faire Le Dictionnaire du Littéraire. En 500 articles, plus de 1 000 notions sur l'histoire, les mouvements et les institutions des littératures de langue française sont analysées avec clarté. Ouvrage d'un genre nouveau, ce dictionnaire de la chose littéraire s'adresse à tous les "littéraires" : étudiants, professeurs, critiques, écrivains, chercheurs ou tout simplement "accros" de littérature et amateurs d'ouvrages de référence. Une centaine d'universitaires francophones ont travaillé pendant quatre ans à ce "tout en un", sous la direction d'Alain Viala (France – Paris III et Oxford), Paul Aron (Belgique – Université libre de Bruxelles) et Denis Saint-Jacques (Canada – Université de Laval). Petite subtilité pour les collectionneurs : Le Dictionnaire du Littéraire est disponible en quatre couleurs : bleu, violet, orange et blanc. --Valérie Plomb Quatrième de couverture À un vieux Grec, qui demandait au chêne de Dodone s'il fallait accueillir les noms impénétrables des dieux étrangers en même temps que ces dieux, ou leur donner des noms lisibles, l'oracle répondit : garde les noms barbares. Vers 1330 l'Anglais Guillaume d'Occam, théologien, dans une injonction coupante passée à la postérité sous le nom de Rasoir d'Occam, tempéra l'enthousiasme de l'oracle : « Ne multipliez pas le nombre des entités au-delà de ce qui est nécessaire. » Entre ces deux anecdotes, qui disposent diversement de la vie des mots, l'une avec générosité, l'autre avec avarice, se tient l'espace périlleux où sont choisies les entrées d'un dictionnaire. Le dictionnaire de Dodone serait infini, puisque les dieux de la terre sont en nombre infini. Celui de Guillaume d'Occam, de taille en coupure, ne retient peut-être que le seul mot Dieu. La littérature aussi est un dieu - encore faut-il délimiter ses terres et ses temples, définir ses attributs, ses avatars, le divin, qui s'appelle ici le littéraire. Ce n'est pas une petite affaire, tout choix est hérétique au regard des autres choix, et sacrilège au regard du dieu. Si j'étais Guillaume d'Occam (Dieu m'en préserve !) j'aurais rasé la plupart des entrées ; si j'étais le chêne de Dodone (les dieux ne l'ont pas permis), j'aurais laissé s'ébruiter dans ces pages tous les vieux mots tombés en quenouille, les grecs et les latins, ceux de la Pléiade et de Port-Royal. Le dieu et le littéraire ne s'en seraient pas satisfaits davantage. Le dieu et le littéraire sont rétifs, capricieux, duplices : tout discours d'escorte leur est un frein, une injure, une entrave. Ils s'y débattent comme dans les mailles d'un filet. Pourtant le filet qui l'arrête laisse voir un instant le dieu, entre ces mailles que sont les entrées. À affects, à écriture, à incipit, à énonciation, à rythme, c'est lui, c'est son souffle et son pas, c'est lui-même ; à bibliothèque, c'est le temple ; à poète, c'est l'enfant de choeur, à roman, les chanoines ; à grammaire, à forme, c'est le rite ; à inspiration, c'est ce qui excède le rite ; à chef-d'oeuvre, c'est le don du dieu - ou son simulacre. Le dieu n'est pas très content qu'on voie tout cela, les manoeuvres des prêtres et les coulisses d Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Le Dictionnaire du Littéraire
Format
Relié
Publication
30 avril 2002
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
634
Taille
25 x 18 x 4 cm
Poids
1210
ISBN-13
9782130516903

Contenu

4ème de couverture

À un vieux Grec, qui demandait au chêne de Dodone s'il fallait accueillir les noms impénétrables des dieux étrangers en même temps que ces dieux, ou leur donner des noms lisibles, l'oracle répondit : garde les noms barbares. Vers 1330 l'Anglais Guillaume d'Occam, théologien, dans une injonction coupante passée à la postérité sous le nom de Rasoir d'Occam, tempéra l'enthousiasme de l'oracle : « Ne multipliez pas le nombre des entités au-delà de ce qui est nécessaire. » Entre ces deux anecdotes, qui disposent diversement de la vie des mots, l'une avec générosité, l'autre avec avarice, se tient l'espace périlleux où sont choisies les entrées d'un dictionnaire. Le dictionnaire de Dodone serait infini, puisque les dieux de la terre sont en nombre infini. Celui de Guillaume d'Occam, de taille en coupure, ne retient peut-être que le seul mot Dieu. La littérature aussi est un dieu - encore faut-il délimiter ses terres et ses temples, définir ses attributs, ses avatars, le divin, qui s'appelle ici le littéraire. Ce n'est pas une petite affaire, tout choix est hérétique au regard des autres choix, et sacrilège au regard du dieu. Si j'étais Guillaume d'Occam (Dieu m'en préserve !) j'aurais rasé la plupart des entrées ; si j'étais le chêne de Dodone (les dieux ne l'ont pas permis), j'aurais laissé s'ébruiter dans ces pages tous les vieux mots tombés en quenouille, les grecs et les latins, ceux de la Pléiade et de Port-Royal. Le dieu et le littéraire ne s'en seraient pas satisfaits davantage. Le dieu et le littéraire sont rétifs, capricieux, duplices : tout discours d'escorte leur est un frein, une injure, une entrave. Ils s'y débattent comme dans les mailles d'un filet. Pourtant le filet qui l'arrête laisse voir un instant le dieu, entre ces mailles que sont les entrées. Àaffects, à écriture, à incipit, à énonciation, à rythme, c'est lui, c'est son souffle et son pas, c'est lui-même ; àbibliothèque, c'est le temple ; àpoète, c'est l'enfant de choeur, àroman, les chanoines ; àgrammaire, àforme, c'est le rite ; àinspiration, c'est ce qui excède le rite ; àchef-d'oeuvre, c'est le don du dieu - ou son simulacre. Le dieu n'est pas très content qu'on voie tout cela, les manoeuvres des prêtres et les coulisses d

Auteur

Livré entre : 26 juillet - 29 juillet
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés